Du fer dans les épinards et autres idées reçues

Jean François Bouvet

Éditions du Seuil

Auteurs :

Jean François Bouvet est agrégé de sciences naturelles, docteur ès sciences, professeur en classe préparatoire aux grandes écoles. Enseigne également à l'université Claude-Bernard-Lyon I où il a réalisé des recherches en neurologie. Du fer dans les épinards est son premier livre.

Synopsis et extraits :

Avec la collaboration de : François Feron, neurobiologiste et journaliste, Marie-Laure Moinet, journaliste scientifique, Hervé This, physico-chimiste, Annick Faurion, neurophysiologiste, André Holley, neurophysiologiste, Didier Nordon, mathématicien et éditorialiste.

Note de l'éditeur :

Quiconque possède un peu de bon sens sait que le rouge attire les taureaux, que les épinards sont riches en fer, ou encore que les antibiotiques fatiguent... Et même si l'on ne sait pas très bien pourquoi, il semble préférable de dormir la tête au nord et d'éviter le voisinage nocturne des plantes vertes consommatrices d'oxygène. Autant de lieux communs fondés - à tort ou à raison - sur des faits scientifiques, et autant d'occasions, pour les auteurs de ce petit dictionnaire, d'allier l'analyse à l'humour pour démonter quelques idées reçues célèbres et confronter les certitudes scientifiques aux embarrassantes convictions de la sagesse populaire.

Extrait :

Hybrides - Le brugnon est un croisement de pêche et de prune.

Voilà un mythe qui confère d'emblée à ce modeste fruits une petite place dans le panthéon des hybrides entre espèces , aux côtés des sirènes, du sphinx ou du minotaure. Et si ce mythe du brugnon a la peau dure, c'est bien parce qu'il s'ingénie à troubler le sagace esprit cartésien du consommateur hexagonal. Car si le brugnon a une peau de prune, son noyau est celui d'une pêche. Comme celle de ce fruit délicat, la chair du brugnon adhère au noyau mais sa saveur et sa texture semblent hésiter entre pêche et prune. Bref, il y a de la manipulation dans l'air.
Pourtant, qu'on se le dise, on n'obtient pas les brugnons en croisant artificiellement ces proches cousins que sont le pêcher et le prunier ; pas plus que les pamplemousses ne sont les fruits d'amours illégitimes mais fécondes entre oranger et citronnier. Le brugnon pousse sur le brugnonier, qui n'est qu'une variété de pêcher (prunus persica, variété laevis). Il en va d'ailleurs de même pour la nectarine (variété nectarina), dont la chair n'adhère pas au noyau et que les connaisseurs préfèrent au brugnon.
...

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Notre avis :

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