Chef Simon donne la parole à Seve, agricultrice bio en région Midi-Pyrennées

6 juin 2011 par · 5 Commentaires 

Seve

Seve sur son exploitation

Nous avions déjà eu l’occasion de lire les propos de Seve, agricultrice bio en région Midi-Pyrénées sur notre blog dans plusieurs sujets concernant notre alimentation et  l’agriculture raisonnée et nous avons pensé qu’il pourrait être intéressant cette fois de lui laisser la parole en tant que professionnelle de l’agriculture afin qu’elle puisse se présenter et de nous parler de son activité, de ses problèmes, de ses réussites, de son point de vue sur la profession qu’elle exerce.

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L’Agriculture Raisonnée : La solution raisonnable ?

29 avril 2011 par · 9 Commentaires 

Arrêtez de nous raconter des salades !

Je peste et je trépigne sans cesse devant la désinformation concernant la pseudo qualité suprême de nos produits du terroir…

Bien sûr j’entends les défenseurs du bio, des amap venir me titiller, et ils ont raison… l’empilement des solutions intermédiaires restent cependant la meilleure solution pour un retour à une qualité des produits la moins pire possible .

On sait très bien que la production vraiment bio est controversée par le simple cahier des charges et les contournements légaux et illégaux.

On trouve pourtant une solution intermédiaire, pas idéale mais cohérente : « L’agriculture raisonnée ». C’est bien, c’est local et c’est rassurant.  Le principe est simple: l’agriculteur cultive avec les saisons et s’applique à limiter au maximum l’emploi de pesticides et d’engrais chimiques. Retour au bon vieux fumier (ça tombe bien il y a un centre équestre à côté), aux pièges à phéromones dans le verger, aux ruches. Le principe de l’agriculture raisonnée c’est aussi le roulement de parcelles, la mise en jachère volontaire, une production spécifiquement adaptée au climat, une production planifiée par la météo.
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Ma boîte me fait marrer !

2 novembre 2010 par · 3 Commentaires 

piege-a-souris

On n'attrape pas les souris avec du vinaigre !

Ma boîte mail me fait marrer. Cette semaine je me devais de faire un tri sévère, des mois que je classe les communiqués de presse , les mails persos, les mails de demandes, les mails du boulot… bref, aujourd’hui c’est le grand ménage. Avant de tout zapper, je suis allé faire un tour dans mon dossier « presse et médias ». J’ai passé plus de temps à jeter les spams qu’à m’intéresser vraiment aux annonces.

C’est vrai quoi, à en rire autant vous en faire profiter. J’ai gardé un florilège croustillant , les pépites à partager !!

Aujourd’hui dans un état de délabrement et de découragement inexplicable sans doute crevé et usé (mais néanmoins encore bien conservé pour mon âge !) après la mise en ligne historique de la nouvelle version de http://chefsimon.com je remet mon costard de rédacteur. Lire la suite…

J’ai lu pour vous le mot ayurvédique.

5 octobre 2010 par · 2 Commentaires 

de Guy Avril aux éditions Terre vivante

de Guy Avril aux éditions Terre vivante

22 épices pour préserver la santé de Guy Avril aux éditions terre-vivante.

Quand les antibiotiques font de la résistance, quand l’inquiétude alimentaire grandit, le regard vers la sagesse du passé peut être salvateur.

Fondé sur les observations empiriques portant sur plus de 6000 ans d’observation, les vertus préventives et curatives des épices sont désormais reconnues.

Débarrassé des idéologies souvent associés à l’aromathérapie, la phytothérapie les explications simples permettent de diriger le lecteur dans un choix ciblé. L’intérêt de ce petit livre est la mise en œuvre culinaire de ces épices, là où d’autres ne proposent que tisanes et autres onguents.

A regarder avec attention, mais aussi avec une retenue mesurée. Les affirmations sur la guérison du cancer grâce aux épices me laisse plus que dubitatif…

140 recettes, pour soulager les bo-bos et les bobos et réveiller l’emploi des épices sous des formes originales.

L’approche de ce livre est intéressante, mais la simplification poussée à l’extrême me laisse sur ma faim.

À feuilleter néanmoins avec curiosité et c’est l’occasion d’ajouter un mot qui fera Kakou dans les conversations, je dis « ayurvédique » !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayurveda

Crash test sur le Bio

10 septembre 2010 par · 40 Commentaires 

Certifié bioSans être écolo-dégoulinant je m’intéresse de près à la qualité de ce que je cuisine mais aussi à la salubrité-traçabilité de ce que je consomme. La redondance des discours politiquement écolo responsable ont fini à modifier non pas mon comportement mais ma réflexion sur le sujet. Peut-être que je suis plus radical que les écolos eux-mêmes et que finalement tout va bien dans la filière et que notre pays est (comme dans tous les domaines) l’exemple et n’a de leçons à recevoir de personne et que les sales autres pays devraient vraiment prendre exemple sur notre politique agricole et alimentaire. Je me suis alors résigné dans un élan d’objectivité presque journalistique à saigner mon budget pour voir dans le vrai ce que sont ces fameux produits « bio » qui inondent le marché (malgré une production confidentielle). Alors sans y croire vraiment, j’ai tenté de contredire mon discours pessimiste et cynique sur la qualité des produits bio .

En fait je fais autant confiance au label bio, qu’à la perestroïka ou l’honnêteté intellectuelle de mon député local…

Je ne pourrais pas me débarrasser de mon scepticisme sur le sérieux et la légitimité de cette filière. Le cœur léger, je me prépare à la désillusion et au cocufiage programmé, je me résous à engraisser un peu cette industrie qu’il faut paraît-il soutenir. Je ne vais pas piquer le boulot des spécialistes, mon seul critère sera l’aspect, le goût, et la transformation subie.

Bien sûr les petits pots pour bébés labellisés bio ont été rappelés cet été pour non respect de la norme avec risque de désoxygénation de la peau des bébés. Bien sûr les irrégularités et la fluctuation  des cahiers des charges et des normes placent le bio dans un environnement de suspicion mais ça ne date pas d’hier. Les tolérances et les créations de logos et labels trompeurs pourtant sanctifiés par les administrations (compétentes) entretiennent cette défiance justifiée.

Bref, en revenant des courses, j’ai tenté :

Le concombre bio. Sous vide, bien gaîné dans son condom plastiqué-labellisé, patché , très sexy. Curieusement il a la même tête que le standard, une fois épluché il semble bien moins gorgé d’eau, la chair est presque sèche en comparaison. L’extraction des pépins rend moins d’eau et la texture est bien plus serrée. A la dégustation on a un vrai gout de concombre assez fort qui n’a d’ailleurs pas séduit nos ados. Curieusement ils préfèrent le concombre standard, flasque et gorgé d’eau. Faut dire que les ados, le mou, ils kiffent grave. Bon point pour le concombre bio.

Les carottes bio. Soigneusement irrégulières, en sac plastique, avec quelques traces de sable. J’en ai jeté trois sur le kilo. Elles ne m’ont pas convaincu. A croquer natures ou râpées et assaisonnées elles réagissent comme les vilaines carottes, elles ramollissent, rendent du jus et n’ont pas de goût spécifique. Bref, la carotte bio après avoir ruiné toute la propreté du plan de travail en l’enveloppant  d’un voile d’argile et en prime noirci le creux de vos ongles, se présente comme une carotte lambda.

Le poivron rouge bio. Bien brillant dans son plastique (merci la taxe carbone)  et affublé lui aussi des logos accrocheurs et de son prix digne de figurer place Beauvau. Le poivron bio c’est carrément « marché noir », voire «délit d’initié » et carrément « bling bling ». Pour jouer le jeu réglo, je décide d’attendre deux jours pour le travailler (il n’est pas dit que le bio est doté d’une fonction autodestructive qui s’enclenche dès le passage en caisse. Bref, comme convenu et 48 h plus tard, je me lance, non sans émotion je l’avoue. J’ouvre l’écrin pétrolifère, pas de bol, sur les deux poivrons, l’un des deux est taché. Je ne râle pas, je joue le jeu… Épluchage et ouverture. Un tiers du premier poivron montre une chair attaquée par la décomposition. Je tranche et je jette, sans avoir parlé à ma poubelle, pour qu’elle apprécie le déchet noble que je lui offre. Je ne suis pas pingre, je fais seulement gaffe à la manière de dépenser mon pognon. Mais là, j’avoue ça m’a fait mal. Côté cuisine, la chair pas plus sèche, pas plus humide qu’un bon vieux poivrons d’Espagne bien ciré et regorgeant de chimie high tech. Franchement le poivron bio, c’est juste bon pour le moral de celui qui le vend.

Pour panser mes déceptions, et suite aux révélations dénigrantes sur le Nutella qui m’ont aidé à décrocher de l’addiction quaternaire à ce produit satanique, je cherche un pis-aller qui mettra ma conscience en lieu sûr. Je craque sur la pâte à tartiner bio. En consommateur soudainement transfiguré et labellisé citoyen et éco responsable, instantanément passé dans le camp des gentils,  je regarde la composition de la dite pâte à tartiner bio. Le prix, lui il n’est pas équitable : carrément du double au triple (à deux vaches près) en comparaison avec les autres marques. Il faut reconnaître que cette pâte contient 30% de cacao (mais on ne sait pas si c’est le beurre, le tourteau, la pâte de cacao..) quant au reste je suis dubitatif… A peine rentré avec la nourriture céleste pleine de promesses de plaisirs, celle qui est réservée à l’élite, je dégoupille et avec une grande confiance, je plonge une cuiller à soupe modèle goinfre et ingère avec une gourmandise anticipée la matière… Beurk, beurk, beurk, bien sûr je ne m’attendais pas à trouver les goûts standards mais au moins quelque chose de goûteux. Gras et pâteux à souhait, loin du bon vieux pastador intact dans mon souvenir. Mais c’est vrai qu’il est plus difficile d’émettre une juste opinion sur des produits transformés.

Bref, pas l’extase, le Bio ! Mis à part le prix qui, lui, est vraiment différent, je n’ai pas été convaincu par cette expérience. Sur 4 produits testés, un seul a retenu notre attention. Sans doute les accros, autosuggérés de la suprématie qualitative de ces produits bios trouveront je l’espère à me contredire. Je reconnais avoir du mal à entrer dans la complexe idéologie parfois manichéenne du bien et du mal en matière de consommation, mais je retenterai l’expérience. En attendant, le bio, il faudrait que ce soit déduit des impôts !

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