Les Macarons by Chef Simon

24 février 2011 par · 7 Commentaires 

Un livre qu'au moins vous n’achèterez pas pour sa jolie photo de couverture !

Les macarons by Chef Simon !

Encore un livre sur les macarons, un énième livre. Tous les éditeurs en ont fait des kilomètres, alors que suis-je allé faire dans cette galère ?

J’avoue. Mais j’ai accepté parce que j’aime ça écrire des bouquins de cuisine, ça me permet de passer des messages subliminaux, du type : c’est pas simple, vous allez en rater avant de réussir, il faut apprendre par l’échec…

J’ai accepté aussi pour la mémoire de ma grand-mère (non, là franchement je déconne) malgré que la collection s’intitule bien « les bonnes recettes de ma grand-mère », j’ai pas trop compris le créneau commercial, mais bon, ça dépasse les sphères de ma perception du marketing.

Je l’ai fait parce qu’à part Christophe Felder et Stéphane Glacier et le Ladurée qui eux sont de vrais pâtissiers, je n’ai rien trouvé de franchement convaincant. Mais pourquoi et quoi de différent ?

Je l’ai écrit dans la logique du travail que j’effectue au quotidien sur le site, qui est de décrypter et vous enseigner d’une manière la plus compréhensible les techniques culinaires.

Comme pour les minis cocottes d’exception où je démontre que même dans le grand public on peut se réapproprier les techniques de bases pour un meilleur apprentissage, j’ai cherché dans les Macarons à simplifier pour aller au plus efficace, avec mon expérience de cuisinier, et non pas de pâtissier. Des macarons traditionnels aux macarons fashion, car il faut bien répondre aussi au moment actuel, tout en me permettant des petites excursions vers le macaronesquement pas correct, avec des presque vrais macarons salés.

Difficile de signer un bouquin sur les macarons sans risquer le plagiat involontaire, ici vous ne trouverez que les recettes de bases, explicitées sérieusement. J’ai aussi prévu un chapitre permettant d’envisager les garnitures, fourrages possibles. Ce petit livre a la simple vocation de vous aider à franchir le pas, sans vous prendre pour des crétins, avec les recommandations d’usage et la pédagogie nécessaire pour accepter les premiers échecs inévitables, car même expérimentés les cuisiniers et pâtissiers se plantent avec régularité sur les macarons. Pour conclure les macarons doivent être beaux, comme toute chose réalisée en cuisine mais doivent aussi être bons, et vous verrez que je me suis attaché à cela !

Macarons – Bertrand Simon
Editions SAEP
ISBN 978-2-7372-0361-9
7,80 €

Ladurée Sucré

10 décembre 2010 par · 3 Commentaires 

Les macarons au citron

Les éditions du chêne proposent des ouvrages de choix et dans différents styles. J’avoue ne pas être fan de livres de cuisine, trouvant qu’il y en a de trop d’une part et que la majorité d’entre eux sont de piètre qualité et que cette inflation a dévalorisé le rôle même du livre de cuisine. Le livre de cuisine c’est une référence sûre et un socle de connaissance gravé pour l’histoire.  Force est de constater que les lignes ont bougé et que s’y retrouver dans cette nasse grouillante n’est pas chose aisée. Aussi je classe les ouvrages culinaires en plusieurs familles :

Les évidents et les références qui  renferment des trésors de savoirs, bref, les livres sérieux et puis les livres souriants, thématiques et légers mais qui revêtent des particularités spécifiques et bien travaillées et puis les livres bas de gamme qui font crouler les étals de leurs médiocrités à deux balles, pompés à tout va et sans intérêt technique.

Bien sûr le livre dont je vous parle aujourd’hui appartient à la première catégorie sinon je n’en parlerai même pas, il s’agit de :

« Ladurée – Sucré » -  Editions du chêne.
Présenté dans un coffret super glamour, et enveloppé dans une feuille de papier de soie, feuilles dorées à l’or, bref, un peu bling bling mais pour Noël ça le fait ! Le stigmate Parisien est connoté avec bon goût, on n’est pas dans la vulgarité des parfumeurs.

En fait ici, le chef pâtissier de chez Ladurée offre dans ce format classieux 385 pages de recettes actuelles, techniquement sûres et simples à réaliser. Du classique qui se tient ! crème renversée au caramel, crème brûlée à la fleur d’oranger, saint Honoré, nougat glacé, tartelettes et verrines, bref du beau et du bon. Accros de desserts ou l’originalité est poussée dans ses derniers retranchements au détriment du gout… s’abstenir.

J’ai remarqué entre autre que les macarons Ladurée présentés sur les photos magnifiques sont rognés à l’emporte pièce et ne ressemblent en rien aux macarons calibrés à la chaîne, d’où ma trouvaille lumineuse : les vrais macarons Ladurée, finalement ne sont ils pas dans ce livre ? Je me trompe peut être mais le chef, dans cet ouvrage aurait eu envie de sortir de ce carcan étouffant du « Macaron » que je n’en serai pas étonné !

Bref ce livre clinquant et typé luxe renferme des trésors de simplicité. Un beau livre à offrir aux amateurs de desserts classiques et de bon gout.

Ladurée – Sucré
Editions du Chêne
ISBN 978-2-81230063-9
29,90 €

Réussir les Macarons

11 décembre 2009 par · 42 Commentaires 

Macarons roses

Macarons roses

Dans le cadre du Programme d’entrainement de Chef Simon pour réussir vos réveillons – Semaine 8

Cours de Pâtisserie – Réussir les Macarons

Durée : 1 heure 30 mais compter 3 heures de mobilisation.

Indispensable : Une plaque de cuisson, un tamis, une poche à douilles, papier sulfurisé, poudre d’amandes, sucre poudre, confiture ou ganache ou pâte à tartiner.

S’applique à : Macarons.

Objectifs
Ne pas se ruiner et rester tendance et droit dans ses bottes. Obtenir la sacro sainte collerette. Lire la suite…

Goûter de l’avent : second dimanche !

2 décembre 2009 par · 3 Commentaires 

Macarons et chocolat viennois au menu du 2ème dimanche de l'Avent

Macarons et chocolat viennois au menu du 2ème dimanche de l'Avent

Second goûter de l’Avent programmé pour dimanche prochain. Cette fois, on vous fait le coup des macarons ! C’est vrai quoi… les macarons, ce n’est pas parce que la recette du Chef est très simple ou que l’agro-alimentaire leur en fait voir de toutes les couleurs qu’il faut les dénigrer.

Parce qu’au fond, ne dit-on pas bon comme un macaron ? Non ? Ah, je croyais… Mais tout de même,  au goûter, un macaron, un deuxième, un troisième et bien d’autres : la dégustation de cette douceur ne convient-elle pas parfaitement au goûter ? A la fois craquant et moelleux, petit mais pas trop, à ce que vous voulez ou nature… le macaron incarne sans nul autre pareil le moment du goûter. Pendant un temps suspendu, à table avec quelques amis ou, plus égoïstement, un plateau sur les genoux, avachi dans le salon, on communie avec le sucre et on repense à quand qu’on était petit

Et puisque, pour qu’un goûter plaise au plus grand nombre, il faut à boire et à manger, on vous recommande chaudement d’accompagner vos macarons d’un délicieux chocolat viennois maison. C’est simple, c’est bon et ça vous fera une belle moustache de crème qui fera rire les enfants avant que vous ne la fassiez disparaître d’un petit coup de langue pudique et gourmand.

Bon goûter et à la semaine prochaine pour la suite de l’Avent !

La saga des macarons

28 octobre 2009 par · 20 Commentaires 

Macarons et café liégois.

La saga du macarons. Beaucoup de bruit pour rien ?

Le macaron, juste un petit biscuit composés de trois élément primaires, on assemble, on cuit et fin de l’histoire.

Les macarons de mémoire, ça n’a jamais été un cas d’école aussi loin que je me souvienne. Les tuiles aux amandes, langues de chats, congolais, palets de dames et cigarettes russes, autant de petits secs faciles à faire qu’on offrait à nos clients avec le café avant la mode des mignardises et autres cafés gourmands.

C’est vrai que j’ai tendance à travailler ce qui me branche, alors les macarons, ça n’a jamais été pour moi provocateur d’extases compulsives. J’en faisais à l’occasion,  il y a 25 ans, quand c’était mon tour de  pâtisserie au Paris (*) de Lille. Mais vraiment rien de psychodramatique pour l’époque : on faisait déjà des choses bien plus amusantes. Mes macarons étaient lisses ou craquelés, pâles ou légèrement ambrés, mais toujours bons. Mon chef ne m’a jamais torturé ou traité de crétin parce qu’ils étaient autrement. Mes macarons, ils étaient comme il m’avait appris à les faire, pas fashion, seulement des macarons.

Mais  l’agroalimentaire est venu mettre ses doigts gluants dans nos repères et a grippé la machine en calibrant, en réorientant les canons de la standardisation. Les macarons doivent être lisses, brillants, colorés, parfumés et tous se ressembler au point de mettre votre technicité et vos capacités culinaires en doute. Et les cuisiniers de tout poil se sont attelés à reproduire le modèle industriel. C’est un concept débile mais qui a très bien pris. Trop je trouve !

On les retrouve donc tous  identiques dans la couleur, la variété, le calibre… en cartons et surgelés, destinés aux professionnels et maintenant aussi aux particuliers. Ces mêmes macarons se retrouvent aussi vendus à la pièce chez le pâtissier du coin ou en add-on sur les desserts du restaurant branché. Qu’ils viennent de l’usine ou de chez le pâtissier haute couture de la place Vendôme, ils se ressemblent tous. Une banalité affligeante.

J’ai rassemblé mes souvenirs et engagé sur  la recette de macarons la plus simple : ni meringue italienne, ni blancs vieillis, ni tempérés, ni acide tartrique, ni ajout de blanc débrouillés,  pas de doubles plaques, pas d’eau sous le papier sulfurisé, pas de thermomètre à sucre… 3 éléments et une application rigoureuse d’une technique facile.

Il n’y a pas si longtemps, je veux dire quelques mois, quand la folie de la cuisine révolutionnaire battait son plein, je prédisais un retour à la technicité, à la technique primaire et aux réalisations classiques. J’ai le plaisir de voir que mon feeling se confirme. Il est temps qu’on se remette au fourneau et de laisser les médias aux professionnels et la mode à la haute couture.

Et pour preuve que j’ai raison, regardez attentivement les dernières productions des éditeurs et vous constaterez qu’après vous avoir gavé avec les jolis macarons tout lisses et colorés, ils reviennent sur la pointe des pieds avec  les macarons craquelés. Ca c’est du commerce !  Dans la même veine l’agro alimentaire vous propose aujourd’hui des macarons allongés en forme d’éclairs… mais où s’arrêteront-ils ?

Et si tu me crois pas hé, tare ta gueule à la récré ! (Et ça te fera un beau macaron…).

NB : Lire avec attention l’introduction aux macarons extrait du Traité de pâtisserie moderne de Darenne et Duval. Vous y lirez que le macaron est multi facettes et ne répond pas à un seul critère standardisé. On aura le plaisir de lire autant de recettes et de résultats décrits que de possibilités imaginables. L’histoire corrige les excès de la mode et de la standardisation.

Crédit photo – Chefsimon.com