
Le cassoulet apatride
Progression :
Rissoler le lard puis les morceaux de porc et de mouton dans le saindoux ou la graisse d'oie. Atteindre une belle coloration sans excès.Ajouter ensuite la garniture aromatique taillée en mirepoix (carottes, oignons) en ainsi que les gousses d'ail écrasées faire suer à feu doux et ajouter un beau bouquet garni de thym.
Mouiller au fond de veau lié.
Ajouter du coulis, du concentré ou des morceaux de tomate.
Mélanger et cuire à couvert et lentement dans une large cocotte en fonte.
Enlever les morceaux de viandes au fur et à mesure de la juste cuisson. La cuisson peut prendre entre une heure et deux heures selon les morceaux choisis (épaule ou gigot par exemple).
Parallèlement cuire les haricots Coco ou Soissons (trempés la veille) au bouillon ou à l’eau et les réserver.
En fin de cuisson ajouter la saucisse à cuire sans l’avoir cuite au préalable et les rondelles de saucisson à l’ail. Mijoter le tout, à feu doux et à couvert.
Ajouter les haricots et mijoter à nouveau quelques minutes.
Pour sublimer le service :
Verser dans une terrine allant au four la viande, les haricots, le confit, en alternance et pour finir couvrir de chapelure. Terminer la cuisson au four modéré jusqu’à formation d’une croûte fragile et superficielle.
Les haricots (Cocos, Soissons) ont été pochés au bouillon lentement, ils seront ajoutés en tout dernier lieu à la sauce pour être réchauffés sans empressement. Les amidons lieront d'une façon subtile la sauce. En revanche si ils n'ont été que blanchis après trempage, on les placera dès l'assemblage réalisé pour un mijotage contrôlé à petit frémissement.
On sert parfois dans les campagnes très très reculées des pommes de terre avec le cassoulet ce qui est une faute diététique gravissime.
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Pour conclure :
Les terroirs
se disputent bien entendu la paternité de ce plat appartenant
au patrimoine culinaire français. On retient trois cassoulets
: celui de Castelnaudary, de Toulouse et de Carcassonne.
Selon les terroirs on y trouvera du confit d’oie, du gigot,
du collet ou de la poitrine de mouton, de la perdrix, du jambon,
du jarret de porc, du lard de poitrine et bien sûr la saucisse
de Toulouse. Le cassoulet est traditionnellement servi en «
cassole », sorte de terrine en terre à feu (d'où
son nom). Il est cuit longuement et terminé au four couvert
de chapelure. Selon les terroirs on ne parle pas toujours de tomate
qui est un excellent exhausteur de goût naturel, en revanche
l’ail est omniprésent.
Je vous présente ici
une variante qui ne respecte pas le régionalisme ou le classicisme,
notamment en matière de garniture de charcuterie. Vous le
savez, je ne défends aucune cause culinaire sauf celle de
faire de la bonne cuisine. Les recettes des terroirs restant une
référence, il faut savoir les dépasser en puisant
ailleurs les ingrédients qui personnaliseront votre propre
cassoulet !
Accords mets et (bonnes) musiques

Je laisse le soin à Georges Brassens de conclure par : La ballade des gens qui sont nés quelque part...
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