Dès
son plus jeune age, Jules Gouffé à des dispositions
pour la cuisine et c'est chez son père, patissier rue Neuve
St Merri qu'il commence son apprentissage.
Passant devant la boutique, Antonin Carême
admire les pièces montées, entre, félicite
l'auteur et lui propose de prendre son fils avec lui à
l'ambassade d'Autriche.
Jules Gouffé a alors seize ans et Carême en fera
un ouvrier modèle, une célébrité de
l'époque.
En 1840 il s'établit faubourg St Honoré et sa maison
devient une des meilleures de Paris.
En 1855, il cède son fond de commerce mais l'inactivité
lui pèse et en 1867 il se laisse convaincre par Dumas père
et le baron Brisse et devient chef de bouche au Jockey Club.
C'est à ce moment là qu'il commence son "Livre
de cuisine" oeuvre magnifique qui mérite sa place
à côté des plus grands.
En 1872, il fait paraitre "Le livre de patisserie"
et "Le livre des conserves" et en 1875 "Le
livre des soupes et des potages".
Celui que l'on a surnommé "l'apôtre de la cuisine
décorative" meurt à Paris en 1877.
On
a donné son nom à un apprêt de petites pièces
de boucherie sautées, nappées d'un déglaçage
au madère et au fond de veau lié, garnies de petites
croustades en appareil à pommes duchesse, frites, évidées
et remplies de morilles à la crème avec des botillons
de pointes d'asperges au beurre.