Recettes de poulet, chapon et pintade
Un poulet ou un coquelet
est aussi bien mâle que femelle tant qu’il n’
pas atteint sa maturité sexuelle. Le chapon
est l’eunuque du poulailler, c’est un jeune coq
castré et longuement engraissé avec des produits
de qualité sa chair est délicieuse, tendre et
généreuse. Le chapon mène une vie de
pacha entouré d’une multitude de poulettes qu’il
ne peut que regarder et d’un coq caractériel.
La chair de ces volailles se prête selon la maturité
davantage à des cuissons de type rôti, grillé,
sauté, poêlé mais aussi poché ou
bouilli.
Le coq, lui, a largement dépassé le stade de
la recherche de son identité sexuelle en procréant
avec frénésie aux quatre coins du hangar chauffé
à l’halogène, et finira sa vie mariné
et mijoté dans un vieux jaja pour que ses chairs musclées
finissent part s’attendrir.
La poule quant à elle, après
avoir pondu des milliers d’œufs de catégorie
3, encagée toute sa chienne de vie finit dans le meilleur
des cas au bouillon. Au pire ces volailles terminent dans
le circuit occulte : farines animales, croquettes pour chiens...
Quant à la pintade
ou au pintadeau, bien que de chair brune, ils se cuisinent
comme le poulet.
Pour limiter le risque d’être déçu
des volailles que vous envisagez, choisissez de la volaille
suivie, contrôlée, surveillée avec le
plus grand soin. Les labels et autres certifications, les
rubans et autres autocollants montrant la fermette quatre
étoiles dans laquelle la bête aurait été
élevée relève du fantasme vous poussant
à consommer ce concept. Choisissez au moins une «
label rouge » même si cette certification n’est
pas plus sérieuse que d’autre, c’est au
moins un garde fou parce que consommer de la volaille
de Bresse n’est pas à la portée de
tous.
Choisissez votre volaille entière, de préférence
vendue à l’air libre, celui là aura peut
être reçu moins d’antibiotiques ou de nourritures
douteuses. Soyez attentif à son aspect, son odeur,
et la régularité de sa peau avec absence de
coups, de sang, de fiente. Évitez les promotions suspectes
du type un poulet acheté/ douze gratuits… la
générosité en matière alimentaire
n’existe pas… Faites demi tour devant les barquettes
thermoformées de blancs de volailles flaques et sans
texture. Vous l’avez compris, côté volaille,
rien de terrible, sauf que la nécessité de fournir
de la protéine bon marché au peuple ouvre quand
même un marché juteux inépuisable.
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