Des idées de recettes de cuisine algérienne pour vos menus de fêtes ou du quotidien.
M'hamcha ou mhancha algérienne, serpentin feuilleté qui peut être sucré comme salé, fourré de noix, d'amandes et arrosé de miel ou fourré d'une farce faite de viande, de poulet, de pomme de terre et fromage comme ici façon börek turc.
On peut les fourrer façon beurek turc, se décline en accompagnement, plat ou en entré et apéritif façon mini mhancha.
En Algérie, c'est la version plutôt sucrée qui est consommée le plus. Facile à réaliser mais le façonnage traditionnel prend la main.
Chakchouka bônoise du printemps aux tomates fraîches, oignons verts et œufs brouillés cuite dans un tajine en terre cuite. Cette ratatouille, ou ejja, est un plat typique de la cuisine algérienne avec des spécificités à chaque région. La cuisson est lente et la chakchouka est des plus savoureuses.
A l'origine la chakchouka bônoise est à base de d'agneau ou de poulet fermier, se décline avec des merguez, des fruits de mer comme le calamar, de la viande hachée, etc.
Le couscous est, avec le tajine, l'un des plats emblématiques de la cuisine traditionnelle du Maghreb, cuisiné selon de multiples déclinaisons régionales, culturelles locales et familiales. Vous trouverez ci-après la recette pas à pas du couscous aux 7 légumes, et les secrets pour réussir une cuisson parfaite de la semoule.
Tourte aux feuilles de bricks au thon, pommes de terre et fromage pour accompagner la chorba et changer des bricks et boureks, servie aussi comme plat principal à côté d'une salade. Inspirée du tajine malsouka tunisienne, elle est aussi garnie de viande hachée et de légumes.
Découvrez cette recette de confiture de raisin blanc muscat dattier pour la dégustation à la cuillère, en accompagnement du café noir peu ou pas sucré, traditions bônoises transmises de mères en filles !
Mloukhiya ou mloukhia, plat de corète en poudre à l'agneau traditionnellement du terroir bônois, son apparence lui porte tord mais il reste un met savoureux très apprécié, long à cuire , c'est un plat convivial qui aime les réunions familiales et qu'on offre aux amis et aux voisins proches.
Marka bel khorchef, plat de cardons ou cardes au poulet de la ferme pour plus de goût et pour changer de l'agneau* , en sauce blanche à la cannelle et citron. Plat citadin auquel j'ajoute des pommes de terre pour ma petite fille qui rechigne à manger les légumes. Accompagné de pain maison, c'est un délice en plus d'être léger et de saison, facile et rapide à réaliser.
Batata marka hamra bel kaabers fel koucha, tajine de pommes de terre au four aux boulettes en sauce rouge pour changer du même plat en sauce blanche, c'est un plat algérien du quotidien très simple et facile à réaliser qui est décliné de multiples façons avec des viandes, poulet et du poisson.
Chakhchoukha de Biskra ou chakhchoukha biskria, sud-est algérien, plats traditionnel savoureux au poulet ou viande de mouton et de feuilles transparentes de pâtes fraîches à base de semoule fine de blé dur en sauce rouge piquante et aux légumes. C'est un plat convivial des vendredi qu'ils réalisent aussi pour les fêtes et les cérémonies religieuses , tels l'Achoura et Mouharem ( hijri ). Cette chakhchoukha biskria a été répandue par les habitants du sud, Biskra et Oued Souf dans la campagne et les villes algériennes où ils se sont fixés pour y commercer.
Plat de darnes de bonite tout droit sortie de la mer à la sauce de tomates fraîches et marinade avec du cumin, citron ou vinaigre. Du poisson pour aujourd'hui. Je réside dans un coin où les voisins sortent à la pêche et que ce soit à la ligne ou en barque, les poissons sont de toute fraîcheur et sentent bon la mer et l'iode. La bonite qui est un poisson bleu, un petit thon si on veut, ne s'apprête qu'avec de la tomate à mon humble avis.
Un petit plat d’été composé de croquettes de merlan au boulgour et oignons nouveaux panées à la semoule, facile et sans prise de tête. Accompagné d'une fondue de tomate relevée à l'ail.
kesra b zaït ou galette à l'huile sans levure , du pain Algérien à la portée de tous. Une galette à pâte dure à base de semoule fine de blé dur, sorte de galette sablée qui se conserve la journée car bien graissée, on utilise du bicarbonate de soude à la base qui a été remplacé par de la levure chimique par la suite, ce qui fait qu'elle soit légère contrairement à la galette de chakhchoukha qui ne contient que du sel et de l'eau et le rakhssiss qui est une spécialité bônoise à l'origine, le rakhssiss contient du levain fait maison autrefois mais la levure boulangère l'a détrôné quelque part, il est parfumé de fleur d'oranger, sablé et pétri avec du beurre fermier un peu plus épais que la kesra et moins gros que le matloue qui est une galette à pâte molle et spongieuse à la levure boulangère .
Market jelbéna bel karnoun. Un classique de la cuisine algérienne ce plat de saison de petits pois frais aux artichauts à l'agneau traditionnellement, on peut utiliser du poulet comme ici, des boulettes, du veau, il mitonne doucement sans ajout excessif de liquide dans cette cocotte en terre cuite. Simple et facile.
Jari-jéri typique de Annaba, soupe traditionnelle, spécialité bônoise et de l'Est algérien, traditionnellement à l'agneau et épaissie au frick ( blé vert), mais il arrive que les abats et bas morceaux de volaille soient utilisés dans nos jaris des temps de crises et de restriction. le jari bônois authentique ne contient pas de légumes contrairement à la chorba du centre. Cependant, nos aïeules et par soucis d'économie en temps de restriction et de crises, elles utilisaient les bats morceaux de poulet, tels que le dos du poulet, les sots l'y laissent, les ailes, le cou, les gésiers et le foie de volaille. Ce sont des soupes traditionnelles très savoureuses lorsqu'on sait que les sots l'y laissent sont une partie de la volaille très goûteuse.
Mchahda, ghrayefs ou baghrir selon les régions, sont des crêpes mille trous traditionnelles à la semoule à l'origine, ces crêpes étaient faites main, la pâte d'abord pétrie puis hydratée peu à peu jusqu'à ce qu'elle devienne très molle, puis elle est travaillée en mouvements circulaires avec la paume de la main pour qu'elle devienne veloutée et ainsi on écrase tous les grumeaux qui pourraient s'y trouver. Même sa cuisson suit un rituel du temps de nos aïeules, lorsqu'elles commençaient à la cuire sur des tajines lisses en terre cuite qui sera très bien chauffé au préalable sur feu de braises, grand-mère regardait autour d'elle, il ne fallait pas se trouver là, en marchant dans les parages, l'empreinte des pieds empêcherait les trous de se former hhhhhhh, donc personne ne doit être là, la crêpe est aussi couverte dès que la pâte est versée dans le tajine ainsi les mille trous seront bien là. Ces mchahdas ou baghrir ou encore ghrayef sont un entremet servis avec du sucre et du beurre dans le terroir bônois autrefois et au même titre que le talejt et les sfenjs, ils accompagnent le jari ( chorba typique bônoise au frick et à l'agneau ).
Ce plat de pâtes coquillages raconte à lui seul toute une histoire de bord de Méditerranée, quelque part entre les cuisines pied-noires et la tradition algéroise du braiser ensemble, dans la même poêle, les pâtes et leur garniture. Les calamars fondants, la tomate confite lentement réduite au concentré, l'ail pilé au mortier avec les piments oiseaux et ce carvi discret mais entêtant font de ce plat une assiette généreuse, directe, franchement parfumée — le genre de recette qui embaume toute la cuisine et met tout le monde en appétit avant même de passer à table.
Le carvi est ici l'ingrédient clé qui distingue ce plat des autres préparations méditerranéennes à base de calamars et de tomates, alors n'hésitez pas à l'ajuster selon votre palais mais ne le supprimez pas. Côté piment, tout est une question de tempérament : deux oiseaux pour une chaleur ronde, trois pour les amateurs de sensations franches. Si vous ne trouvez pas de calamars frais, des encornets surgelés bien décongelés et soigneusement séchés feront parfaitement l'affaire. Vous pouvez aussi glisser quelques crevettes décortiquées en fin de cuisson pour étoffer le plat, et un filet d'huile d'olive crue versé au moment de servir apportera ce supplément de gourmandise qui ne fait jamais de mal.
M'hamssa ou mhamssa jéria traditionnelle du terroir bônois à l'agneau et pois chiches, petits plombs : un plat d'hiver très relevé à base de petites pâtes roulées main à la semoule de blé dur façon couscous, aux boulettes, aïch ou berkoukess pour d'autres régions d'Algérie. Un plat d'hiver par excellence très réconfortant et généreux.
Barania batata ou baranyet batata : une recette inédite, méconnue et oubliée ! Ce plat du terroir bônois est à base d'agneau, de gros quartiers de pommes de terre frites et de pois chiches, assaisonnées de cumin et vinaigre. Elle n'est pas commune à la cuisine algérienne et diffère de barania batata sauce blanche. Les deux plats appartiennent et sont exclusifs au terroir bônois à ne pas s'y méprendre malgré qu'ils ont été repris partout sur la blogosphère depuis ma première publication en 2011. Ils sont exclusivement bônois et la dénomination barania est typique aux autochtones bônois !
Pour l'anniversaire de mon fils et sa fille, nés le même jour, j'ai aimé préparer la pièce montée de choux à la crème de mes années collège et lycée et dont on faisait ma sœur et moi des cadeaux gourmands pour grand-mère.
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