Des idées par passeportpourlacuisine pour vos menus de fêtes ou repas du quotidien.
Le mot kofta vient du persan koftan qui signifie “broyer/piler”. Il désigne des boulettes préparées avec de la viande hachée et des épices.
Les koftas étaient déjà présentes dans la cuisine du Moyen-Orient, de la Perse et de l’Empire Ottoman dès le Moyen Âge.
Avec les conquêtes, le commerce et la migration, ces boulettes se sont diffusées du Moyen-Orient jusqu’en Asie centrale, et plus tard en Inde.
L’Inde avait (et a encore) une forte tradition végétarienne. Les cuisiniers de cour et les familles nobles végétariennes ont adapté le concept des koftas : remplacement de la viande par des légumes, des pommes de terre, du paneer (fromage indien) ou de la banane verte et ajout d’épices indiennes locales (curcuma, coriandre, cumin).
Le mot malai veut dire crème parce que la sauce a été enrichie de crème, de noix de cajou, parfois de lait de coco selon les régions.
C’est ainsi que les koftas végétariens crémeux sont devenus un plat royal de la cuisine indienne, apprécié dans les banquets et considéré comme un mets de luxe.
Aujourd’hui, le Malai Kofta est un plat phare des restaurants indiens dans le monde entier. Il symbolise la rencontre entre la cuisine persane/moghole et les traditions végétariennes indiennes.
Dans l’imaginaire culinaire, c’est un plat festif et raffiné, qu’on prépare pour les grandes occasions.
Le ragoût de tomate nigérian est un plat riche, savoureux et polyvalent qui accompagne à merveille le riz, les plantains, les ignames ou même les pâtes. C’est un classique de la cuisine africaine, où les tomates, les poivrons et les épices se marient pour créer une sauce onctueuse et parfumée.
Un plat emblématique de l’Afrique de l’Ouest Le ragoût de tomate nigérian, appelé localement « stew » ou « tomato stew », est un pilier de la cuisine nigériane et plus largement ouest-africaine. Il trouve ses racines dans la diversité culturelle du Nigeria, où chaque ethnie (Yoruba, Igbo, Hausa, etc.) a sa propre version, mais toujours avec une base de tomates, poivrons et oignons.
Une histoire liée aux échanges et à l’adaptation l’introduction de la tomate en Afrique de l’Ouest, via les échanges coloniaux, a révolutionné la cuisine locale. Les Nigérians ont su mélanger les saveurs locales (comme le poivron « tatashe » ou le piment « shombo ») avec ce nouvel ingrédient pour créer une sauce riche et polyvalente.
Un plat familial et convivial. Le ragoût de tomate est souvent préparé en grandes quantités pour les repas familiaux, les fêtes ou les rassemblements.
Il est traditionnellement servi avec : riz blanc (pour les repas du dimanche), fufu, amala ou eba (pâtes à base de manioc, igname ou plantain), plat de viande ou poisson grillé
L’histoire des « Têtes de Lion » , un plat légendaire de Chine !
Les « Têtes de Lion » sont un plat iconique de la cuisine de Shanghai et du Jiangsu. Leur nom évocateur et leur présentation majestueuse en font un mets à la fois gourmand et chargé d’histoire.
L’histoire des « Têtes de Lion » remonte à la dynastie Qing (1644–1912). Plusieurs légendes circulent, mais la plus célèbre raconte qu’un empereur, en visite à Yangzhou, aurait goûté une énorme boule de viande si savoureuse qu’il l’aurait comparée à une tête de lion, symbole de puissance et de noblesse. Le nom serait resté depuis !
Une autre version dit qu’un cuisinier impérial aurait créé ce plat pour impressionner l’empereur, en lui présentant des boules de viande si grosses qu’elles ressemblaient à des têtes de lion. Depuis, la recette s’est répandue dans tout le pays, devenant un plat de fête.
Les « Têtes de Lion » sont de grosses boules de viande hachée (souvent du porc, parfois mélangé à du crabe ou des crevettes pour les versions luxueuses), assaisonnées de gingembre, sauce soja, vin de Shaoxing et liées avec de l’œuf et de la fécule.
Elles sont ensuite cuites à la vapeur ou braisées longuement dans un bouillon parfumé, ce qui leur donne une texture moelleuse et fondante. Traditionnellement, elles sont servies avec des légumes verts (pousses de bambou, légumes de saison) disposés autour, comme une crinière de lion.
En Chine, le lion symbolise la force, la chance et la protection. Servir des « Têtes de Lion » lors d’un repas, c’est attirer la prospérité et célébrer l’unité familiale. Ce plat est souvent préparé pour le Nouvel An chinois, les mariages et les grands banquets.
Le flan de crabe est un trésor gastronomique de Palau, un paradis d’îles perdues dans l’océan Pacifique, célèbre pour ses eaux cristallines, ses récifs coralliens et sa culture chaleureuse.
À la base, les Palauens cuisinaient le crabe de coco, un ingrédient star des mangroves locales. Avec l’arrivée des Espagnols au 17ᵉ siècle, puis des Japonais et Américains, le flan traditionnel a été réinventé ! Le mélange des œufs, du lait et du crabe frais a donné naissance à ce plat unique, entre douceur et umami.
Le flan de crabe est le roi des repas festifs ! On le sert lors des : mariages, célébrations dans les bai (maisons communautaires traditionnelles), fêtes de la pêche.
Il symbolise la générosité et l’hospitalité légendaire des Palauens. Autrefois, il était cuit dans des feuilles de bananier ou dans des fours en terre, une technique ancestrale encore utilisée aujourd’hui pour certains plats !
Les Fakes me Rizi sont un plat emblématique de la cuisine chypriote, un hymne à la simplicité et à la générosité de la terre méditerranéenne. Ce mets, à base de lentilles et de riz est né de l’ingéniosité des Chypriotes pour transformer des ingrédients modestes en un repas nourrissant, savoureux et réconfortant.
Depuis des siècles, les lentilles – cultivées sur l’île depuis l’Antiquité – étaient la base de l’alimentation paysanne. Les Fakes me Rizi sont devenus un symbole de résistance et de partage, surtout pendant les périodes de disette ou de conflits. Aujourd’hui, ce plat est un pilier de la cuisine chypriote, servi dans les foyers, les tavernes et même lors des grands repas familiaux.
Il me restait du saumon fumé et des crevettes, je les ai ajouté au Fakes me Rizi pour un plat complet.
Le morogo est un plat traditionnel d’Afrique australe, très populaire au Botswana, en Afrique du Sud et au Lesotho.
Le mot morogo désigne en setswana les feuilles vertes comestibles (souvent sauvages), parfois appelées « épinards africains ». Ces légumes sont une source essentielle de vitamines, fer et fibres dans des régions où l’accès aux légumes cultivés peut être limité. Traditionnellement, les familles cueillaient ces plantes dans la nature, ce qui en faisait un aliment gratuit et accessible à tous, particulièrement important en période de sécheresse.
Aujourd’hui, on trouve le morogo cuisiné de différentes manières, souvent servi en accompagnement de la pap (bouillie de maïs), un aliment de base au Botswana et en Afrique australe.
Le morogo est donc à la fois un aliment de subsistance et un symbole culturel, transmis de génération en génération.
Le Kabsa est considéré comme le plat national d’Arabie Saoudite. Ses origines remontent aux routes des épices, lorsque les marchands arabes importaient cannelle, clous de girofle, cardamome et safran d’Inde et d’Asie.
Ce plat est un symbole d’hospitalité, souvent servi lors des grandes occasions, mariages et fêtes religieuses.
Traditionnellement, on le mangeait à même un grand plateau posé au sol, en partageant avec la famille et les invités.
Le Kabsa est parfois surnommé “la couronne de la table saoudienne”. Chaque région d’Arabie a sa variante.
Il était une fois, en Arménie… au cœur des montagnes, les familles se réunissaient autour du feu pour partager un plat qui réchauffait véritablement le cœur : les keuftés.
Ces boulettes de viande hachée, délicatement parfumées aux herbes et aux épices, étaient préparées avec amour par les grand-mères qui gardaient précieusement les secrets transmis de génération en génération.
Traditionnellement, les keuftés étaient servis lors des fêtes, accompagnés de pain lavash, de légumes frais et, bien sûr, d’un bon verre de vin. Au fil du temps, chaque keufté s’est mis à raconter l’histoire d’un peuple qui a voyagé, emportant ses recettes comme de véritables trésors. Finalement, ces saveurs ont conquis le monde entier.
Aujourd’hui, croquer dans un keufté, c’est goûter un morceau d’Arménie. C’est, avant tout, un mélange de chaleur humaine, de parfum d’épices et de souvenirs de famille inoubliables.
Le hudut est un plat traditionnel des Garifunas, une communauté afro-caribéenne installée principalement au Belize, au Honduras et au Guatemala. C’est un mets de fête et de convivialité, qui marie deux éléments fondamentaux de leur culture culinaire : le poisson en sauce coco, la purée de bananes plantains qui sert d’accompagnement.
Traditionnellement, le poisson est cuit entier, mais ici on adapte la recette avec du cabillaud pour plus de légèreté et d’accessibilité, tout en gardant l’esprit authentique.
La Ftira est un pain plat maltais, proche de la fougasse provençale ou de la focaccia italienne. Son nom vient du verbe arabe « fatara » qui signifie « aplatir », héritage des influences arabes en Méditerranée. Traditionnellement, elle est cuite dans des fours à bois communaux.
À Malte, elle se déguste souvent en sandwich : le fameux « ftira biz-zejt u t-tonn » (ftira à l’huile et au thon). En 2020, l’UNESCO a reconnu la ftira maltaise comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Au cœur du Népal, niché entre les sommets de l’Himalaya, se trouve un plat qui rythme la vie quotidienne : le dal bhat. Simple mais essentiel, il associe deux éléments indissociables : le dal, une soupe de lentilles parfumée aux épices, et le bhat, du riz blanc cuit à la vapeur.
Ce duo forme la base de l’alimentation népalaise, consommé presque chaque jour, parfois même deux fois par jour. Autour de lui gravitent des accompagnements colorés : légumes sautés chutneys épicés, condiments acidulés, et selon les régions, un peu de viande ou de poisson.
Mais le dal bhat est plus qu’un repas : c’est un symbole d’énergie et d’hospitalité. Dans les villages comme dans les villes, il incarne le partage. Pour les randonneurs qui parcourent les sentiers de l’Annapurna ou de l’Everest, il devient une pause réconfortante, nourrissant le corps autant que l’esprit.
Pas étonnant que l’on dise fièrement au Népal : “Dal bhat power, 24 hour !”
Les temari sushi s’inspirent des nigiri sushi et des onigiri, mais en version mini et colorée. Lien avec les temari : Leur nom vient des temari (手まり), des balles brodées japonaises offertes aux enfants pour le Nouvel An. Les sushi reprennent leur forme ronde et leurs motifs joyeux.
Années 1990–2000 : Ils sont nés au Japon comme une création culinaire élégante, souvent servis dans les ryōtei (restaurants traditionnels chic) ou pour les bento. Star des réseaux sociaux : Grâce à leur look visuellement attrayant, ils ont conquis le monde dans les années 2000, parfaits pour les buffets et les fêtes.
Aux Caraïbes, chaque île a sa propre manière de cuisiner la morue salée, héritée de l’époque coloniale. À Saint-Christophe-et-Niévès, le Salt Fish and Dumplings est devenu un véritable pilier de la cuisine locale.
À l’origine, la morue arrivait d’Europe, choisie pour sa capacité à se conserver longtemps dans les cales des navires. Les habitants l’ont intégrée à leur alimentation en l’associant à de simples dumplings, de petites boulettes moelleuses préparées avec de la farine et de l’eau.
Aujourd’hui, ce plat se déguste aussi bien au petit déjeuner qu’au déjeuner, accompagné de légumes racines comme l’igname ou la patate douce, et parfois de banane plantain. Il incarne la résilience et la créativité culinaire des îles, capables de transformer des ingrédients simples en une assiette riche en saveurs.
Impossible d’évoquer la cuisine chilienne sans parler du pebre ! Cette sauce fraîche et relevée accompagne presque tous les repas : sur un morceau de pain, avec une viande grillée, une empanada ou encore les fameux asados. Son histoire remonte à l’époque coloniale, quand les Espagnols introduisirent herbes et techniques culinaires en Amérique du Sud.
Son nom, issu du catalan pebre (poivre), fait référence aux piments utilisés dans la recette originale.
Rapidement adopté et transformé, le pebre est devenu un symbole de la gastronomie populaire chilienne. Plus qu’un simple condiment, il incarne l’esprit de convivialité et de partage, typique de la culture du pays.
Depuis la préhistoire, les humains ramassent des coquillages pour se nourrir. Les bulots étaient alors cuits simplement à l’eau salée et dégustés avec les doigts.
En Normandie et en Bretagne, le bulot devient une véritable star des pêches côtières au XIXᵉ siècle. Les pêcheurs partaient en mer sur de petites embarcations et ramenaient ces coquillages abondants.
Au XXᵉ siècle, il s’impose sur les plateaux de fruits de mer aux côtés des huîtres, crevettes et bigorneaux. Traditionnellement, on le déguste froid, accompagné d’un peu de mayonnaise, de beurre ou de citron.
Aujourd’hui, les chefs s’en emparent et le revisitent en salade, en wok ou même en curry épicé. En 2019, le bulot normand a obtenu une indication géographique protégée (IGP), consacrant son importance dans le patrimoine culinaire.
La feijoada est l’un des plats les plus emblématiques du Brésil, souvent considérée comme le plat national. Son nom vient du mot portugais feijão, qui signifie « haricot ».
Ce ragoût est né d’un métissage culinaire. Les colons portugais préparaient déjà des plats de haricots et de viande, inspirés des traditions ibériques. Les esclaves africains l’ont adapté en y intégrant des morceaux de viande moins nobles, mijotés longuement avec des haricots noirs locaux.
La feijoada cuit longtemps à feu doux et se partage en famille ou entre amis. Au Brésil, il est de tradition de la déguster le mercredi et le samedi, comme un véritable rituel gastronomique.
Traditionnellement elle se compose de haricots noirs mijotés avec diverses viandes — porc, bœuf, saucisses — et s’accompagne de riz blanc, de farofa (farine de manioc grillée), de tranches d’orange et de chou frisé sauté.
Le Tavče Gravče est le plat national de la Macédoine du Nord. Son nom signifie littéralement « haricots cuits dans une poêle ». Ce plat paysan, qui remonte à plusieurs siècles, était surtout préparé les jours de jeûne orthodoxe et lors des grandes réunions familiales.
On l’apprécie pour sa cuisson lente, qui développe des saveurs riches et réconfortantes, sa présentation dans un plat en terre cuite, et son caractère convivial : il se sert au centre de la table, chacun se servant directement à la cuillère.
Le tteok est un gâteau de riz (gluant ou non), préparé en étant pilé puis cuit à la vapeur, bouilli ou frit.
Son histoire remonte à l’époque des royaumes anciens de Corée où il était utilisé lors de rites et d’offrandes. Il servait à honorer les ancêtres et les divinités, en tant que symbole de prospérité et de fertilité. Aujourd’hui encore, le tteok accompagne toutes les grandes étapes de la vie : la naissance, le mariage, les anniversaires, le Nouvel An ou les fêtes des récoltes.
Il en existe des centaines de variétés, parmi lesquelles : Songpyeon : en forme de demi-lune, dégusté pour Chuseok, Injeolmi : poudré de farine de haricots, Baekseolgi : gâteau blanc symbole de pureté et de nouveaux départs.
Au fil du temps, le tteok est resté un symbole de partage, d’unité et de chance, transmis de génération en génération.
Les baleadas sont apparues au Honduras, dans la région de La Ceiba, au milieu du XXᵉ siècle. Simples, économiques et nourrissantes, elles se composent de grandes tortillas de farine garnies de purée de haricots rouges, de fromage frais et d’une touche de crème épaisse.
Leur nom serait né d’une légende : une vendeuse de tortillas aurait survécu à une fusillade, et ses clientes, en revenant, demandaient « les tortillas de la baleada ». Depuis, ce plat s’est imposé comme un incontournable de la cuisine hondurienne, dégusté à toute heure de la journée.
Aujourd’hui, on les savoure dans leur version traditionnelle ou en version « especial », agrémentées d’avocat, d’œufs brouillés ou d’un peu de viande.
Au Costa Rica, le gallo pinto est considéré comme le petit-déjeuner national, servi avec des œufs, des plantains frits et du fromage.
Au Nicaragua, il se prépare généralement avec des haricots rouges et se déguste plutôt au déjeuner ou au dîner.
Quelle que soit la version, ce plat incarne l’identité et la fierté nationales.
Mais pourquoi “Gallo Pinto” ?
Littéralement, cela signifie « coq tacheté ». Le nom vient de l’aspect du plat : le mélange du riz blanc et des haricots colorés rappelle les plumes mouchetées d’un coq.
Aujourd’hui, le gallo pinto a voyagé bien au-delà de ses frontières. On le retrouve dans toute l’Amérique centrale, comme symbole de convivialité et de partage, et il s’est exporté grâce aux communautés costariciennes et nicaraguayennes établies à l’étranger.
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