Au Costa Rica, le gallo pinto est considéré comme le petit-déjeuner national, servi avec des œufs, des plantains frits et du fromage.
Au Nicaragua, il se prépare généralement avec des haricots rouges et se déguste plutôt au déjeuner ou au dîner.
Quelle que soit la version, ce plat incarne l’identité et la fierté nationales.
Mais pourquoi “Gallo Pinto” ?
Littéralement, cela signifie « coq tacheté ». Le nom vient de l’aspect du plat : le mélange du riz blanc et des haricots colorés rappelle les plumes mouchetées d’un coq.
Aujourd’hui, le gallo pinto a voyagé bien au-delà de ses frontières. On le retrouve dans toute l’Amérique centrale, comme symbole de convivialité et de partage, et il s’est exporté grâce aux communautés costariciennes et nicaraguayennes établies à l’étranger.
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Au cœur de l’Afrique australe, les peuples de Zambie cultivent depuis des siècles une grande variété de légumes-feuilles : épinards, feuilles de manioc, de patate douce ou encore de citrouille.
Lorsque les arachides, venues d’Amérique du Sud par les routes du commerce colonial, ont fait leur apparition sur le continent, elles ont trouvé une place naturelle dans cette cuisine végétale et généreuse.
Les femmes des villages ont alors eu une idée lumineuse : mêler les feuilles vertes à une pâte d’arachide onctueuse, créant ainsi un plat à la fois nourrissant, crémeux et riche en protéines.
C’est ainsi qu’est né l’Ifisashi, un mariage harmonieux entre la terre africaine et les saveurs venues d’ailleurs.
Bien plus qu’un simple repas, l’Ifisashi est un symbole de partage et de convivialité. Il accompagne souvent le nshima, cette bouillie de maïs épaisse qui constitue le cœur de la table zambienne.
L’Isombé est un plat traditionnel d’Afrique centrale, emblématique de la cuisine rwandaise. Composé de feuilles de manioc pilées, il incarne une cuisine locale, rustique et profondément enracinée dans la terre. Préparé dans les foyers, il symbolise les liens familiaux et les traditions transmises de génération en génération.
Riche en fibres et en saveurs, l’Isombé se sert avec du riz, de l’ugali ou des patates douces. On peut y ajouter du poisson fumé ou de la viande, mais il reste avant tout un plat végétal, chaleureux et adaptable, parfait pour les repas simples ou les grandes occasions.
Au cœur du Népal, niché entre les sommets de l’Himalaya, se trouve un plat qui rythme la vie quotidienne : le dal bhat. Simple mais essentiel, il associe deux éléments indissociables : le dal, une soupe de lentilles parfumée aux épices, et le bhat, du riz blanc cuit à la vapeur.
Ce duo forme la base de l’alimentation népalaise, consommé presque chaque jour, parfois même deux fois par jour. Autour de lui gravitent des accompagnements colorés : légumes sautés chutneys épicés, condiments acidulés, et selon les régions, un peu de viande ou de poisson.
Mais le dal bhat est plus qu’un repas : c’est un symbole d’énergie et d’hospitalité. Dans les villages comme dans les villes, il incarne le partage. Pour les randonneurs qui parcourent les sentiers de l’Annapurna ou de l’Everest, il devient une pause réconfortante, nourrissant le corps autant que l’esprit.
Pas étonnant que l’on dise fièrement au Népal : “Dal bhat power, 24 hour !”
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