Plat consommé autrefois pour le souper des autochtones bônois et au shour à ramadan. Les repas du soir d'antan de nos aïeux se composait souvent de soupes au lait parmi tant d'autres plats rustiques, les plats consistants étaient réservés pour les déjeuners.
Cette zrayga, se compose de galette fine faite de semoule de blé dur, que l'on émiette finement et que l'on laisse sécher pour durcir un peu car avec des galettes fraîches, le plat sera une bouillie de semoule. Souvent la zrayga est consommée sans autre ajout que quelques noisettes de beurre frais dessus. Les dattes sont ajoutées pour améliorer le plat.
Les noix sont un ajout personnel.
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Les plats sucrés-salés, appelés marka hlouwa, occupent une place à part dans la gastronomie bônoise. Ces entremets, à base de fruits frais ou secs, parfois farcis ou en beignets, sont traditionnellement servis entre deux plats salés lors des repas familiaux ou des grandes fêtes religieuses.
Préparés en particulier pour le premier et le dernier jour du Ramadan, ils symbolisent la convivialité et le raffinement des grandes occasions.
Cette version met à l’honneur la poire, fruit délicat à travailler : elle doit être ferme mais bien mûre pour conserver toute sa tenue à la cuisson.
Selon les goûts, on peut y glisser des noix ou des amandes — chacune apportant sa touche croquante et sa saveur subtile à ce plat sucré-salé tout en finesse.
Le levain ancestral bônois à la semoule est un véritable trésor du patrimoine culinaire. Préparé uniquement avec de la semoule fine, de l’eau et une pincée de sel, il représente le levain d’avant… bien avant l’apparition de la levure de bière, puis de la levure instantanée que l’on utilise aujourd’hui pour la boulange et la viennoiserie. C’était tout simplement le levain de nos aïeules, celui qui faisait lever le pain du quotidien, nourrissant et plein de caractère.
Mais pourquoi à base de semoule et non de farine ? Tout simplement parce qu’à l’époque, la farine de blé tendre n’existait pas encore dans leurs cuisines. On travaillait alors uniquement avec la semoule de blé dur, qu’elle soit grosse, moyenne, fine ou même très fine selon les besoins. Et quelle richesse de texture cela offrait !
Mella ou brajs el mella b zayt, des losanges de semoule qui annonce le printemps, avec une pâte à l'huile, fourrés de pâte de dattes (ghars) et non parfumés. Cette mella b zayt typique bônoise des temps de restriction était réalisée par les anciennes familles bônoises autochtones pendant les années de guerre pour marquer l'arrivée du printemps musulman (rabie el awal) qui suit le calendrier lunaire. Même si le beurre venait à manquer souvent pendant les guerres, Il était impensable pour elles de rater l'occasion de fêter ce mawssem ou fête ancestrale malgré les temps durs en utilisant de l'huile à défaut de beurre. A noter que ces gâteaux de semoule ne contiennent pas de farine.
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