La foustouqia est une confiserie orientale aussi précieuse qu'elle est simple, façonnée autour de la pistache comme d'un joyau. Pétrie dans un sirop parfumé à l'eau de rose, cette petite bouchée fondante incarne à merveille la générosité des tables de fête, qu'il s'agisse du ramadan ou de l'Aïd. Son nom même évoque la pistache en arabe, et ce n'est pas un hasard : c'est elle qui donne au gâteau sa couleur verte lumineuse, son goût profond et sa texture à la fois dense et moelleuse.
Le cerneau de noix qui se glisse au cœur de chaque pièce apporte un beau contraste de texture, mais rien ne vous empêche de le remplacer par une amande entière, un morceau de noix de cajou ou même un fragment de chocolat noir pour une version plus contemporaine. L'enrobage final dans le sucre cristallisé donne ce craquant irrésistible en bouche qui fait toute la signature de la confiserie orientale. Pensez à préparer ces petites merveilles la veille : une nuit de repos leur permet de raffermir légèrement et de développer pleinement leur parfum fleuri.
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Les maqrouts tunisiens font partie de ces gâteaux qui racontent une histoire à chaque dégustation — celle des grandes tablées du Ramadan, des matinées de l'Aïd et des cuisines parfumées à la fleur d'oranger. Faits de semoule travaillée avec soin et garnis d'une généreuse pâte de dattes épicée à la cannelle et au girofle, ces petits gâteaux frits puis trempés dans le miel appartiennent à ce patrimoine sucré du Maghreb que l'on se transmet de mère en fille avec fierté. Leur texture à la fois sablée et fondante, leur cœur dense et aromatique, leur brillant doré sous le miel — tout en eux invite à la gourmandise.
La version roulée, typiquement tunisienne, se distingue par sa forme cylindrique obtenue en enroulant la pâte autour de la farce, ce qui lui donne un rendu élégant et généreux. Pour parfumer encore davantage la farce, on peut ajouter quelques zestes d'orange confits finement hachés ou une pointe de noix de muscade. Une fois frits et encore chauds, un passage dans un miel légèrement tiédi avec quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger les rend irrésistibles. Ils se conservent très bien plusieurs jours dans une boîte hermétique, et leur saveur gagne même à reposer — le miel s'imprègne et les épices se révèlent davantage le lendemain.
Cela fait un moment que je ne vous ai pas emmené avec moi au Moyen-Orient déguster quelques gourmandises. Aujourd’hui, je vous propose le maamoul, une spécialité de cette région du monde à base de semoule et farine sablées, parfumée à l’eau de rose et fourrée de pâte de dattes, pour la plus basique, de pistaches, de noix ou des deux.
La baklawa est l'une des douceurs les plus emblématiques de la pâtisserie du Proche et du Moyen-Orient, partagée avec bonheur lors des fêtes, des cérémonies et des moments de célébration en famille. Présentée ici en triangles élégants, elle associe le croustillant délicat de la pâte filo beurrée à la richesse d'une farce aux noix épicée, délicatement parfumée à l'eau de rose ou à la fleur d'oranger. C'est une gourmandise à la fois généreuse et raffinée, qui embaume la cuisine dès la première feuille de pâte dépliée.
Pour varier les plaisirs, la farce peut être réalisée entièrement à la pistache, aux amandes effilées ou en mélange selon vos envies et la saison. Le sirop, clé de voûte de la recette, mérite toute votre attention : bien dosé en sucre et subtilement acidulé par le citron, il doit être versé froid sur la baklawa chaude pour garantir ce croustillant si caractéristique. Conservez vos triangles à température ambiante dans une boîte hermétique, ils n'en seront que meilleurs le lendemain, une fois que le sirop aura bien imprégné chaque couche de pâte.
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