Les vareniki sont l'âme de la cuisine ukrainienne et russe, ces petits raviolis farcis que l'on retrouve sur toutes les tables de famille, du plus simple repas du quotidien aux grandes tablées de fêtes. Ici garnis d'une purée de pommes de terre fondante relevée d'oignons caramélisés et parfumée à l'aneth, ils séduisent autant par leur générosité que par leur simplicité. Une recette entièrement végétalienne qui prouve que la cuisine du cœur n'a pas besoin de grand-chose pour émouvoir.
La sauce à la crème de soja à l'ail est l'accompagnement naturel de ces raviolis, mais rien ne vous empêche de les napper d'une noix de beurre fondu bien dorée pour une version plus gourmande et encore plus traditionnelle. Vous pouvez aussi varier la farce en ajoutant du fromage frais ou en remplaçant les pommes de terre par une garniture aux champignons sautés ou aux épinards et ricotta. Les vareniki se congèlent très bien crus, ce qui en fait une préparation idéale à avoir sous la main pour un dîner improvisé : il suffira de les plonger directement dans l'eau bouillante sans décongélation préalable.
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J’ai fermenté du céleri branche. Sans trop de convictions, et seulement pour ne pas le jeter, j’ai rempli un bocal d’un gros surplus de céleri que j’avais sous la main, j’y ai ajouté des épices et des herbes, j’ai versé de l’eau salée, et j’ai attendu. Le résultat s’est avéré une véritable révélation. Le céleri fermenté, c’est un peu comme le cornichon, c’est croquant, salé, on croquerait dedans sans se lasser, à l’apéro ou dans une salade.
Les olady sont la version russe des pancakes. Epaisses et nourissantes, j'y ai mis de l'aneth et les ai servies avec de la truite fumée et une fondue de poireaux. Des saveurs classiques mais délicieuses.
La frikkeh, ce blé vert torréfié aux accents fumés hérités de la cuisine levantine, s'associe ici avec une générosité toute naturelle au céleri croquant, aux herbes fraîches et aux graines de grenade pour composer une salade d'une beauté et d'une fraîcheur étonnantes. C'est un plat qui voyage, quelque part entre le Liban et une table d'automne ensoleillée, aussi bien à sa place dans un repas végétalien que pour accompagner un agneau rôti ou des mezze variés.
Si vous ne trouvez pas de frikkeh, sachez que le boulgour, l'épeautre ou le petit épeautre cuits al dente feront de très beaux remplaçants, chacun apportant sa propre personnalité à la salade. La mélasse de grenade est la clé de voûte de l'assaisonnement : sa douceur acidulée et légèrement amère lie tous les ingrédients avec une profondeur que le seul citron ne saurait donner. Ajoutez une pincée de flocons de piment d'Alep si vous aimez les notes légèrement épicées, et n'hésitez pas à préparer cette salade un peu à l'avance pour que les saveurs se fondent, en ne parsemant les graines de grenade et les herbes qu'au dernier moment pour préserver tout leur éclat.
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