Renards Gourmets

Renards Gourmets

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Le renard est un animal curieux, rusé, qui sait quand, comment et ce qu’il doit manger. C’est le premier à voir apparaître les asperges champêtres, les morilles, l’ail des ours et les mûres sauvages. En somme le goupil est à l’affût des premiers signes des saisons, en symbiose avec lui-même comme avec la nature. Si c’est un prédateur il ne l’est jamais au hasard ou par cruauté. Il ne tue que ce qui lui est nécessaire et surtout il ne s’alimente que parcimonieusement de viande. A la brutalité du monde nous superposons notre vision de la vie dans une quête perpétuelle du juste, du bon, du beau. Nous sommes des Renards Gourmets.

Recettes de Renards Gourmets

Lièvre à la Royale aux essences de chartreuse
Lièvre à la royale aux essences de chartreuse

Le lièvre à la royale est souvent décrit comme un monument de la gastronomie française. On relate sans cesse la même légende ; celle du vieux Louis XIV, de la perte précoce de ses dents et de ses cuisiniers ingénieux qui inventèrent ce plat royal et mythique. Il faut dire qu’en France lorsqu’il est question de monarchie on pense irrémédiablement à Louis XIV, comme si l’avant et l’après n’avaient pas tout à fait existé. Les articles sur le sujet viennent conclure en parlant d’une prétendue lutte entre la version de Marie- Antoine Carême et celle de Aristide Couteaux (un sénateur semble-t-il​ plus connu pour sa gourmandise que pour la politique qu’il menait. Mais n’est-ce pas là le propre des sénateurs ?). Il est de bon ton, aujourd’hui de prétendre préférer l’une à l’autre. Les techniciens vantent Carême, les puristes du produit et du goût s’acharnent à défendre Couteaux. Rappelons aux profanes que ni l’un ni l’autre ne sont contemporains du vieux Louis. François Pierre de la Varenne et son ouvrage le Cuisinier François ou Pierre de Lune, cuisiniers du Grand Siècle ne font nulle mention de pareille recette. Chez eux les levreaux sont bardés et bien rôtis comme il était d’usage de le faire à la cour de France. Louis les mangeait-il peut-être au pot plutôt qu’à la broche, bien noirs et bien confits mais alors pourquoi parler de lièvre à la royale plutôt que simplement de civet, une recette déjà bien connue ?

Grand minestrone d’automne
Grand minestrone d’automne

Donner une recette de minestrone est une chose impossible. En Italie, chaque région, chaque village, chaque maison possède sa propre recette. Les légumes peuvent y être frais ou sec ou encore un mélange des deux. Le minestrone peut être végétarien ou employer de la charcuterie en grand nombre. Certains sont relevés, d’autres très doux. On y ajoute parfois un fromage local, de l’huile ou non. Des céréales ou une tranche de pain frottée d’ail ou pas du tout. C’est une recette de base que nous préparons de très nombreuses fois du début de l’automne à la fin de l’hiver, nos fondamentaux restent les mêmes mais des détails varient en fonction du marché. Voici plus qu’une recette, une aide culinaire dont on peut à loisir s’inspirer. Cependant un point essentiel demeure, comme toujours, la qualité des ingrédients. Nous sélectionnons nos légumes secs avec un très grand soin, tout comme la charcuterie que nous utilisons ainsi que les légumes de saison. Sur internet on trouver beaucoup de producteurs labellisés Slow-Food qui produisent des légumes et des céréales de très grande qualité, n’hésitez pas à chercher sur internet et à commander des sacs que vous conserverez dans de petites jarres de verre tout au long de la saison. Enfin, le minestrone se réchauffe très bien, nous en préparons toujours pour deux jours.

L’Oreiller des oiseaux
L’oreiller des oiseaux

L'Oreiller des Oiseaux ou Belle Aurore, moutarde de Crémone, salade de Castelfranco. Nous devons le célèbre Oreiller de la Belle Aurore à l’illustre Brillat-Savarin. Son neveu, Lucien Tendret en donne une recette assez précise dans l’ouvrage dédié aux plaisirs de la table de son oncle. Nous avons allégé cet immense monument de la gastronomie française en écartant gibiers à poils et poulardes pour nos focaliser sur les gibiers à plumes. Une version plus rapide d’exécution mais pas nécessairement plus simple.

Escabèche de perdreau de Castille
Escabèche de perdreau de castille

Escabèche de perdreau à la Castillane conservée dans une petite jarre, salmigondis de salades en amertumes, aigre-doux de chanterelles et noix

Cappelletti à la truffe blanche d’Alba
Cappelletti à la truffe blanche d’alba

Cappelletti à la farine de châtaigne, farce gourmande, fin consommé crémé de poule faisane à la fine de cognac, truffe blanche d'Alba. Heureux sont les habitants des Langhe dans le Piémont où abondent truffes blanches, cèpes, châtaignes ou encore noisettes et petits gibiers. L’automne y est une fête gourmande infinie où l’on se régale de ce qu’offre la forêt en abondance. Pour ne rien gâcher c’est aussi là qu’est produit le célèbre Barolo, quoi de meilleur pour accompagner pareilles merveilles sylvestres.

Filet de sanglier et pulenda
Filet de sanglier et pulenda

En Balagne comme en Castagniccia, le châtaignier est surnommé « l’arbre à pain ». Autrefois, chaque maison traditionnelle de pierres grises avait pour plafond un séchoir à châtaignes appelé grataghju et le poêle toujours allumé faisait lentement sécher la dernière récolte de ces extraordinaires fruits épineux qui d’un craquement annonçaient qu’enfin, ils étaient prêts à être moulus sur la pierre pour préparer la célèbre farine de châtaigne. Ces maisons au toits de lauzes sont surnommées « maisons qui fument ». La farine de châtaigne pouvait alors être employée pour préparer des brilluli, une sorte de porridge accompagné de lait frais de brebis ou bien pour la pulenda (ou pulenta). Cette cousine corse de la polenta sert encore aujourd’hui d’accompagnement aux charcuteries grillées ou aux plats en sauce comme la daube de sanglier. Elle se prépare dans de l’eau bouillante avec un bâton en bois exactement comme la polenta. Une fois qu’elle se détache des parois de la casserole, on la dépose sur un linge fariné et on la laisse reposer quelques instants avant de la découper avec un fil blanc, tradition oblige. La chasse aux sanglier est encore très importante en Corse, moment privilégié de l’automne où l’on partage un plat de daube accompagné de pulenda et de champignons sauvages. Nous avons adapté cette recette et cette tradition en utilisant du filet de sanglier et en réalisant la sauce à part.

Cuggiulelle de Balagne à la farine de châtaigne
Cuggiulelle de balagne à la farine de châtaigne

Les cuggiulelle sont de petits biscuits secs typiques de Balagne en Corse du nord (ou Haute-Corse). Chaque famille possède sa propre recette, ainsi on en trouve préparés avec de l’huile de tournesol plutôt que de l’huile d’olive ou encore parfumés d’anis. Ils peuvent être faits avec du sucre ou du miel et même leur nom diffère d’un village à l’autre… Cuggiole, cujuelles ou cuggiulelle. Leur forme peut être carrée ou en losange, certains sont épais, d’autres plus fins. Dans tous les cas ils ne sont pas très riches, se conservent longtemps et sont saupoudrés de sucre. Cuits dans le four à pain communal d’autrefois, certains boulangers arrivaient même à faire saisir le sucre en surface pour qu’une légère croûte de caramel se forme. On parle souvent des cuggiulelle de Zilia juste à côté de Calenzana, c’est là que la recette seraient née ou en tout cas qu’on y aurait préparé les meilleurs. Les matières premières étaient autrefois toujours locales, huile, vin, farine. En Corse aujourd’hui encore ils s’achètent aux poids chez les boulangers mais on en trouve en sachets un peu partout. Ces biscuits sont très faciles à préparer et cela va s’en dire, la recette de la grand mère corse de Morgan est la meilleure. Il n’y à que peu d’ingrédients alors choisissez les avec soins, tout le secret est là ! Nous aimons un vin blanc plutôt sec, une huile fruitée et l’apport de farine de châtaigne donne un parfum incomparable.

Civet de lièvre aux pappardelle
Civet de lièvre aux pappardelle

Le mot pappardelle viendrait probablement du Toscan pappare, cependant les Provençaux en contestent la paternité en affirment que le nom de ces larges bandes de pâtes fraîches aux œufs viendraient du Provençal, papard. Elles étaient ainsi autrefois employées pour chemiser les tourtes et les pâtés, deux préparations qui furent introduites en Italie par les diverses invasions françaises. Aujourd’hui si les pappardelle ont beau être les proches cousines des tagliatelle d’Émilie-Romagne, elles n’en demeurent pas moins invariablement associées à la cuisine toscane. Provençales ou Toscanes, il est néanmoins possible de situer leur origine dès le Moyen-Âge. Plus tard elles seront mentionnées à partir du XIIIe siècle dans le Decameron de Boccacio. Ce dernier conseil de les faire cuire dans un bouillon de chapon. Au XIXe siècle, Niccoló Tommaseo conseille de les apprêter avec un ragoût de lièvre. Cette recette deviendra emblématique dans toute la région. Dans le Latium voisin, ces pâtes sont généralement servies en accompagnement de lapin car ses derniers abondent dans la région. Dans la Maremme en Toscane et où les sangliers sont nombreux, c’est leur chair qui est la plus appréciée pour agrémenter les pappardelle.

Castagnaccio de Toscane et ricotta
Castagnaccio de toscane et ricotta

Octobre est le temps des châtaignes et autrefois ce fruit était célébré de la Toscane aux Cévennes. On comptait de nombreuses fêtes dans les campagnes où la châtaigne prodigieuse était préparée de mille sortes afin que jamais on ne s’en lasse. Depuis elle est tombée malade, est devenue rare et onéreuse, ainsi ceux qui la célèbre encore sont plutôt les nostalgiques et les amoureux d’un temps perdu. Le castagnaccio serait né à Lucca en Toscane des mains d’un dénommé Pilade de Lucques, en tout cas c’est ce que raconta Ortensio Landi dans son « Commentario delle più notabili et mostruose cose d’Italia e di altri luoghi » édité à Venise en 1553. Plus tard il apparaît au XVIe siècle dans les écrits d’un père augustinien. En 1644 dans la Tanara sont détaillés les castagnazzi énumérant les variantes possibles. Enfin Pellegrino Artusi dans sa célèbre « Science en cuisine » précise « Même ici, je ne peux m’empêcher de déclamer contre le peu de penchant que les Italiens ont à l’égard de l’industrie. Dans certaines provinces d’Italie, la farine de châtaigne n’est pas connue et je pense que personne n’a jamais essayé de l’introduire; pourtant, pour le peuple et pour ceux qui n’ont pas peur du vent, c’est un aliment bon marché, sain et nutritif ».

Soupe de châtaigne au lait de brebis
Soupe de châtaigne au lait de brebis

La soupe de châtaignes est un prodigieux mais fastidieux délice automnal. Ces merveilleux fruits substantiels ont nourri les peuples les plus pauvres du Piémont et de Toscane jusqu’à la Corse et les Cévennes avant de devenir aujourd’hui un plaisir rare et onéreux. Cette pitance quotidienne est ainsi devenue synonyme de fête à l’entrée de l’automne. Voici comment la réaliser comme nous aimons la préparer.

Grouse aux essences de cognassier
Grouse aux essences de cognassier

La grouse est un lagopède ou un tétras que l’on trouve à l’état sauvage en Écosse où il y est chassé depuis des siècles par les gourmets du monde entier. Son nom évoque immédiatement une nature brute et sauvage où les grouses se régalent de baies sauvages dans la bruyère. Son goût est particulièrement puissant et continu de se renforcer avec l’âge c’est pourquoi la grouse est souvent consommée à partir du 12 août ou Glorious Twelve et jusqu’à la fin septembre. Passé ce temps elle grandit et son fumet est de plus en plus marqué et amer. Seuls les écossais apprécient sa chair à ce moment là et elle est ainsi consommée jusqu’à la fin de l’année. Passé ce temps, si la grouse parvient à éviter les chasseurs elle continuera de grandir et pourra même atteindre les dimensions et le poids d’un coq de bruyère. Nous aimons l’associer aux coings et aux mûres dont les goûts acides et sucrés viennent équilibrer la chair de la grouse.

Tarte sablée aux figues et au vin rouge
Tarte sablée aux figues et au vin rouge

La tarte Tatin est sans conteste notre tarte favorite. Nous l’aimons avec des pommes bien entendu mais quand arrivent les figues à la fin de l’été et au début de l’automne, nous adorons la préparer ainsi. Elle se déguste avec une crème glacée à la vanille Bourbon ou mieux avec une crème aux feuilles de figuier que l’on laisse infuser. L’amertume des feuilles apporte un vrai plus à la recette. Sinon on peut rester très classique et l’accompagner d’une crème fraîche ou aigre.

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