Il est rond, trapu, d'un orange franc, coiffé d'un pédoncule qui ressemble à un bouchon de liège. Le potimarron est la courge qu'on achète sans se poser de questions, parce qu'il se prête à tout et qu'il tient dans un cabas. Sa chair serrée, peu filandreuse, rappelle la châtaigne, d'où son nom. Atout majeur en cuisine : sa peau fine peut se manger une fois cuite, ce qui évite la corvée de l'épluchage, contrairement à la citrouille à l'écorce épaisse. Velouté, rôti, gratiné ou glissé dans une pâte à gâteau, il accompagne tout l'automne.
Pour bien le choisir, soupesez-le : il doit sembler lourd pour sa taille, avec une peau lisse, mate et uniforme, sans taches molles ni fissures. Un pédoncule bien sec indique un légume mûr qui se conservera longtemps. Entier, il se garde plusieurs semaines dans un endroit frais, sec et aéré, à l'abri de la lumière. Une fois entamé, emballez la part restante dans un film et rangez-la au réfrigérateur, à utiliser dans les jours qui suivent.
Courge d'Hokkaido, cousine des grandes cucurbitacées, sélectionnée au fil du temps pour sa chair dense : découvrez tout ce qu'il faut savoir sur le potimarron, de son histoire à sa cuisine.
Mijoté, frit, tartiné, mixé ou cuit en gâteau : voici sept façons de cuisiner le potimarron, de l'entrée au dessert.
Dans ce curry, le potimarron arrive en dés en fin de recette, pour un quart d'heure de cuisson aux côtés des haricots verts. Il rejoint des cuisses de poulet mijotées dans une sauce à la pâte de curry, au beurre de cacahuète et au lait de coco. Au moment de servir, cacahuètes et coriandre apportent croquant et fraîcheur. Riz, pommes de terre ou lentilles corail l'accompagnent parfaitement.
Ici, la courge passe une heure au four, en quartiers recouverts de papier aluminium, avant d'être plongée dans une pâte à tempura classique, à l'eau pétillante et à la maïzena. Cinq minutes dans l'huile suffisent pour obtenir une enveloppe dorée autour d'une chair moelleuse. On le sert avec un ramequin de Reblochon fondu doucement avec de la crème épaisse sert de trempette.
Rôti en gros cubes avec du quatre-épices, le potimarron devient une tartinade relevée d'échalote, de vinaigre de cidre, de miel et d'ail. Elle s'étale sur des tranches épaisses de pain de campagne, sous un condiment de poire et de gingembre confit et des dés de fromage Bresse Bleu. Une minute sous le gril, quelques cerneaux de noix, et la tartine se partage à l'apéritif comme en entrée.
Alors que s'ouvre la saison des coquilles Saint-Jacques, cette assiette joue la carte de la simplicité. Le potimarron déjà cuit est mixé en purée, puis recouvert de fines lamelles de Saint-Jacques. Un filet d'huile de noix, sel et poivre : quinze minutes de préparation pour une entrée sans cuisson de dernière minute.
Côté sucré, la purée de potimarron, interchangeable avec celle de la butternut, remplace beurre et farine dans ce gâteau. Mêlée au cacao, aux œufs, à l'huile, à la poudre de noisettes et aux noix, elle s'épice comme un pain d'épices. Cinquante minutes au four, ou une heure en cuisson mixte vapeur, donnent un dessert sans gluten bien moelleux
Ce riz sauté fait dorer le potimarron en cubes avec ail et oignon, avant une louche de bouillon pour l'attendrir. Les pousses d'épinards tombent ensuite dans la sauteuse, puis vient le riz thaï. Les noix de cajou torréfiées rappellent tout le peps que les fruits à coque donnent à un plat végétarien. Coriandre fraîche et pointe de curry facultative terminent cette belle assiette.
Sa chair dense résiste : calez le potimarron sur un torchon humide pour qu'il ne roule pas, et tranchez-le en deux avec votre grand couteau favori bien aisuisé, en partant du pédoncule. Les graines et les filaments s'ôtent facilement d'un coup de cuillère à soupe. Inutile de l'éplucher, frottez simplement la peau sous l'eau avec une brosse avant de le couper. Si vous manquez de temps, faites rôtir les deux moitiés entières, face coupée contre la plaque : la chair cuite se récupère facilement pour une purée ou un gâteau. Pour une première approche, le potimarron rôti aux épices montre comment obtenir des quartiers fondants et caramélisés.
Des cucurbitacées qui s'emploient aussi bien dans des plats salés que sucrés.
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