Des idées de recettes de terroir pour vos menus de fêtes ou du quotidien.
Je souhaite un bon ramadan à tous les musulmans du site et souhaiterais si vous le permettez vous faire connaître une particularité de chez nous, la chaméma, orange piquée de clous de girofle ainsi que le cantaloup, petit melon, tous deux symbole de ramadan à Bône tant que la période des oranges est là, jusqu'en juillet et coïncide avec la saison des melons, on en refait à chaque fois que les précédentes sont abîmées, je ne vous raconte pas les senteurs.
Une nouveauté pour ramadan 2019, la tbanjia, plat de viande ce tajine du terroir bônois est à l'origine turc. C'est un mijoté à base de viande d'agneau ou de mouton, gousses d'ail entières et un tant pour tant en oignons et viande avec des pois chiches ou des amandes rôties au beurre.
Marka hlouwa bel kastel, tajine sucré salé aux marrons , recette inédite, typique et exclusive au terroir bônois publiée en 2007 sur mon site pour la première fois sur le net, puis en 2014 sur canalblog, le kastel ou marron est utilisé pour des entremets à ramadan ou pour des cérémonies familiales, il est très consommé en automne là où la récolte est de saison, les plats sucrés salés ont une place de choix sur nos tables, fruits frais et fruits secs y passent.
Ce sont des plats qui viennent en 3 ème ou 4ème position dans un festin selon le nombre plats servis qui vont jusqu'à 7 à 8 plats ( sofra menchya ) "festin dressé", lors de grandes réceptions familiales ou des fêtes.
Qui dit bourek, feuilles de bourek, brik en Algérie, dit Annaba et ramadan car le bourek est typique d'Annaba, une tradition ancestrale transmise de mères en filles, bien sûr que le bourek et brik sont partis en vrac dans la street food, ce que connaissent les Algériens, mais le véritable bourek, brik est feuilles de brik restent l'exclusivité des bônois de souche. Moi fille et fière de l'être du vieux bônois, je me suis attelée à rectifier la donne depuis 2008 et le bourek ou brik annabi n'est pas ce que l'on connait en réalité. Pour commencer , voici la veritable feuilles de bourek confectionnée maison depuis mes ancêtres à ce jour, on ne déroge pas à la règle pour faire rapide . Elle est à base de semoule, sel et eau uniquement, l'ustensile indispensable est en cuivre rouge très lourd, plat ou convexe en forme de dôme, la kaweya et non sni qui est en réalité un plateau pour servir.
Kbeb typique du terroir bônois, recette inédite, un plat de viande d'agneau coupée dans l'épaule de préférence, mijoté dans une sauce et servi parsemé d'oignon émincé et de persil.
Gorssa ou gorsset el hout, galette fine , frite à base de reste de marinade au cumin pour poisson, épicée qui accompagne le poisson frit dans notre tradition, recette inédite que je remonte de l'ancienne cuisine du terroir bônois, préparée par les vieilles familles autochtones de bône.
Gorssa= petite galette fine épicée
Hout= poisson
Une recette inédite publiée en 2008, que je remonte, plat de fèves tendres et artichauts et fenouils testé et approuvé par un très grand nombre sur la toile, un mijoté typique et exclusif à la cuisine du terroir bônois .
Chakchouka du printemps aux oignons verts que mémé préparait dès l'apparition des premiers bourgeons des bigaradiers, à base uniquement de tomates, oignons verts , ail et oeufs et que du bonheur avev un pain ou une galette maison .
Du poisson mariné puis frit, servi avec des oignons confits au vinaigre, plat typique et exclusif à la cuisine du terroir bônois , aussi une recette inédite que je remonte dans mon nouveau blog, un plat de voyage par route, dans le temps les relais manquaient, de plage et de pique nique, se mange idéalement froid.
Un plat de pâtes traditionnelles roulées mains, typiques de la vieille cuisine bônoise, safranées, à l'agneau ou poulet fermier. Plat difficile ce qui explique sa rareté . C'est un plat de fêtes ou de cérémonies familiales et religieuses.
Le matafan, c'est l'une de ces recettes de terroir qu'on aurait tort d'oublier. Né dans les montagnes de Savoie, ce cousin rustique de la crêpe et du pancake tire son nom du patois local — "mate-faim", celui qui tue la faim — et tient largement sa promesse. Généreux, doré, parfumé à la cannelle et aux pommes de saison, il incarne à merveille cette cuisine montagnarde franche et sans chichis, parfaite pour un dimanche matin en famille ou un goûter qui sort de l'ordinaire.
Pour varier les plaisirs, on peut remplacer les pommes par des poires bien mûres ou quelques quetsches en fin d'été, et glisser une pointe de rhum ou de calvados dans la pâte pour une version plus festive. Un voile de sucre glace au moment de servir suffit souvent à tout arranger, mais une cuillerée de crème fraîche épaisse ou un filet de miel de montagne l'élèveront encore d'un cran. Pour une cuisson bien régulière et un cœur moelleux sans bord brûlé, misez sur une poêle à feu moyen et soyez patient avant de retourner : le matafan mérite qu'on lui laisse le temps de se faire.
Le farcement, ou farçon, est l'un de ces plats de terroir qui racontent toute l'histoire d'une région. Né dans les vallées de Savoie, ce gâteau de pommes de terre mêle avec audace le salé du lard fumé et des lardons au sucré généreux des pruneaux et des raisins secs, dans un mariage que seule la montagne pouvait inventer. C'est un plat de patience et de caractère, celui que l'on prépare les jours de grand froid ou de grande tablée, quand on a envie de puiser dans les racines les plus profondes de la cuisine paysanne.
Le génépi, dans lequel trempent longuement les raisins secs, apporte une touche alpine et légèrement florale qui fait toute la différence. La cuisson lente au bain-marie est le secret de sa texture fondante et de ses saveurs bien fondues, alors ne cédez pas à la tentation d'aller trop vite. Servi en tranches épaisses, il s'accompagne idéalement d'une salade verte bien assaisonnée ou d'une charcuterie de montagne, et se réchauffe à merveille le lendemain, peut-être encore meilleur qu'à la sortie du four.
Les œufs en meurette, c'est l'âme de la Bourgogne dans une assiette creuse. Ce plat de terroir généreux, né dans les cuisines paysannes où l'on ne laissait rien perdre — ni le vin, ni le pain rassis — a su traverser les siècles pour s'imposer comme l'une des entrées les plus savoureuses de la cuisine française. La richesse du vin rouge réduit avec lardons, légumes fondus et bouquet garni enveloppe les œufs pochés d'une sauce profonde et veloutée qui réchauffe autant qu'elle régale. C'est le plat idéal pour un dimanche d'hiver ou un dîner convivial où l'on a envie de cuisiner avec amour et simplicité.
Pour sublimer la meurette, choisissez un Bourgogne que vous boiriez volontiers dans le verre — la qualité du vin fait toute la différence dans la sauce finale. Côté pain, une belle tranche de pain de campagne frottée à l'ail et dorée au beurre est indispensable : elle absorbe la sauce et fait de chaque bouchée un plaisir complet. Vous pouvez aussi enrichir la garniture d'une poignée de champignons de Paris sautés, dans la grande tradition bourguignonne. Et si l'extra-fraîcheur des œufs vous importe — elle est absolument capitale pour un pochage réussi — n'hésitez pas à les plonger dans l'eau vinaigrée quelques secondes avant la cuisson pour resserrer le blanc autour du jaune.
La salade liégeoise, c'est l'âme de la cuisine belge dans une assiette creuse : généreuse, sincère, et terriblement réconfortante. Ce mariage de pommes de terre fondantes, de haricots verts croquants et de lardons fumés grésillants dans leur jus est une de ces recettes de terroir qui traversent les générations sans jamais prendre une ride. Elle se sert chaude, idéalement quand les températures baissent et que l'on a envie d'un plat qui fait du bien sans chichi.
Pour sublimer la recette, tout se joue sur la qualité du lard fumé et sur l'acidité bien dosée du vinaigre qui vient réveiller l'ensemble au dernier moment. N'hésitez pas à ajuster selon votre goût, en remplaçant le vinaigre blanc par du vinaigre de cidre pour une touche plus ronde et fruitée. Une généreuse poignée de persil frais haché juste avant de servir apporte la fraîcheur qui équilibre la richesse des lardons. Quelques tranches de pain de campagne grillé à côté, et vous voilà avec un repas complet qui se suffit à lui-même.
Les fleurs de courgettes farcies sont l'un des trésors de la cuisine niçoise, un plat de caractère qui sent bon le marché de la vieille ville et les jardins gorgés de soleil. Délicates et généreuses à la fois, ces fleurs cachent une farce parfumée à la viande, à l'ail et aux herbes fraîches, nappée d'une sauce tomate qui réchauffe le cœur. C'est un plat de saison par excellence, à préparer dès que les courgettes fleurissent au jardin ou chez le maraîcher, et qui transforme le moindre repas du soir en véritable festin méridional.
Pour sublimer ce plat, n'hésitez pas à les accompagner de pâtes fraîches généreusement arrosées du jus de cuisson, comme on le fait traditionnellement à Nice. La courgette trompette, plus douce et moins aqueuse que les variétés courantes, est ici tout indiquée, mais deux courgettes moyennes bien fermes feront parfaitement l'affaire. Pour varier la farce, on peut remplacer la viande hachée par de la brousse ou de la ricotta mélangée à des herbes pour une version végétarienne tout aussi savoureuse. Cueillez les fleurs le matin, quand elles sont encore grandes ouvertes, et travaillez-les rapidement pour profiter de toute leur fraîcheur.
Envie de découvrir ou redécouvrir cette spécialité sucrée à la croûte brulée et au fromage? Testez cette recette de tourteau fromager.
Nous vous présentons un bon plat de cassoulet rassasiant à base de viande et de haricots, très facile à réaliser. La recette est assez légère et bien compatible avec le régime Weight Watchers.
Des tartines de pain de campagne qui sentent bon le terroir, réalisées avec quelques lamelles de pommes, quelques tranches fines de jambon cru, des lamelles de bon camembert, du poivre et du beurre.
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