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Le mafé compte parmi les plats emblématiques du continent africain. Originaire du Mali, ce mets généreux se compose d’une sauce onctueuse à base de pâte d’arachide, mijotée longuement avec de la viande et parfois quelques légumes.
En Afrique subsaharienne, on le déguste traditionnellement au déjeuner, souvent préparé avec de la viande de mouton et accompagné de riz blanc cassé deux fois. Selon les régions et les saisons, on y ajoute des carottes, du chou, de la patate douce ou encore du gombo.
Sa cuisson lente et patiente permet de libérer toute la richesse aromatique de la cacahuète, pour un plat à la fois réconfortant, savoureux et profondément enraciné dans la culture africaine.
Le tawook est un plat populaire du Moyen-Orient, dont l’origine remonte aux traditions culinaires de l’Empire ottoman et des cuisines levantines. Son nom vient de l’arabe “tawuq”, qui signifie simplement “poulet”. À l’origine, il s’agissait de morceaux de poulet marinés dans des épices et du yaourt, puis grillés ou cuits dans des sauces riches pour être servis avec du pain ou du riz.
En Irak, le tawook a évolué pour devenir un plat familial très apprécié : le poulet est mijoté dans une sauce parfumée aux tomates, aux épices et parfois aux herbes fraîches, de manière à créer une sauce onctueuse dans laquelle on trempe du pain plat. Il symbolise la convivialité et le partage : la famille se réunit autour de la marmite, et chacun savoure la sauce en la trempant dans le pain, une pratique qui rappelle l’importance du repas comme moment de lien social.
Le tawook a traversé les frontières du Moyen-Orient et est aujourd’hui connu dans de nombreux pays, adapté aux goûts locaux mais toujours associé à la générosité et à la chaleur des cuisines orientales.
« Un art de laisser exhaler sucs et fumets, et confire pendant des heures viandes ou poissons dans de vieux pots. Le mot berbère « tajine », dérivé, comme le « tian » provençal, du grec « têganon » qui signifie « plat en terre », renvoie autant à la recette marocaine qu’à l’ustensile de cuisson, une sorte d’assiette creuse en argile, surmontée d’un couvercle conique, qui n’est pas sans rappeler un chapeau de sorcière.
Or il y a quelque chose de magique dans la préparation, d’une simplicité merveilleuse. Il suffit de placer les ingrédients de son choix dans cet étrange faitout, de poser celui-ci directement sur la braise ou sur un « kanoun » (brasero typique), et enfin de s’armer de patience. Le charme va opérer. Lentement. Pas besoin d’eau, de matière grasse ou autre artifice : les vapeurs dégagées par la cuisson à feu doux montent le long du cône en terre cuite, puis retombent au fond du plat, humectant les aliments…
Et, abracadabra, les chairs deviennent fondantes, les saveurs gagnent en puissance et se marient avec grâce, les pruneaux ou les dattes avec l’agneau, les citrons ou les olives avec le poulet, les œufs ou les tomates avec les « kefta » (boulettes de bœuf). Sans oublier, bien sûr, ces épices orientales – safran, gingembre, poivre, coriandre, cannelle, cumin… – qui enchantent le tout. Certaines prêtresses de la gastronomie marocaine ajoutent même quelques larmes de miel.
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