Cette recette nous vient de Géorgie. Ce plat est servi froid mais je l'ai plutôt servi chaud avec du riz. Il s'agit de faire cuire des filets de poulet et de les accompagner d'une sauce aux noix. SATSIVI signifie « froid » en géorgien. Il est aussi est un des plus caractéristiques de table de la Noel.
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« Un art de laisser exhaler sucs et fumets, et confire pendant des heures viandes ou poissons dans de vieux pots. Le mot berbère « tajine », dérivé, comme le « tian » provençal, du grec « têganon » qui signifie « plat en terre », renvoie autant à la recette marocaine qu’à l’ustensile de cuisson, une sorte d’assiette creuse en argile, surmontée d’un couvercle conique, qui n’est pas sans rappeler un chapeau de sorcière.
Or il y a quelque chose de magique dans la préparation, d’une simplicité merveilleuse. Il suffit de placer les ingrédients de son choix dans cet étrange faitout, de poser celui-ci directement sur la braise ou sur un « kanoun » (brasero typique), et enfin de s’armer de patience. Le charme va opérer. Lentement. Pas besoin d’eau, de matière grasse ou autre artifice : les vapeurs dégagées par la cuisson à feu doux montent le long du cône en terre cuite, puis retombent au fond du plat, humectant les aliments…
Et, abracadabra, les chairs deviennent fondantes, les saveurs gagnent en puissance et se marient avec grâce, les pruneaux ou les dattes avec l’agneau, les citrons ou les olives avec le poulet, les œufs ou les tomates avec les « kefta » (boulettes de bœuf). Sans oublier, bien sûr, ces épices orientales – safran, gingembre, poivre, coriandre, cannelle, cumin… – qui enchantent le tout. Certaines prêtresses de la gastronomie marocaine ajoutent même quelques larmes de miel.
Le Nyama Choma, littéralement « viande grillée » en swahili, est bien plus qu’un simple plat : c’est une véritable institution culinaire et culturelle en Afrique de l’Est, particulièrement au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.
Au-delà de la dégustation, le Nyama Choma est synonyme de partage, convivialité et fête. On le prépare traditionnellement à base de viande de chèvre ou de bœuf, grillée lentement sur un feu de bois ou un barbecue, souvent accompagnée de kachumbari (salade de tomates, oignons et piments) et d’ugali (semoule de maïs).
Plus qu’une recette, c’est une expérience sociale qui rassemble familles et amis autour de la braise, dans une ambiance détendue, rythmée par les rires, les discussions, et parfois la musique.
Le mot « moambé » vient du kikongo, langue bantoue parlée en Afrique centrale, et signifie « huile de palme » ou « pâte de palme rouge », ingrédient phare de ce plat traditionnel. Inspirée des pratiques culinaires bantoues, la recette repose sur les produits de la forêt : huile de palme, pâte d’arachide, épices, feuilles locales…
L’arachide, introduite par les Portugais, a enrichi la préparation. En Angola, le plat a évolué en « muamba de galinha », un poulet mijoté devenu emblématique de la cuisine afro-portugaise, symbole d’un métissage culturel et culinaire.
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