Il y a des bouteilles qui racontent des histoires. Le rhum arrangé coco vanille est l'une d'elles. Mon trésor de l'été, ma carte postale liquide de la Réunion (974).
Ce qu'il faut ? Presque rien. Un bon rhum blanc, une noix de coco fraîche coupée en lamelles, une gousse de vanille fendue pour libérer ses grains noirs et parfumés. On verse, on bouche, et on oublie. Le temps fait le reste.
J'aime ce moment rituel : la noix de coco qu'on fend, la vanille qu'on gratte, le rhum qui prend sa couleur dorée au fil des semaines. Au début, je secoue la bouteille chaque matin en buvant mon café, comme pour lui dire bonjour. Puis j'oublie un peu. Et c'est là que la magie opère.
Au bout de deux ou trois mois, l'ouverture est une fête. L'odeur du coco crémeux, la vanille profonde, la chaleur du rhum qui lie le tout. On sert frais, mais pas glacé, le froid tue les arômes. On déguste en digestif, en apéritif avec des bouchées sucrées, ou simplement à la fin d'un repas entre amis, quand la conversation s'allonge.