La soupe « Philip Glass » se pense comme une œuvre à part entière, à la frontière du goût et de l’esthétique. Elle puise son inspiration dans le courant minimaliste cher au compositeur, fondé sur la répétition, la progression lente et les variations presque imperceptibles. Une musique qui ne cherche pas l’effet, mais l’installation d’un climat, d’un état de concentration douce, où chaque nuance compte.
Dans cet esprit, la soupe devient une partition culinaire épurée. Totalement blanche, presque monochrome, elle évoque une forme de pureté volontaire. La texture est lisse, enveloppante, sans rupture. En bouche, le chou-fleur s’exprime pleinement, soutenu par des ingrédients choisis pour accompagner sans détourner : pomme de terre pour la rondeur, lait pour la douceur, oignon pour la structure. Rien de superflu, rien de démonstratif. Juste une succession de variations subtiles autour d’un même thème, jusqu’à créer une harmonie calme et presque méditative.