Quand les mirabelles arrivent par cagettes entières, sucrées, juteuses et à peine tachetées de roux, c'est le signal : il est temps de sortir le moule à tarte. Cette tarte aux prunes est celle des goûters d'enfance et des fins de repas en famille, avec sa pâte dorée et ses fruits qui éclatent de jus à la cuisson. Ici, pas de beurre ni d'œufs, et pourtant rien ne manque : la margarine ou le beurre vegan donne une pâte souple et friable, et les mirabelles font tout le reste du travail.
La poudre d'amande dispersée sur le fond de tarte est l'astuce qui change tout : elle absorbe le jus des fruits et évite que la pâte ne détrempe, tout en apportant une note douce qui s'accorde parfaitement avec l'acidité des prunes. Si les mirabelles sont passées, les quetsches, les reines-claudes ou les prunes rouges bien mûres prennent le relais sans difficulté, simplement coupées en quartiers et rangées serrées. Un soupçon de cannelle ou quelques gouttes d'eau-de-vie de mirabelle dans le sucre de finition feront plaisir aux gourmands. Elle se déguste tiède, quand les fruits sont encore brillants, ou froide le lendemain, quand la pâte a repris tout son croquant.
Voir la recetteOui, les quetsches, les reines-claudes ou les abricots fonctionnent très bien avec cette base de pâte. Pour les fruits plus juteux comme les quetsches, rangez-les bien serrés, face coupée vers le haut, pour limiter le jus au fond de la tarte.
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Cette musique est parfaite pour préparer ou déguster cette recette !
Avec cette tarte aux mirabelles, un Jurançon moelleux ou un Coteaux du Layon frais répond à l'acidité des fruits sans écraser leur parfum. Sans alcool, une infusion de verveine légèrement citronnée, servie tiède, joue la même carte de fraîcheur.
Amande et Basilic partage également ces recettes.
La pomme au four fait partie de ces desserts qui sentent bon le dimanche en famille, la cuisine qui embaume et le réconfort des beaux jours qui s'en vont. Ici, la Reinette grise du Canada — cette pomme rustique et légèrement acidulée — se prête à merveille à l'exercice, sa chair fondante à la cuisson formant un écrin parfait pour un topping croustillant aux saveurs de sirop d'érable et de cassis. Un dessert 100 % végane qui prouve, s'il le fallait encore, que générosité et gourmandise n'ont pas besoin de beurre ni d'œufs pour s'exprimer.
D'autres variétés de pommes à cuire feront très bien l'affaire — une Belle de Boskoop ou une Granny Smith apporteront une belle vivacité — et les baies de cassis peuvent aisément être remplacées par des canneberges, des myrtilles ou des raisins secs gonflés au rhum pour les versions moins strictement véganes. Le rapadura ou le muscovado, avec leurs notes de mélasse, sont ici de vrais alliés aromatiques : évitez de les substituer par du sucre blanc qui aplatirait le profil gustatif. Ces pommes se dégustent tièdes, accompagnées d'une boule de glace à la vanille ou d'une crème de coco légèrement fouettée, et se réchauffent très bien le lendemain au four quelques minutes à basse température.
Comme je ne peux et ne souhaite pas manger un trifle tous les trois jours, ni vous proposer une recette de steak de tofu accompagné de mûres, j’ai opté pour un dessert beaucoup plus raisonnable cette semaine, une salade de fruits au sirop de réglisse. À consommer avec plaisir et sans modération.
La courge spaghetti est un légume qui ne cesse d'étonner : une fois rôtie au four, sa chair se détache en longs filaments dorés qui rappellent irrésistiblement des pâtes maison. Associée à des champignons sauvages fondants et à une touche de crème végétale parfumée au persil, elle devient un plat d'automne généreux et réconfortant, idéal pour les soirs de semaine où l'on veut cuisiner vrai sans se compliquer la vie. Économique, naturellement vegan et de saison, cette recette est une belle façon de mettre les légumes à l'honneur.
Pour les champignons, laissez-vous guider par le marché ou la cueillette du moment : girolles, pleurotes, champignons de Paris ou un mélange de forestiers, tous s'accordent à merveille avec la douceur neutre de la courge. Si vous souhaitez une version encore plus gourmande, quelques copeaux de parmesan ou une poignée de noisettes torréfiées glissées au dernier moment apporteront du caractère et du croquant. La courge spaghetti se conserve très bien entière à température ambiante plusieurs semaines, alors profitez-en pour en avoir toujours une d'avance dans votre cuisine d'automne.
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