Une recette typique de la MartiniUe à base de haricots rouges et de viande salée auxquels sont ajoutés des dombrés.
Voir la recetteCette vidéo s'affichera dans une nouvelle fenêtre.
Cette musique est parfaite pour préparer ou déguster cette recette !
Chef Simon dans votre boite mail !
Recevez gratuitement recettes, tutos, infos produits, accords vins, etc.
Votre adresse sert uniquement à vous envoyer la newsletter de Chef Simon. Désinscription en un clic, aucun suivi d'ouverture ni de clic. Vos données et vos droits
Sweet Kwisine partage également ces recettes.
Les massissis à la viande salée, c'est l'un de ces plats qui racontent une cuisine de caractère, celle des Antilles, où l'on sait transformer des ingrédients simples en quelque chose d'absolument savoureux. Queues de cochon et petit salé se fondent ici dans un bouillon parfumé au bois d'Inde, à la cébette et à l'ail, tandis que le massissi — ce chou tendre et délicat — absorbe tous ces arômes pour devenir fondant et goûteux. C'est un plat de partage, de ceux que l'on prépare le dimanche ou pour les grandes tablées familiales, quand on a le temps de laisser mijoter et que l'odeur envahit doucement toute la maison.
Si vous ne trouvez pas de massissis chez votre primeur antillais, un chou blanc ou un chou pommé bien ferme fera parfaitement l'affaire sans trahir l'esprit du plat. La dachine apporte une texture douce et légèrement farineuse qui lie l'ensemble, mais on peut la remplacer par des patates douces ou du taro selon les disponibilités. Pour sublimer le bouillon, n'hésitez pas à laisser le bouquet garni infuser longtemps à feu doux, et à relever d'un filet de jus de citron vert en fin de cuisson pour apporter cette pointe de fraîcheur acidulée qui réveille tout le plat.
Le calalou appartient à ces plats qui racontent une île entière dans une seule cuillerée. Né des jardins créoles où poussaient en désordre les herbages, les jeunes feuilles de dachine (le madère en Guadeloupe, le taro ailleurs) et les gombos, il se contentait de la chair du moment : un crabe, quelques écrevisses de rivière, un morceau de morue ou, comme ici, des queues de cochon salées. C'est une soupe généreuse, verte et liée naturellement, que l'on sert en plat du dimanche comme en repas de famille, avec cette chaleur discrète du piment et du bois d'Inde.
Le giraumon apporte le velouté et la douceur, les gombos la liaison soyeuse : inutile d'ajouter farine ou crème, la nature fait le travail. Les salaisons doivent impérativement être dessalées à l'eau bouillante avant d'entrer dans la marmite, faute de quoi tout le plat en pâtira. Servez le calalou bien chaud sur du riz blanc, avec un quartier de citron vert à presser au dernier moment et le piment entier posé à côté, pour que chacun dose son ardeur. Il se réchauffe très bien le lendemain, en s'épaississant encore un peu.
Aujourd’hui, une petite soupe toute douce. Je l’ai goûtée à la cantine du bureau (oui, oui, on y mange des bonnes choses et même des potages). Une soupe, à base de christophines, de crème et de vin blanc! Dans la version originale, il y avait un peu de viande salée et c’était succulent. Dans ma version à moi, pas de viande salée. Un velouté pour les vegans donc… mais qui aiment le vin
ChefSimon.com 2026. Tous droits réservés.
Imprimé depuis ChefSimon.com — https://chefsimon.com/gourmets/sweet-kwisine/recettes/les-dombres-haricots-rouges-et-viande-salee