Les cuisines du Chef Simon et des Gourmets du Club ne ferment jamais. Retrouvez ici en permanence nos dernières publications.
Voilà un crumble qui quitte le registre du dessert pour s'installer au centre de la table. La patate douce rôtie au four développe une douceur presque caramélisée que la fêta vient contrarier de sa pointe salée et lactée, pendant que la crème infusée au romarin parfume l'ensemble d'une note résineuse discrète. Au-dessus, la pâte sableuse aux noisettes apporte ce croustillant doré qui fait tout le plaisir du plat. C'est une recette d'automne et d'hiver, parfaite en plat végétarien un soir de semaine ou en accompagnement d'une volaille rôtie le dimanche.
Torréfiez les noisettes entières quelques minutes à la poêle avant de les concasser : leur arôme grillé en sera nettement plus franc. Le romarin peut céder sa place au thym, à la sauge ou même à une pincée de cumin si vous aimez les accents plus chauds, et la fêta se remplace volontiers par un chèvre frais ou un bleu doux pour une version plus corsée. Préparez la pâte à crumble à l'avance et gardez-la au congélateur en sachet : elle s'émiette directement gelée sur la préparation et dore encore mieux. Servez bien chaud, avec une salade de mâche relevée d'une vinaigrette à l'huile de noisette.
Ce cheesecake sans cuisson allie une base croustillante au cacao, un croustillant praliné noisette savoureux et une crème vanille onctueuse. Chaque couche apporte sa texture et son goût distinctif pour un dessert léger et gourmand. Facile à préparer et réfrigéré quelques heures, il séduira vos convives à coup sûr.
Cette soupe aux brocolis rôtis offre une saveur profonde grâce à la cuisson au four qui caramélise les légumes. L'épice zaatar lui confère une dimension orientale subtile, tandis que la crème apaise l'ensemble. Les tartines au cheddar doré complètent parfaitement ce repas automnale généreux, transformant la soupe en un plat complet et réconfortant pour vos soirées.
Pas de poisson frais dans ce thiébou : uniquement du guedj, ce poisson qu'on a appris à conserver. C'est là toute sa magie. Le guedj yass, silure séché, en est la vedette. Fin et délicat, c'est le seul guedj qui ne reçoit aucun sel : il se garde grâce à son propre gras, à l'humidité et à la chaleur.
Accompagné d'un morceau de guedj beurre et d'un kéthiakh, il donne au riz toute la profondeur de la mer. « Bou khonk » signifie « rouge » au Sénégale. Le riz mijote dans une sauce tomate jusqu'à prendre sa teinte rouge-orangé, grain après grain, avec des niébés. Rare et précieux, le yass est le trophée du plat. Il ne cuit que 10 minutes, puis trône au centre, bien en vue de tous les convives.
Un menu léger pour garder de la place pour le gâteau renversé
Cette recette grecque associe des crevettes cuites dans une sauce tomate généreuse aux tomates séchées et au paprika, puis servies sur un lit de yaourt grec aromatisé au fenouil frais et aux zestes d'agrumes. Le contraste entre la chaleur épicée de la sauce et la fraîcheur crémeuse du yaourt crée une harmonie savoureuse. Un plat gourmand et facile à préparer, parfait en entrée ou à accompagner de riz ou de pâtes pour un repas complet.
Le chili oil, c'est ce petit pot rouge posé sur toutes les tables d'Asie, celui dans lequel on plonge la cuillère sans réfléchir dès que le plat manque un peu de caractère. Son secret tient moins au piment qu'à la ronde d'épices qui l'accompagne : badiane, cannelle de Chine, girofle, laurier et surtout le poivre de Sichuan avec son picotement si reconnaissable. L'huile chaude vient réveiller tout ce petit monde et se charge de parfums en quelques minutes. Une fois le bocal en place dans le placard, difficile de s'en passer.
Il s'utilise partout : sur des nouilles sautées, des raviolis vapeur, un bol de riz tiède, une soupe, mais aussi sur une simple burrata ou des légumes rôtis, là où sa chaleur parfumée fait des merveilles hors de son terrain d'origine. Jouez sur la quantité de flocons de piment selon votre tolérance, et pensez à surveiller la température de l'huile : trop chaude, elle brûle les épices et donne de l'amertume. Conservé au frais dans un bocal propre, à l'abri de la lumière, il se garde plusieurs semaines et gagne même en profondeur les premiers jours.
Ce quatre quart à la fleur d'oranger sublime la recette classique avec une délicate note parfumée. Fondant et doré, enrichi de beurre généreux, ce gâteau révèle toute sa saveur le lendemain. Facile à préparer, il accompagne idéalement le thé ou le café de l'après-midi.
Le potiron entre en scène !
Il y a des plats qui annoncent immédiatement la couleur d'un grand repas, et la cassolette de fruits de mer en fait partie. Noix de Saint-Jacques nacrées, crevettes roses et champignons de Paris réunis dans une sauce crémeuse relevée d'une pointe de Noilly Prat : voilà une entrée chaude qui rassure autant qu'elle fait plaisir, servie dans son petit plat individuel joliment doré au sortir du four. C'est la recette des fêtes de fin d'année par excellence, de celles que l'on prépare en avance pour profiter de ses invités.
Le Noilly Prat apporte ici une amertume aromatique qui empêche la crème de devenir lourde ; un vin blanc sec bien vif jouera le même rôle si vous n'en avez pas sous la main. Surveillez la cuisson des Saint-Jacques : elles terminent de cuire sous le gril, et quelques secondes de trop suffisent à les rendre caoutchouteuses. Vous pouvez monter les cassolettes le matin et les garder au frais, il ne restera qu'à les gratiner au dernier moment. Un riz pilaf ou simplement du pain grillé pour saucer, et le tour est joué.
Il y a des bouteilles qui racontent des histoires. Le rhum arrangé coco vanille est l'une d'elles. Mon trésor de l'été, ma carte postale liquide de la Réunion (974).
Ce qu'il faut ? Presque rien. Un bon rhum blanc, une noix de coco fraîche coupée en lamelles, une gousse de vanille fendue pour libérer ses grains noirs et parfumés. On verse, on bouche, et on oublie. Le temps fait le reste.
J'aime ce moment rituel : la noix de coco qu'on fend, la vanille qu'on gratte, le rhum qui prend sa couleur dorée au fil des semaines. Au début, je secoue la bouteille chaque matin en buvant mon café, comme pour lui dire bonjour. Puis j'oublie un peu. Et c'est là que la magie opère.
Au bout de deux ou trois mois, l'ouverture est une fête. L'odeur du coco crémeux, la vanille profonde, la chaleur du rhum qui lie le tout. On sert frais, mais pas glacé, le froid tue les arômes. On déguste en digestif, en apéritif avec des bouchées sucrées, ou simplement à la fin d'un repas entre amis, quand la conversation s'allonge.
Il y a quelque chose de particulièrement satisfaisant à préparer soi-même ses pains à hot-dog. Certes, les pains industriels ont l’avantage d’être pratiques et de se conserver facilement, mais lorsqu’on prend le temps de les faire maison, on découvre une tout autre texture : une mie douce et moelleuse, une croûte fine, un parfum de pain fraîchement cuit… et surtout, le plaisir de savoir exactement ce que l’on met dedans. Faire ses pains à hot-dog maison demande certes un peu de temps, mais le résultat en vaut vraiment la peine.
Une recette gourmande qui réinvente le wrap classique en remplaçant la tortilla par une galette de pommes de terre croustillante. Combinée au poulet pané croustillant, au fromage fondant et à la sauce pommes-frites, cette création offre un contraste de textures savoureux. Parfait pour un dîner réconfortant et original qui plaira aux amateurs de fast-food maison.
Quand le chou-fleur se prend pour un riz cantonais...
Cette salade composée allie la viande de bœuf tendre à une belle palette de légumes frais : maïs, concombre, tomates cerise, avocats et radis. La sauce aux herbes, à base de yaourt grec et d'huile d'olive, apporte une touche méditerranéenne délicate. Un plat léger et savoureux, idéal pour un déjeuner équilibré.
Le crumble est le dessert qu'on croit impossible à rater : des fruits, un peu de beurre, de la farine, du sucre, et hop au four. Et pourtant, c'est l'un de ceux qui déçoit le plus souvent, avec ce dessus qui ressort mou, pâteux, presque gorgé d'eau, alors qu'on attendait un croustillant qui craque sous la cuillère.
Je propose aujourd’hui une version allégée de la blanquette, réalisée avec des escalopes de dinde. Le plat se prête parfaitement à un repas du dimanche, accompagné de légumes de saison. La sauce au vin blanc apporte la rondeur de la tradition tout en restant légère.
Le cassoulet est de ces plats qui rassemblent, de ceux qu'on attend tout l'hiver et qu'on mange lentement, le coude sur la table. Cette version raccourcie en garde l'âme : la cuisse de canard confite, dorée et fondante, les haricots blancs crémeux, les légumes et les aromates qui parfument le tout. Elle ne prétend pas rivaliser avec le cassoulet de Castelnaudary et ses vingt-quatre heures de préparation, mais elle en offre le réconfort un soir de semaine ou lors d'un déjeuner dominical improvisé, quand l'envie de Sud-Ouest se fait pressante.
Voilà un plat qui sent bon le Sud-Ouest et les étals gorgés de couleurs de la fin d'été, quand les poivrons rouges et verts arrivent enfin à maturité. Le poulet basquaise, c'est la générosité même : une viande fondante qui s'imprègne longuement d'une sauce épaisse et parfumée, relevée d'une pointe de paprika. C'est le genre de plat mijoté que l'on pose au centre de la table un dimanche, pour une tablée nombreuse et un repas qui s'étire.
Le riz blanc reste l'accompagnement le plus juste, il boit la sauce sans lui faire d'ombre, mais des pommes de terre vapeur ou un simple morceau de pain de campagne font aussi très bien l'affaire.
Il y a des plats qui sentent la maison et le temps qui s'étire : le poulet rôti du dimanche en fait partie. Celui-ci prend un petit air de Provence avec ses herbes, son huile d'olive et sa farce rustique de pain de campagne à l'ail et aux olives noires, qui s'imprègne des jus de cuisson et devient presque le meilleur morceau. C'est le genre de plat qu'on pose au centre de la table, entier et doré, avant de le découper devant tout le monde, avec les pommes de terre qui crépitent encore dans le plat.
La réussite tient à deux choses : un poulet de qualité, fermier si possible, et un arrosage régulier pendant la cuisson pour garder la chair moelleuse sous une peau bien croustillante. Les pommes de terre peuvent cuire directement autour de la volaille pour capter tous les sucs, ou être passées à part pour rester plus croquantes, question de goût.
Chef Simon dans votre boite mail !
Recevez gratuitement recettes, tutos, infos produits, accords vins, etc.
ChefSimon.com 2026. Tous droits réservés. v4.2