Des idées par Un peu gay dans les coings pour vos menus de fêtes ou repas du quotidien.
Poulet vapeur à la chinoise, avec du maquereau salé pour un supplément d'umami. C'est non seulement très original (on est peu habitués au poulet cuit vapeur avec sa peau, alors que ça fonctionne très bien) mais surtout délicieux: le jus de cuisson vapeur est à lui seul un concentré de saveurs, qui fait merveille avec un bol de riz et des épinards ou des bettes sautées par exemple.
Le kare raisu, c'est l'âme du Japon dans une assiette — ce curry maison servi sur un lit de riz blanc est le plat préféré des écoliers comme des grands-mères, une recette ancrée dans la vie quotidienne japonaise depuis plus d'un siècle. Bien loin du curry indien ou thaï, sa sauce épaisse et veloutée, légèrement sucrée par les oignons longuement caramélisés, enveloppe les légumes et les lardons d'une douceur irrésistible. C'est le genre de plat qu'on prépare un dimanche pour que toute la maison sente bon, celui qui réchauffe autant le cœur que le corps.
La touche de gingembre frais et l'huile de sésame apportent une profondeur aromatique subtile, et un nuage de garam masala au moment de servir relève l'ensemble avec élégance. Vous pouvez facilement adapter les légumes selon la saison — panais, courge butternut ou champignons shiitakés s'intègrent parfaitement dans ce mijoté généreux. Les lardons peuvent céder la place à du bœuf coupé en cubes ou à une version entièrement végétarienne avec des pois chiches. Comme tous les bons mijotés, ce curry est encore meilleur réchauffé le lendemain, une fois que les saveurs ont eu le temps de se marier pleinement.
Ce 'gevulde speculaas' comme on dit en VO, cache un coeur de massepain sous une couche de spéculoos tendre. Irrésistible ! Une spécialité de Belgique et des Pays-Bas.
Cette "licor de leite" portugaise est traditionnellement préparée pour Noël dans les Açores. Comme pour un punch
clarifié, on a le goût du lait sans en avoir la substance.
Chez mes parents, l'andouille, c'est quasi exclusivement froid en charcuterie ou chaud sur les galettes de blé noir. C'est ce qui m'a donné l'idée de ces tacos mi-mexicains mi-bretons. Si vous n'aimez pas l'andouille, vous pouvez utiliser du saumon fumé.
Les moules pimentées à la coréenne, c'est la rencontre inattendue et délicieuse entre un grand classique de nos tables de bord de mer et les saveurs profondes et envoûtantes de la cuisine coréenne. Le gochujang, cette pâte de piment fermentée au caractère bien trempé, se mêle au miel et à la sauce soja pour créer une sauce à la fois puissante, sucrée et umami, qui sublime la chair iodée des moules. Un plat rapide, généreux, parfait pour un dîner entre amis qui sort des sentiers battus.
Pour accompagner ces moules, rien de tel qu'un bon pain de campagne grillé pour saucer généreusement le bouillon épicé, ou quelques nouilles de riz plongées directement dedans pour un repas complet aux allures de soupe coréenne. Si vous souhaitez tempérer le feu du piment, une touche de lait de coco dans le bouillon adoucit l'ensemble sans effacer le caractère du plat. Le niveau de chaleur se règle facilement en ajustant la quantité de paillettes de piment coréen, ce qui en fait une recette accessible à toute la tablée, des amateurs de sensations fortes aux palais plus sensibles.
Macaroni aux algues nori, à l'ail et à la crème... des macanori en somme ! Une assiette de pâtes tout à fait réconfortante, à laquelle le nori apporte sa touche marine si typique. Une vraie bonne idée d'Eric Kim!
Voici un cocktail hommage au poète écossais romantique Robert Burns, au doux parfum de whisky adouci par du vermouth et un peu de liqueur. Deux versions testées mais celle-ci est notre préférée. Découvrez-la vite !
Il y a les galettes des rois à la frangipane, et puis il y a celle-ci, bien bretonne, bien beurrée, qui sent bon le sablé chaud et les traditions du bout du monde. Généreuse et sans chichis, elle se prépare avec les mains, directement sur le plan de travail, et c'est déjà tout un plaisir. À servir en famille pour l'Épiphanie, elle n'a pas besoin de couronne pour imposer sa majesté.
Ce qui rend cette galette si attachante, c'est justement sa simplicité et la liberté qu'elle laisse : un trait de rhum pour les uns, quelques gouttes d'amande amère pour les autres, ou même du kirsch pour varier les plaisirs. Les plus gourmands oseront la version noix de coco, en remplaçant une partie de la farine par de la noix de coco râpée, pour un résultat encore plus parfumé qui rappelle les escapades sous les tropiques. N'oubliez pas de glisser la fève avant d'enfourner, et de dorer généreusement la surface au jaune d'œuf pour obtenir cette belle croûte ambrée qui croustille sous la dent.
Cette année, la galette bretonne fait un arrêt au Liban avec du sésame (sous forme de tahiné et de grains de sésame) et du raisin (sous forme de mélasse de raisin et de raisins de Corinthe), une association classique au pays du Cèdre qui fonctionne très bien dans cette galette : le sésame apporte sa lègère amertume fumée et le raisin sa douceur sucrée.
Le gammon, ce jambon anglais à l'os que l'on fait mijoter avant de le rôtir, est une pièce de choix pour les grandes tablées de fin d'année. Ce qui le rend irrésistible ici, c'est le badigeon épicé qui l'enrobe avant de passer au four : le bitter — qu'il soit Angostura ou fait maison — apporte une amertume aromatique subtile qui contraste à merveille avec le miel et réveille les épices douces comme la coriandre et le fenugrec. C'est un plat de fête au sens plein du terme, généreux, parfumé, et terriblement séduisant à sortir du four.
Servi chaud, ce jambon rôti se marie à la perfection avec une purée de patates douces, des légumes racines rôtis ou une choucroute douce. Froid, il est tout aussi remarquable tranché finement sur un buffet de Noël, accompagné de condiments relevés comme une moutarde à l'ancienne ou une compotée d'oignons. N'hésitez pas à faire varier les épices selon vos envies — un peu de cannelle ou de quatre-épices glissés dans le mélange lui donnent un tour encore plus festif. Les restes, s'il en reste, se glissent à merveille dans un sandwich ou une quiche du lendemain.
Un cookie délicatement parfumé, joliment doré et séduisant, à la texture légèrement croquante à l'extérieur avec un intérieur moelleux. La vanille apporte tout sa douceur, tandis que le sumac donne une note acidulée très agréable (mais difficile à reconnaître). Parfait pour le goûter.
Ce sorbet de coings au cidre est idéal pour proposer un trou normand original à vos convives, avec du calvados ou de l'eau de vie de coings par exemple !
Une façon épatante de transformer un simple steak en voyage exotique vers les Philippines, avec quelques ingrédients seulement : sauce soja, jus de citron vert et oignon doux. Avec du riz en accompagnement, c’est vite prêt et tout à fait délicieux.
Le steam pudding est l'un des grands plats réconfortants de la cuisine anglaise, oublié sur le continent mais qui mérite largement qu'on s'y intéresse. Dans cette version généreuse et parfumée, l'agneau mijoté au cidre fermier se marie à la douceur des figues séchées et à la chaleur du pimenton fumé, le tout enveloppé dans une pâte moelleuse cuite à la vapeur. C'est un plat de saison froide par excellence, idéal pour un dimanche d'automne ou d'hiver où l'on a envie de cuisiner quelque chose de vrai, de nourrissant et d'un peu inattendu.
Pour le suet, ingrédient phare de la pâtisserie britannique, ne vous laissez pas intimider si vous n'en trouvez pas facilement : du lard très froid passé à la grosse râpe ou de la margarine feront très bien l'affaire. Côté accompagnements, une purée de pommes de terre beurrée ou des légumes racines rôtis s'imposent naturellement pour compléter ce plat tout en rondeur. Vous pouvez aussi jouer sur les épices en ajoutant une pointe de cannelle ou de cumin pour accentuer le caractère oriental que les figues apportent déjà. Pensez enfin à préparer un peu plus de garniture que nécessaire : réchauffée le lendemain avec un fond de cidre, elle n'en sera que meilleure.
Hünkar beğendi : le délice du sultan, un grand classique de la cuisine turque: de l'agneau en petits cubes mijoté avec simplement un peu de tomate et d'oignon (pas d'épice à part un peu de poivre), servi sur un lit de purée d'aubergines crémeuse.
Le poulpe mijote longuement jusqu'à être bien tendre dans une sauce à base de vin blanc et de tomates, et l'addition des coings dorés en touche finale apporte une note légèrement acide bienvenue. J'ai servi ce plat mijoté avec du riz blanc et le reste de vin blanc sec, un régal.
Une chouette idée qui demande peu de travail, juste un peu de temps de cuisson. Un céleri-rave, des herbes du jardin, de l'ail et quelques heures au four, et tadaaam: une superbe pièce à apporter à table, à manger simplement avec un peu de pain !
Les gratins de courgettes, c'est très chouette pour utiliser les courgettes quand on en a plein le jardin, mais ça donne souvent un résultat moyen quand les courgettes rendent leur eau dans le plat de cuisson. Pour éviter ce dégorgement excessif qui rend les gratins de courgettes insipides, je vous donne deux trucs à retenir !
Sformato di finocchio, une recette italienne un peu désuette, d'une époque où la maîtresse de maison italienne se faisait une fierté de proposer ce genre de timbale comme entremet au cours d'un repas complet. La tradition s'est un peu perdue, mais pourtant ce genre de recette est délicieuse. Vous pouvez l'accompagner d'une sauce au roquefort.
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