Le kare raisu, c'est l'âme du Japon dans une assiette — ce curry maison servi sur un lit de riz blanc est le plat préféré des écoliers comme des grands-mères, une recette ancrée dans la vie quotidienne japonaise depuis plus d'un siècle. Bien loin du curry indien ou thaï, sa sauce épaisse et veloutée, légèrement sucrée par les oignons longuement caramélisés, enveloppe les légumes et les lardons d'une douceur irrésistible. C'est le genre de plat qu'on prépare un dimanche pour que toute la maison sente bon, celui qui réchauffe autant le cœur que le corps.
La touche de gingembre frais et l'huile de sésame apportent une profondeur aromatique subtile, et un nuage de garam masala au moment de servir relève l'ensemble avec élégance. Vous pouvez facilement adapter les légumes selon la saison — panais, courge butternut ou champignons shiitakés s'intègrent parfaitement dans ce mijoté généreux. Les lardons peuvent céder la place à du bœuf coupé en cubes ou à une version entièrement végétarienne avec des pois chiches. Comme tous les bons mijotés, ce curry est encore meilleur réchauffé le lendemain, une fois que les saveurs ont eu le temps de se marier pleinement.
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Il existe au Japon une famille de plats mijotés que l'on appelle nikujaga ou nimono, où viandes, légumes et nouilles cuisent doucement ensemble dans un bouillon subtilement sucré-salé. Cette potée au poulet en est une version généreuse et accessible, parfaite pour les soirs d'automne ou d'hiver quand on a envie d'un plat unique qui réchauffe autant qu'il rassure. Le dashi apporte ce fond marin délicat et umami si caractéristique de la cuisine japonaise, là où un bouillon classique aurait simplement de la rondeur.
Les nouilles de konjac, presque sans calories, absorbent merveilleusement le bouillon épicé et offrent une texture ferme et glissante que l'on adore retrouver dans chaque bouchée. Si vous n'en trouvez pas facilement, des nouilles de sarrasin ou des udon feront très bien l'affaire, à ajouter en fin de cuisson pour qu'elles ne se défassent pas. Pour aller encore plus loin dans les saveurs, un filet de mirin en remplacement d'une partie du sucre apportera une belle profondeur caramélisée à la sauce, et quelques lamelles de gingembre frais relèveront l'ensemble avec élégance.
En cuisine, il y a des recettes qu'on oublie, et d'autres qui restent et vers lesquelles on revient année après année, c'est le cas de ce curry d'agneau, c'est mon curry d'hiver préféré, celui que je prépare quand le froid est là. Un curry parfumé aux piments du Kashmir à la cannelle et à la cardamome noire au goût délicieusement fumé.
L'Aloo Dum est l'un de ces plats populaires qui traversent les générations sans jamais perdre de leur séduction. Originaire du Bengale, ce curry de petites pommes de terre mijotées dans une sauce épicée au tamarin est à la fois humble et profondément savoureux, porté par un bouquet d'épices entières — cannelle, cardamome, clous de girofle — qui parfument l'huile dès les premières secondes de cuisson. C'est la cuisine de tous les jours sublimée, idéale pour un dîner chaleureux en semaine ou pour faire voyager ses convives sans quitter sa cuisine.
Pour aller plus loin, n'hésitez pas à choisir de très petites pommes de terre nouvelles que vous laisserez entières : elles absorbent mieux la sauce et offrent une texture fondante irrésistible. Le tamarin est l'âme acidulée du plat, mais si vous n'en trouvez pas, un filet de jus de citron en fin de cuisson s'en approche agréablement. Servi avec du riz basmati nature ou des chapatis bien chauds, l'Aloo Dum se suffit à lui-même, mais il s'intègre aussi à merveille dans un repas indien plus complet aux côtés d'un dal ou d'un raïta au concombre pour tempérer le piment.
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