Le Baghali Ghatogh est un plat traditionnel du nord de l’Iran, particulièrement apprécié dans la région du Gilan. Ce ragoût végétarien, délicatement parfumé, met à l’honneur les fèves, l’aneth et l’ail, le tout mijoté lentement avec une touche de curcuma, qui apporte une couleur dorée et une saveur chaude et enveloppante.
Les oeufs pochés, ajoutés en fin de cuisson, viennent enrichir ce plat en apportant une texture crémeuse et un contraste fondant avec les fèves. L’aneth, utilisé en grande quantité, donne au ragoût une fraîcheur caractéristique qui équilibre parfaitement l’onctuosité des œufs et la douceur des fèves.
Servi avec un riz basmati parfumé, idéalement cuit avec une touche de beurre ou d’huile, et des gousses d’ail marinées (torshi sir), ce plat devient une véritable expérience gustative, riche en saveurs subtiles et en textures contrastées.
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Et pendant que ça mijote on écoute Miles Davis - Milestones
Un thé iranien ou un yaourt nature à la menthe viendront parfaitement compléter ce voyage culinaire authentique et réconfortant.
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Quand les marchés se parent des premières asperges vertes, des fèves tendres et des petits pois écossés avec amour, c'est le signal idéal pour cuisiner ce riz basmati généreux et coloré. Inspiré des cuisines du Moyen-Orient où les épices entières parfument délicatement les plats de riz, il réunit dans un même plat la fraîcheur végétale du printemps et la chaleur enveloppante de la cardamome, de la cannelle et du girofle. Naturellement sans gluten et rassasiant, il se suffit à lui-même en plat végétarien ou vient accompagner avec élégance une volaille rôtie ou un poisson grillé.
Pour varier les plaisirs, rien n'empêche d'adapter la garniture au fil des saisons en remplaçant les fèves par des haricots verts croquants, ou les pois chiches par des lentilles corail cuites. L'aneth frais apporte une note légèrement anisée qui joue merveilleusement avec les épices, mais la coriandre ou la menthe fraîche font de très belles alternatives. Une touche de jus de citron au moment de servir réveille l'ensemble, et les pistaches effilées grillées à sec quelques instants dans une poêle apportent ce petit croustillant qui fait toute la différence dans l'assiette.
Kuku sabzi, baghali kuku… en Iran, les omelettes aux herbes sont une institution, et cette version aux fèves fraîches et à l'aneth en est l'une des plus généreuses et des plus parfumées. Mi-omelette, mi-gratin, elle se cuit doucement au four pour développer une belle tenue et un cœur fondant que les versions à la poêle ne donnent pas toujours. Les baies d'épine-vinette y apportent une légère acidité fruitée qui tranche avec la douceur des fèves, et le safran vient colorer l'ensemble d'un voile doré absolument irrésistible. C'est un plat de saison, de fraîcheur et de générosité, aussi à l'aise en entrée qu'en plat végétarien du soir.
Pour aller plus loin, n'hésitez pas à peler les fèves une seconde fois après leur blanchiment, en retirant la petite peau grise qui les entoure : vous révélerez alors leur vert éclatant et un fondant incomparable. Vous pouvez remplacer les fèves fraîches par des petits pois en saison, ou par des fèves surgelées le reste de l'année. Servie tiède avec une touche de yaourt grec et quelques pains plats type lavash ou pita, cette omelette se transforme en un repas complet et dépaysant. Elle se réchauffe très bien le lendemain, et se déguste aussi froide, coupée en parts, façon mezze lors d'un repas partagé.
En Iran on l'appelle Sir torshi. J’imagine très bien le sir torshi servi lors d’un apéritif entre amis, avec d’autres légumes marinés au vinaigre ainsi que des légumes frais. L’ail mariné au vinaigre accompagne à merveille les plats provenant du Nord de l’Iran, tels que le mirza ghassemi (une sorte de purée d’aubergines grillées aux tomates et à l’œuf), ou encore le baghali ghatogh, un plat à base d’œufs pochés dans un ragoût de fèves et d’aneth.
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