Le cabillaud est de ces poissons généreux qui se prêtent à toutes les élégances, et cette recette lui offre un écrin à la hauteur de sa finesse. La chantilly de moutarde à l'ancienne est la vraie surprise du plat : légère et aérienne, elle apporte ce petit coup de caractère qui réveille la douceur naturelle du poisson sans jamais l'écraser. Associé aux asperges vertes et à une onctueuse purée de pommes de terre, ce cabillaud trouve un équilibre parfait entre raffinement et générosité, aussi bien pour un dîner en semaine que pour une belle tablée du dimanche.
Pour une purée digne de ce nom, optez pour une variété farineuse comme la Binje mentionnée ici, qui fond littéralement sous la fourchette et absorbe magnifiquement le beurre. La chantilly se tient mieux si la crème et le bol sont bien froids avant de fouetter, et n'hésitez pas à ajuster la quantité de moutarde selon votre goût pour plus ou moins de mordant. Côté poisson, la cuisson sur papier sulfurisé côté peau est une technique précieuse qui garantit une peau croustillante sans accrochage, et peut tout aussi bien s'appliquer à d'autres poissons à chair blanche comme le lieu jaune ou la lingue. Les fleurs comestibles ne sont pas qu'un détail décoratif : choisissez-les avec intention, certaines comme la capucine ajoutent une note légèrement poivrée qui dialogue joliment avec la moutarde.
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Ce parmentier de cabillaud est l'un de ces plats du soir qui font l'unanimité à table, même auprès des plus récalcitrants. Inspiré de la tradition britannique du fish pie revisité par Jamie Oliver, il marie la douceur fondante de la purée dorée au fromage avec la générosité d'une garniture de poisson blanc, d'épinards et d'œufs durs. La moutarde anglaise vient réveiller l'ensemble d'une pointe de caractère, sans jamais dominer, et le cheddar gratiné en surface apporte ce petit côté irrésistible qui fait qu'on se ressert sans hésiter.
Pour varier les plaisirs, n'hésitez pas à mélanger le cabillaud avec une tranche de haddock fumé qui apportera une profondeur de goût supplémentaire, ou à intégrer des crevettes roses pour une version encore plus généreuse. La moutarde de Dijon peut remplacer la moutarde anglaise pour une saveur plus ronde et moins piquante. Ce gratin se prépare volontiers à l'avance et se réchauffe très bien le lendemain, les saveurs n'en étant que mieux fondues. Servez-le avec une simple salade verte assaisonnée d'une vinaigrette au citron pour alléger l'ensemble et apporter une note de fraîcheur bienvenue.
Ce gratin façon Parmentier est une belle façon de revisiter un grand classique du réconfort en lui offrant une âme marine. Le merlan, poisson délicat et fondant, s'associe ici aux gambas pour composer une garniture iodée et gourmande que vient envelopper une béchamel onctueuse, avant d'être recouverte d'un voile de purée dorée au four. C'est le genre de plat que l'on pose au centre de la table un soir de semaine et qui fait immédiatement taire les conversations.
Pour varier les plaisirs, rien n'empêche de remplacer le merlan par du cabillaud, de la lotte ou même du saumon selon la saison et les arrivages. Un peu de muscade râpée dans la béchamel ou quelques herbes fraîches comme de l'aneth ou du persil plat glissées dans la garniture apporteront une touche de vivacité supplémentaire. À table, ce gratin se suffit à lui-même, mais une simple salade verte à l'huile d'olive et au citron en fait un repas complet et parfaitement équilibré.
L'écrasé de pommes de terre n'est ni une purée lisse ni un simple cuit à l'eau — c'est quelque chose de plus généreux, de plus rustique, avec du caractère. La Charlotte, cette pomme de terre à chair ferme et fondante, se prête parfaitement à cet exercice : elle tient, elle s'écrase sans se déliter, et elle absorbe avec bonheur les parfums qu'on lui propose. Ici, le romarin infusé dans l'huile d'olive lui apporte une profondeur provençale qui fait aussitôt voyager, et la double moutarde — fine et à l'ancienne — vient titiller le palais avec une belle vivacité.
Ce qui est formidable avec cet écrasé, c'est sa polyvalence absolue. Il accompagne aussi bien un steak grillé que des côtelettes d'agneau, un pavé de saumon poché ou un filet mignon rôti — il s'adapte à la saison et à l'envie du moment. Vous pouvez renforcer le côté herbacé en ajoutant un peu de thym ou de sauge à l'infusion d'huile, ou glisser quelques zestes de citron pour une touche plus fraîche en été. Si vous optez pour de la crème épaisse, l'écrasé gagnera en onctuosité ; avec de la crème liquide, il sera plus léger et coulant. À préparer sans hésiter la veille pour un repas de semaine, il se réchauffe à merveille avec un filet d'huile d'olive supplémentaire.
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