L'onglet est l'un de ces morceaux de caractère que les vrais amateurs de bœuf chérissent pour son grain généreux et son goût profondément charnu. Grillé à point et servi avec des pommes de terre sautées façon allemande, dorées et fondantes à la fois, ce plat incarne la cuisine bistrot dans ce qu'elle a de plus sincère et de plus réconfortant. C'est une assiette de semaine qui mérite pourtant d'être cuisinée avec soin, celle qui fait revenir tout le monde à table sans se faire prier.
La sauce à la moutarde aux tomates séchées et au piment d'Espelette apporte ici une belle surprise, avec ce petit fond de chaleur qui réveille l'ensemble sans jamais écraser la viande. Pour varier les plaisirs, on peut remplacer cette moutarde par une version à l'ancienne pour plus de rondeur, ou même glisser quelques lardons fumés dans les pommes de terre sautées pour une version encore plus généreuse. L'onglet se déguste idéalement saignant ou à point, reposé quelques minutes sous une feuille d'aluminium pour que les jus se redistribuent bien avant la découpe.
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La Roseval est une de ces pommes de terre que l'on ne présente plus — sa peau rouge acajou, sa chair fondante légèrement sucrée, elle a tout d'une grande. Farcie d'une garniture fraîche au saumon fumé, aux tomates confites et à la coriandre, elle se transforme en une bouchée élégante, parfaite pour un apéritif dînatoire ou une entrée qui surprend sans ostentation. Le mariage entre la douceur iodée du saumon et l'acidité concentrée des tomates confites crée un équilibre gourmand que le citron vient réveiller d'un trait vif.
Pour encore plus de caractère, on peut remplacer la coriandre par de la ciboulette ou de l'aneth, ce dernier étant un compagnon naturel du saumon fumé. Les tomates confites maison apporteront une profondeur supplémentaire, mais celles conservées à l'huile d'olive font très bien l'affaire et gagnent du temps. Ces petites pommes de terre se dégustent tièdes ou à température ambiante, ce qui en fait un plat que l'on peut préparer à l'avance sans stress — un vrai atout quand on reçoit.
Le gratin au Maroilles, c'est l'alliance gourmande du terroir ch'ti et des légumes du jardin. Ce fromage au caractère bien trempé, emblème de la région Nord-Pas-de-Calais, fond généreusement sur un lit de pommes de terre, de courgettes et d'oignons confits au sucre brun, pour un résultat à la fois rustique et profondément savoureux. C'est le plat idéal pour les soirs d'automne où l'on a envie de se faire du bien, quand le froid commence à pointer et que le four devient le meilleur ami de la cuisine.
Pour varier les plaisirs, on peut remplacer une partie des courgettes par des poireaux étuvés ou quelques tranches de butternut rôties, qui apporteront une douceur supplémentaire face à la puissance du Maroilles. Si vous craignez un fromage trop présent, commencez par 150 g et ajustez selon votre goût, ou optez pour un Maroilles jeune, plus doux et moins prononcé. Ce gratin se réchauffe très bien le lendemain, les saveurs n'en seront que plus fondues, et il gagne à être accompagné d'une salade verte bien vinaigrée pour équilibrer la richesse de la crème et du fromage.
Il y a dans ce gratin quelque chose de profondément rassurant, cette façon de sublimer des ingrédients du quotidien sans chercher à en faire trop. Pas de crème, pas de fromage fondu en abondance, mais un mariage humble et généreux entre la pomme de terre à chair ferme, les oignons fondus et un bon bouillon qui imprègne le tout de ses arômes. C'est le genre de plat que l'on fait en semaine sans y penser, et que l'on retrouve avec le même plaisir les soirs d'hiver où l'on a besoin de réconfort dans l'assiette.
Pour un résultat encore plus parfumé, n'hésitez pas à remplacer l'eau par un bouillon de volaille maison ou même un bouillon de légumes bien corsé, c'est lui qui donnera toute sa profondeur à la sauce qui se forme naturellement à la cuisson. Les variétés à chair ferme comme la Charlotte ou la BF15 sont ici indispensables, elles tiennent à la cuisson et absorbent les saveurs sans se déliter. En accompagnement, ce gratin se glisse parfaitement aux côtés d'une viande rôtie, d'un rôti de porc ou même d'un beau boudin noir grillé pour un repas simple et sincère.
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