Le rougail saucisses, c'est l'un des plats emblématiques de la cuisine réunionnaise, celui qu'on mijote le dimanche en famille et dont l'odeur envahit toute la maison dès la première heure. Généreux, parfumé, réconfortant, il réunit autour d'une sauce tomate fondante des saucisses fumées qui lui donnent tout leur caractère. C'est une cuisine de partage, franche et chaleureuse, qui n'a pas besoin de chichis pour séduire.
Servi traditionnellement avec du riz blanc et des lentilles ou des haricots rouges, le rougail saucisses se prête aussi à de belles variantes selon les envies et les saisons. On peut relever la sauce avec du gingembre frais râpé ou du piment, qu'on dosera selon la résistance des convives, et remplacer les saucisses fumées classiques par des saucisses de Morteau ou de Montbéliard pour une version plus rustique. Laissez mijoter à feu doux le plus longtemps possible, c'est le secret d'une sauce bien réduite et d'une viande qui s'imprègne à cœur de tous les arômates.
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La saucisse au chou rouge, c'est le genre de plat qui embaume la cuisine dès les premières minutes de cuisson et qui réunit tout le monde autour de la table sans cérémonie. Ce grand classique de la cuisine paysanne trouve sa force dans la rencontre entre la douceur fondante du chou braisé, légèrement sucré et acidulé, et le caractère bien marqué des saucisses fumées. C'est une recette taillée pour les jours froids, aussi à l'aise sur une table familiale du dimanche que lors d'un repas convivial entre amis.
Pour le choix de la saucisse, tout est affaire de caractère : la Montbéliard apportera une fumée délicate, la Morteau une puissance plus affirmée, tandis que la Toulouse, moins fumée, laissera davantage s'exprimer les saveurs du chou. Les pommes jouent ici un rôle essentiel en apportant une touche de fraîcheur et d'acidité qui équilibre magnifiquement le tout — n'hésitez pas à choisir une variété légèrement acidulée comme la Boskoop. Un trait de vinaigre de framboise en remplacement du vinaigre de cidre, quelques baies de genièvre glissées dans le bouillon ou une lichette de vin blanc d'Alsace suffiront à faire voyager ce plat du côté de l'Est. Il se réchauffe d'ailleurs très bien le lendemain, les saveurs n'en seront que plus intenses.
Le tian est avant tout une belle idée de cuisine familiale, celle qui réchauffe autant la maison que le cœur. Ici, les légumes racines de saison — pommes de terre, carottes, patate douce — s'installent en rondelles serrées autour de belles saucisses fumées type Montbéliard ou Morteau, dont le parfum généreux imprègne tout le plat à la cuisson. C'est un plat du dimanche soir, un repas de semaine qui a de l'allure, quelque chose qu'on pose au centre de la table et qui disparaît sans laisser de traces.
Pour varier les plaisirs, on peut glisser quelques rondelles de navet ou de panais entre les légumes, ou remplacer la saucisse fumée par du boudin noir pour une version plus rustique et tout aussi gourmande. Un filet de crème fraîche versé à mi-cuisson apporte un fondant supplémentaire, et une poignée de parmesan râpé en fin de cuisson forme une croûte dorée irrésistible. Pensez à bien serrer les légumes dans le plat avant d'enfourner : c'est ce qui leur permet de s'imprégner mutuellement de leurs saveurs et de tenir à la découpe.
Voilà un plat qui sent bon les soirs d'été, généreux et sans chichi, qui réunit autour de la table petits et grands sans effort. Les courgettes râpées apportent cette légèreté végétale et fondante qui équilibre parfaitement le caractère bien charpenté des boulettes de chair à saucisse, le tout lié par une sauce tomate mijotée au vin blanc. C'est la recette idéale pour écouler les courgettes du jardin sans jamais tomber dans la monotonie.
Pour varier les plaisirs, n'hésitez pas à parfumer la chair à saucisse avec un peu de fenouil ou de piment d'Espelette avant de façonner les boulettes. Quelques feuilles de basilic frais ajoutées en fin de cuisson suffiront à transformer le plat en véritable évocation provençale. Côté accompagnement, des pâtes fraîches ou un riz long absorbent délicieusement la sauce, mais le plat se suffit aussi à lui-même servi dans un grand plat familial posé au centre de la table.
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