La baklawa syrienne, c'est la pâtisserie orientale dans toute sa splendeur : des feuilles de pâte dorées au beurre clarifié, une farce généreuse de noix ou d'amandes parfumées à la fleur d'oranger, et un sirop délicat à l'eau de rose qui vient tout enrober d'une douceur lumineuse. Incontournable durant le mois de Ramadan, elle est aussi la reine des tables de fête et des grandes réunions familiales, où chaque plateau soigneusement découpé en losanges est une promesse de gourmandise partagée. Contrairement à la version grecque faite de filo industriel, la baklawa syrienne se distingue par sa pâte maison, plus épaisse et fondante, qui lui confère un caractère unique et profondément artisanal.
Pour varier les plaisirs, la farce s'adapte volontiers aux pistaches seules, aux noix de cajou ou à un mélange de fruits secs selon vos envies et la saison. Le secret d'un beau résultat réside dans la générosité du beurre clarifié entre les couches et dans un sirop versé bouillant sur une baklawa froide, ou froid sur une baklawa chaude, jamais les deux chauds ensemble, pour que la pâte reste croustillante sans se détremper. Conservée dans une boîte hermétique à température ambiante, elle se bonifie même légèrement le lendemain, quand les arômes de cannelle, de girofle et de fleur d'oranger ont eu le temps de se fondre harmonieusement.
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La foustouqia est une confiserie orientale aussi précieuse qu'elle est simple, façonnée autour de la pistache comme d'un joyau. Pétrie dans un sirop parfumé à l'eau de rose, cette petite bouchée fondante incarne à merveille la générosité des tables de fête, qu'il s'agisse du ramadan ou de l'Aïd. Son nom même évoque la pistache en arabe, et ce n'est pas un hasard : c'est elle qui donne au gâteau sa couleur verte lumineuse, son goût profond et sa texture à la fois dense et moelleuse.
Le cerneau de noix qui se glisse au cœur de chaque pièce apporte un beau contraste de texture, mais rien ne vous empêche de le remplacer par une amande entière, un morceau de noix de cajou ou même un fragment de chocolat noir pour une version plus contemporaine. L'enrobage final dans le sucre cristallisé donne ce craquant irrésistible en bouche qui fait toute la signature de la confiserie orientale. Pensez à préparer ces petites merveilles la veille : une nuit de repos leur permet de raffermir légèrement et de développer pleinement leur parfum fleuri.
Les kadaïfs en kouglof, c'est l'Orient qui se glisse dans un moule à la française pour un résultat aussi beau que gourmand. Ces fins filaments de pâte dorés au beurre clarifié, généreusement nappés d'atr et garnis de crème achté, incarnent tout ce que la pâtisserie du Levant sait faire de mieux : des textures qui se répondent, des parfums d'eau de rose qui enveloppent et une générosité sans pareille. Parfait pour clore un repas en fête ou pour impressionner lors d'un brunch oriental, ce dessert est un vrai voyage en une seule bouchée.
La crème achté, onctueuse et délicatement parfumée, est le cœur de la recette et mérite toute votre attention : une cuisson lente à feu doux et un film alimentaire posé directement sur la surface garantissent une texture lisse et fondante. Pour varier les plaisirs, vous pouvez remplacer l'eau de rose par de la fleur d'oranger selon vos préférences, ou parsemer encore davantage de pistaches concassées pour renforcer le croquant et la couleur. Le sirop, lui, doit être bien froid avant d'être versé sur la pâte chaude : c'est ce contraste qui assure ce croustillant si caractéristique des pâtisseries orientales.
Le ghraybeh est l'un des grands classiques de la pâtisserie syrienne et du Levant, ces petits sablés au beurre qui se distinguent par leur texture aérienne et leur fondant incomparable. Dans cette version à la pistache, la douceur discrète du biscuit laisse toute la place à la saveur profonde et légèrement sucrée de la pistache, rehaussée par la pâte concentrée qui lui donne une intensité supplémentaire. C'est une gourmandise idéale pour accompagner un café turc ou un thé à la menthe, et parfaite pour garnir une table de fêtes ou une belle boîte de cadeaux maison.
La qualité du beurre clarifié est ici déterminante : il apporte cette texture si caractéristique, à la fois sèche et fondante, qui fait toute la signature du ghraybeh. Si vous souhaitez varier les plaisirs, vous pouvez remplacer une partie de la poudre de pistache par de la poudre d'amande ou de noix de cajou, ou parfumer la pâte d'une pointe d'eau de fleur d'oranger pour une touche encore plus orientale. Ces biscuits se conservent très bien dans une boîte hermétique à température ambiante pendant une semaine, ce qui en fait une préparation à l'avance aussi pratique que généreuse.
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