Le pho est bien plus qu'une simple soupe : c'est l'âme de la cuisine de rue vietnamienne, ce bouillon profond et épicé que l'on hume dès l'aube dans les ruelles de Hanoï ou de Saigon. Servi dans un grand bol fumant, il réunit en un seul geste la générosité du bouillon, la douceur des nouilles de riz et la fraîcheur des garnitures croquantes. C'est un plat du quotidien autant qu'un moment de plénitude, aussi bien pour un déjeuner rapide en semaine que pour une soirée cocooning quand le froid s'installe.
Les crevettes apportent ici une belle légèreté, mais rien ne vous empêche de varier les plaisirs en les remplaçant par de fines tranches de bœuf saignant que le bouillon brûlant cuira doucement au fond du bol, ou encore par du poulet effiloché. Pour personnaliser votre pho, disposez à table une petite sélection de garnitures fraîches : feuilles de basilic thaï, rondelles de piment, quartiers de citron vert et sauce hoisin, chacun composant son bol à son goût. Les pousses de haricot mungo gagnent à être ajoutées au dernier moment pour préserver leur croquant, ce petit détail qui fait toute la différence entre une soupe ordinaire et un vrai pho comme là-bas.
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La soupe aux fanes de radis, c'est un peu le manifeste du bon sens paysan : rien ne se jette, tout se transforme. Ces petites feuilles vertes et légèrement piquantes que l'on abandonne machinalement sur le plan de travail méritent pourtant qu'on les regarde autrement. Relevées d'un fond de volaille, adoucies par la pomme de terre et liées d'une touche de crème, elles donnent un velouté printanier d'une fraîcheur surprenante, parfait pour ouvrir un déjeuner sans chichi ou réchauffer un soir de semaine.
Pour un résultat encore plus soyeux, n'hésitez pas à mixer longuement et à passer la soupe au tamis fin. Côté variations, les fanes de carottes ou de navets s'invitent volontiers dans la marmite pour varier les saveurs en gardant le même esprit anti-gaspi. Quelques copeaux de parmesan ou une huile d'olive citronnée en filet au moment de servir apporteront une belle complexité. Pensez aussi à conserver quelques petits radis en rondelles pour le décor : leur croquant et leur couleur vive contrastent joliment avec le vert tendre de la soupe.
La soupe de courgettes est un grand classique des fins d'été, quand les jardins regorgent de ces courges généreuses et gorgées de soleil. Ce qui la rend irrésistible ici, c'est le mariage entre la légèreté de la courgette fondante, le croustillant fumé du bacon et la rondeur acidulée du chèvre frais qui vient se dissoudre dans le velouté au moment du mixage. Un bol tout-en-un, réconfortant sans être lourd, qui peut aussi bien tenir lieu de dîner express en semaine que d'entrée soignée pour un repas entre amis.
Si vous souhaitez une texture encore plus soyeuse, n'hésitez pas à prolonger légèrement la cuisson des courgettes avant de mixer, et à passer la soupe au tamis fin. Pour varier les plaisirs, le bacon peut être remplacé par des lardons fumés ou, pour une version plus douce, par de la pancetta. Côté chèvre, un fromage légèrement plus affiné apportera davantage de caractère, tandis qu'un chèvre extra-frais gardera l'ensemble aérien. Quelques copeaux de bacon grillé réservés au moment du service et une petite noisette de chèvre émiettée en surface transformeront ce potage simple en une assiette qui a fière allure.
Quand les premières brumes d'octobre s'installent, rien ne réconforte autant qu'une soupe qui sent bon la forêt et les sous-bois. La châtaigne et le potiron forment un duo naturel de saison, tous deux au sommet de leur saveur à l'automne, et leur mariage donne une soupe veloutée, légèrement sucrée, au caractère bien affirmé. C'est le genre de plat que l'on prépare un dimanche pour toute la semaine, et qui embaume la cuisine d'un parfum à la fois doux et profond.
Pour encore plus de caractère, un filet d'huile d'olive de qualité et quelques copeaux de parmesan au moment de servir font toute la différence. On peut aussi glisser une pincée de muscade ou un soupçon de piment d'Espelette pour réveiller les saveurs. Si vous préférez une version plus rustique, écrasez grossièrement la soupe à la fourchette pour garder quelques morceaux de châtaignes sous la dent. Elle se conserve très bien au réfrigérateur deux à trois jours et se congèle parfaitement, ce qui en fait une alliée précieuse des soirs de semaine pressés.
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