Au Panthéon des ingrédients désuets se trouve les crêtes de coq. Existait un temps occulte où chaponner un coq était monnaie courante et où nos amis Italiens ou plus exactement Piémontais nous avaient transmis l’art d’accommoder crêtes, testicules et rognons du fier animal devenu depuis notre emblème national. Tombés en désuétude, ces produits ont disparus, rognons et testicules se congèlent mal et la plus part de nos chers gallinacés sont souvent séparés de leurs têtes avant le passage par l’étal du volailler. Astuce parfois malhonnête pour camoufler le manque de fraîcheur des animaux. Cependant si vous bravez ces premiers obstacles ou que vous vous êtes lié d’amitié avec un de ces charmants marchands, arrangez-vous pour qu’il vous garde quelques crêtes du samedi et du dimanche et vous pourrez peut-être vous essayer à ces rares délices.
Voir la recetteCette vidéo s'affichera dans une nouvelle fenêtre.
Cette musique est parfaite pour préparer ou déguster cette recette !
Chef Simon dans votre boite mail !
Recevez gratuitement recettes, tutos, infos produits, accords vins, etc.
Renards Gourmets partage également ces recettes.
Ce vol-au-vent d’inspiration Escoffier emprunte tout son raffinement à la grande cuisine française : poularde de Bresse, écrevisses, crêtes et rognons de coq, ris de veau, quenelles fines, girolles et sauce financière riche en béatilles. Le tout est servi dans un feuilletage léger, accompagné d’une émulsion de sauce suprême, pour un plat de gala digne des grandes maisons.
On y retrouve l’héritage des bouchées à la reine et des vol-au-vent classiques, revisités dans une version d’exception qui demande patience, technique et temps de repos. Un véritable morceau de patrimoine culinaire, à réserver aux grandes occasions pour les amateurs de haute gastronomie.
Il n’est pas chose rare que de voir fleurir moult comparaisons entre fricassée de volaille aux écrevisses et célèbre poulet dit ‘à la Marengo‘. Une recette volontiers associée à la victoire décisive du 14 juin 1800 de Napoléon Bonaparte sur le Saint-Empire dans une plaine du Piémont.
L’origine de la fricassée de poularde est pourtant à chercher durant le Grand Siècle, les écuyers de bouche françois, c’est-à-dire les cuisiniers français du XVIIe siècle inventent une nouvelle cuisine, la cuisine françoise qui se démarque enfin des préparations héritées d’Espagne et d’Italie faites d’épices et d’une débauche de sucre.
Civet de rouget de l'Île d'Yeu à la Royale, duxelles de cèpes et châtaignes, jus aux arbouses. Ici arbouses, châtaignes, oursins et cèpes célèbrent l’arrivée d’une nouvelle saison chère à notre cœur.
ChefSimon.com 2026. Tous droits réservés. v4.2