Le Lu Rou Fan, véritable emblème de la street food taïwanaise, est un plat aussi réconfortant que généreux. Sa préparation repose sur une cuisson lente : la viande, souvent du porc haché ou effiloché, mijote longuement dans un bouillon riche en épices, au parfum sucré-salé, jusqu’à devenir fondante et savoureuse. Servi bien chaud sur un lit de riz ou de nouilles, il révèle un irrésistible mélange de textures et de saveurs umami.
À l’origine, le Lu Rou Fan était un plat simple et économique, imaginé pour ne rien gaspiller des morceaux de viande. Au fil du temps, il est devenu l’un des symboles de la cuisine populaire taïwanaise, incontournable dans les marchés de nuit. Chaque étal, chaque cuisinier, a sa version secrète, plus ou moins pimentée, sucrée ou épicée mais toujours profondément parfumée et réconfortante.
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Le kavarma, aussi appelé kebab kavarma, est un plat traditionnel bulgare riche et réconfortant, mijoté lentement pour développer des saveurs profondes et rustiques. À base de viande (souvent du porc, mais aussi du veau ou du poulet selon les régions) et de légumes comme les champignons, poivrons, poireaux ou oignons.
Chaque région de Bulgarie a sa propre version : certaines y ajoutent du riz, d'autres des tomates, et le plat est souvent cuit et servi dans un plat en terre cuite individuel, appelé gyuveche. Le résultat est un ragoût fondant, généreux et parfumé, parfait pour les journées fraîches.
On le sert généralement avec du pain maison ou accompagné de pommes de terre rôties ou de légumes grillés. Un plat populaire qui incarne à merveille la convivialité et la richesse du terroir bulgare.
« Le Dublin Coddle est un plat traditionnel irlandais. On le sert par temps froid (tout au long de l’année en Irlande). On considère que c’est un aliment de la classe ouvrière. Les Dublinois vous diront que le coddle se déguste de préférence avec une pinte de Guinness et beaucoup de pain de mie pour absorber le jus. Il aurait été le plat préféré des écrivains Sean O’Casey et Jonathan Swift, et il apparaît dans plusieurs références à Dublin, notamment dans les œuvres de James Joyce.
Un coddle copieux se prépare à partir de restes et n’a donc pas de recette spécifique (ce qui donne lieu à un débat houleux entre les puristes et la nouvelle brigade de fusion) et se compose généralement de pommes de terre grossièrement coupées, d’oignons tranchés, de tranches et de saucisses.
Un coddle traditionnel n’utilisait pas de carottes.
La garbure, c'est l'âme de la cuisine gasconne et béarnaise réunie dans une seule marmite. Ce plat de paysans généreux, épaissi à la cuiller et parfumé au piment d'Espelette, réchauffe les tablées d'hiver comme aucun autre. Avec ses haricots tarbais, son confit de canard et son talon de jambon sec qui fond doucement dans le bouillon, elle appartient à cette famille de recettes que l'on prépare sans regarder l'heure, en laissant les saveurs se construire tranquillement.
Les haricots tarbais, doux et crémeux, sont l'âme de cette soupe-repas et méritent que l'on prenne le soin de les tremper la veille pour une texture parfaite. Si vous n'en trouvez pas, des cocos ou des lingots feront très bonne figure. Traditionnellement on fait "chabrot" en fin de bol, c'est-à-dire qu'on verse un trait de vin rouge dans le fond pour terminer le bouillon, un geste convivial à ne surtout pas négliger. La garbure se bonifie le lendemain, réchauffée doucement à feu bas, et se congèle parfaitement en portions pour les jours où l'on manque de temps mais pas d'appétit.
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