Le houmous, ou crème de pois chiche, est l'un des fleurons de la cuisine libanaise et syrienne, partagé avec bonheur de Beyrouth à Damas et bien au-delà des rives de la Méditerranée. Généreuse, simple et terriblement addictive, cette préparation transforme quelques ingrédients du quotidien en une crème d'une douceur remarquable, portée par le parfum profond du tahini et la fraîcheur vive du citron. Elle s'invite aussi bien sur une table de fête que lors d'un apéritif improvisé entre amis.
La quantité de tahini, de citron et d'ail reste entièrement à votre main, et c'est précisément là que réside le plaisir de la recette : chacun ajuste selon ses envies pour trouver son équilibre idéal entre rondeur et acidité. Servie dans un bol creux arrosé d'un filet d'huile d'olive, parsemée de piment d'Espelette ou de paprika fumé, elle se déguste avec du pain pita chaud, des crudités croquantes ou en accompagnement d'une viande grillée. Pensez aussi à l'agrémenter de quelques pois chiches entiers réservés, d'une poignée de persil plat ciselé ou d'une touche de cumin moulu pour lui donner encore plus de caractère.
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Le caviar d'aubergines oriental, ou baba ghanoush selon les traditions, est l'un de ces plats qui n'ont besoin de rien pour convaincre. Né dans les cuisines du Maghreb et du Proche-Orient, il repose sur un secret de cuisson aussi simple que redoutable : laisser les aubergines se consumer lentement sur la flamme jusqu'à ce que leur chair devienne soyeuse et s'imprègne d'un arôme légèrement fumé. C'est ce parfum-là, inimitable, qui fait toute la différence. Parfait pour un apéritif détendu en terrasse ou en entrée généreuse avant un repas estival, il séduit autant par sa simplicité que par sa profondeur de goût.
Le tahini apporte une onctuosité et une légère amertume de sésame qui équilibrent parfaitement l'acidité du citron, alors n'hésitez pas à en doser la quantité selon votre goût. Un filet d'huile d'olive généreuse au moment de servir, quelques graines de grenade pour le croquant et la couleur, une poignée de coriandre ou de persil fraîchement haché, et le plat se transforme en une véritable invitation au voyage. Vous pouvez aussi le décliner avec un trait de cumin ou de paprika fumé pour lui donner encore plus de caractère, et le proposer au cœur d'un mezze avec des falafels, des crudités ou du houmous maison.
Entre la cuisine du Maghreb et les saveurs syriennes, ce roulé farci incarne à merveille l'art des préparations mijotées que l'on partage en famille autour d'un grand plat fumant. La farce généreuse mêle riz rond, viande parfumée, éclats de pignons et de pistaches, et ce mélange d'épices chaleureux qu'est la dakka, dont les notes de cannelle, de cardamome et de piment de la Jamaïque transportent immédiatement vers les cuisines du Levant. Le lit de câpres dessalées sur lequel repose le roulé à la cuisson apporte une touche acidulée et légèrement amère qui contraste magnifiquement avec la richesse de la viande habra.
Pour aller encore plus loin dans les saveurs, n'hésitez pas à arroser le plat d'un filet de jus de citron supplémentaire en fin de cuisson pour réveiller l'ensemble et apporter une belle fraîcheur. On peut aussi remplacer les pistaches par des amandes effilées dorées au beurre, ou incorporer quelques raisins secs dans la farce pour une touche sucrée-salée très appréciée dans la cuisine orientale traditionnelle. Ce roulé se déguste volontiers accompagné d'un yaourt nature à l'ail et à la menthe, et se réchauffe à merveille le lendemain, les arômes n'en étant que plus profonds et enveloppants.
La chakhchoukha constantinoise, c'est l'âme de la cuisine algérienne réunie dans un grand plat à partager. Ce cousin gourmand du couscous, typique de la ville de Constantine, repose sur des galettes de pâte brisée en morceaux irréguliers, que l'on cuit à la vapeur avant de les napper d'une sauce onctueuse et parfumée. Généreuse et réconfortante, elle s'invite naturellement sur les tables de fête, lors des repas de famille du vendredi ou des grandes célébrations. Le ras el hanout lui apporte ce bouquet d'épices chaleureux si caractéristique de la cuisine du Maghreb, tandis que le beurre de baratte vient envelopper l'ensemble d'une douceur incomparable.
On la prépare ici avec du poulet, mais l'agneau lui convient tout aussi bien et lui donne une profondeur de goût encore plus marquée. Les pois chiches et les carottes sont les garnitures traditionnelles, rien n'empêche cependant d'y ajouter des courgettes ou des navets selon la saison et ce que le marché vous inspire. Le secret du plat réside dans la patience accordée à la vapeur et dans la générosité du beurre versé au moment de servir, qui fond doucement sur les pâtes chaudes en les rendant irrésistibles. Prévoyez un grand plat creux pour dresser, et n'hésitez pas à doubler les quantités car la chakhchoukha, comme toutes les belles choses, ne suffit jamais pour une seule tablée.
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