L'okara, c'est cette pulpe de soja qui reste dans le filtre après la préparation du lait de soja maison. On aurait tort de la jeter : cette matière sableuse et légèrement beurrée est une base de choix pour des biscuits tendres, naturellement riches en fibres et en protéines. Née dans la tradition japonaise du zéro gaspillage, cette recette est une belle façon de prolonger le plaisir d'un lait de soja fait maison en lui offrant une seconde vie gourmande.
La poudre d'amande renforce le moelleux tandis que l'extrait d'amande amère et la cardamome fraîchement pilée apportent une profondeur aromatique surprenante et très parfumée. Un voile de sucre glace au moment de servir suffit à les rendre irrésistibles. Vous pouvez varier les épices selon vos envies — cannelle, gingembre ou vanille s'invitent facilement dans la pâte — et remplacer le sirop de riz par du miel d'acacia pour une note florale plus prononcée. Ces biscuits se conservent très bien dans une boîte hermétique, et leur texture s'améliore même légèrement le lendemain.
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Au Japon, c'est la peau récupérée sur le lait de soja qui est une gourmandise: on l'appelle Yuba et elle se vend séchée pour certaines préparations, mais ce n'est en rien comparable à la peau de lait de soja fraîche, qu'on mange simplement trempée dans un peu de sauce soja.
Les biscuits bruns de Bâle ou 'Basler Brunsli' comme on les appelle en Suisse, d'où ils sont originaires sont des petits biscuits de noël aux amandes et au chocolat. Faciles à préparer, leur originalité vient du fait qu'on utilise du chocolat noir finement haché (et je ne le hache pas complètement, gardant des morceaux un peu plus gros qui sont autant de bonnes surprises sous la dent).
Il existe au Japon une famille de plats mijotés que l'on appelle nikujaga ou nimono, où viandes, légumes et nouilles cuisent doucement ensemble dans un bouillon subtilement sucré-salé. Cette potée au poulet en est une version généreuse et accessible, parfaite pour les soirs d'automne ou d'hiver quand on a envie d'un plat unique qui réchauffe autant qu'il rassure. Le dashi apporte ce fond marin délicat et umami si caractéristique de la cuisine japonaise, là où un bouillon classique aurait simplement de la rondeur.
Les nouilles de konjac, presque sans calories, absorbent merveilleusement le bouillon épicé et offrent une texture ferme et glissante que l'on adore retrouver dans chaque bouchée. Si vous n'en trouvez pas facilement, des nouilles de sarrasin ou des udon feront très bien l'affaire, à ajouter en fin de cuisson pour qu'elles ne se défassent pas. Pour aller encore plus loin dans les saveurs, un filet de mirin en remplacement d'une partie du sucre apportera une belle profondeur caramélisée à la sauce, et quelques lamelles de gingembre frais relèveront l'ensemble avec élégance.
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