La joue de lotte est l'un de ces morceaux que les cuisiniers avisés s'arrachent chez le poissonnier : moelleuse, généreuse, sans arête, elle se prête à merveille aux cuissons douces et aux sauces longues. Associée aux blancs de poireaux fondants et à la fraîcheur anisée du cerfeuil, elle compose un plat d'une élégance discrète, parfait pour un dîner hivernal que l'on souhaite soigné sans être compliqué.
Si vous ne trouvez pas de joues de lotte, une queue de lotte détaillée en médaillons fera très bien l'affaire, en veillant simplement à ne pas trop prolonger la cuisson pour préserver son moelleux. Le cerfeuil peut être remplacé par de l'estragon ou de la ciboulette pour varier les parfums, et quelques moules ou crevettes ajoutées en fin de cuisson apporteront une belle dimension marine supplémentaire. Servi avec un riz vapeur ou de petites pommes de terre à la vapeur, ce plat se suffira à lui-même, mais un verre du vin blanc utilisé en cuisine ne sera jamais de refus pour l'accompagner à table.
Voir la recetteCette vidéo s'affichera dans une nouvelle fenêtre.
Cette musique est parfaite pour préparer ou déguster cette recette !
Chef Simon dans votre boite mail !
Recevez gratuitement recettes, tutos, infos produits, accords vins, etc.
épicétout partage également ces recettes.
La lotte est l'un de ces poissons qui acceptent la fête sans jamais perdre leur caractère. Ferme, généreuse, presque charnue, elle se prête ici à un traitement remarquable où la vodka vient flatter les épices et réveiller la crème en une sauce à la fois vive et enveloppante. Un plat de caractère, élégant sans être intimidant, parfait pour un dîner d'hiver qui sort de l'ordinaire.
Le poireau fondu apporte ici la douceur qui fait contrepoids au punch de la vodka et au mordant du quatre-épices, alors ne le négligez pas et prenez le temps de le cuire lentement pour qu'il devienne fondant et soyeux. Si vous n'avez pas de jus de rôti sous la main, un bon fond de veau léger fera très bien l'affaire. Pour servir, pensez à une purée de céleri rave ou de pommes de terre à l'huile d'olive pour absorber la sauce, et n'hésitez pas à jouer avec les épices selon vos envies, une pointe de piment d'Espelette ou de gingembre frais râpé apportera une chaleur supplémentaire très séduisante.
La noix de Saint-Jacques a beau être une star de l'hiver, elle accepte volontiers de prolonger la fête quand la truffe d'été entre en scène. Ce mariage inattendu entre la mer et le sous-bois, sublimé par la douceur du poireau et la fraîcheur de la courgette, donne un plat élégant qui n'a rien à envier aux grandes tables. La touche de cognac dans la crème au vin blanc achève de lier tout ce petit monde avec une générosité discrète et parfumée.
Pour une dégustation optimale, choisissez des noix de Saint-Jacques bien épaisses et nacréesdont la cuisson devra rester courte — une minute de chaque côté suffit pour préserver leur moelleux. La truffe blanche de Provence, plus accessible que sa cousine noire du Périgord, gagne à être utilisée généreusement : râpée ou taillée en fines lamelles au moment de servir, elle libère tous ses arômes au contact de la crème chaude. En accompagnement, un simple riz basmati ou quelques tagliatelles fraîches sauront recueillir la sauce sans la concurrencer.
Cette fois-ci vous avez envie des tester une nouvelle recette de blanquette ? Prenez le temps de découvrir la réalisation de ce gourmet et de lui laisser un commentaire avec votre avis. Chaque retour contribue à notre passion commune pour la cuisine.
ChefSimon.com 2026. Tous droits réservés. v4.2