Lorsque l’on déguste des fruits de mer, que ce soit au restaurant ou à la maison, on les accompagne souvent d’une simple mayonnaise. J’ai eu envie de varier les plaisirs en concoctant quelques variantes, afin de surprendre et satisfaire tous les palais. Elles sont toutes réalisées à partir de ma mayonnaise de base, dont la recette est disponible sur mon blog.
Je précise que je n’ai pas salé ma base, car l’une des sauces contient de la salicorne, cette plante iodée récoltée entre terre et mer, qui se suffit à elle-même pour apporter le sel nécessaire. Si vous n’en avez pas, vous pouvez tout à fait saler votre mayonnaise comme d’habitude. J’ai aussi ajouté un peu de vinaigre dans chaque version, pour faciliter la dissolution du sel.
Ma préférée est sans doute celle à la salicorne, pour sa fraîcheur et ses notes marines délicates. Juste derrière, la sauce à l’ail noir a été une vraie révélation. C’était la première fois que j’utilisais cet ingrédient exceptionnel, né d’un processus de fermentation lente à température contrôlée. Il devient noir, tendre, et développe une richesse aromatique incroyable, entre balsamique, réglisse et chocolat noir. Il donne à la mayonnaise une profondeur et une douceur équilibrée, qui tranche avec la sucrosité parfois écœurante du caramel ou d’autres sauces trop riches.
Autre coup de cœur : une sauce au Kari breton. Oui, même en Bretagne, nous avons notre propre curry ! Ce mélange d’épices inspiré des routes maritimes de Saint-Malo mêle des saveurs d’Orient et des produits locaux comme les algues. Il apporte à la mayonnaise un parfum complexe, à la fois terre et mer, parfait pour accompagner des fruits de mer raffinés.
Enfin, j’ai imaginé une sauce à la laitue de mer, rehaussée d’une pointe de piment d’Espelette. Facile à trouver en magasin bio ou au rayon produits de la mer, cette algue apporte une belle fraîcheur iodée. Le piment d’Espelette vient subtilement relever l’ensemble, sans masquer les saveurs délicates.
Ces quatre sauces sont simples à préparer, mais elles offrent une vraie originalité pour sublimer vos plateaux de fruits de mer. À tester sans attendre pour vos repas iodés ou apéritifs festifs.
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Cette musique est parfaite pour préparer ou déguster cette recette !
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Chaque année, j’attends avec impatience l’arrivée de cette pomme de terre sur les étals. Variété primeur emblématique, la pomme de terre de Noirmoutier se décline en quatre variétés, ce qui permet d’en profiter de mars à juin.
On retrouve d’abord la Sirtema, disponible du 15 mars au 30 avril, puis la Bonnotte, la plus ancienne et la plus prisée, récoltée entre le 8 et le 18 mai. Vient ensuite la Lady Christ’l, de mai à fin juillet, et enfin la Lodéa, présente du 15 mai au 10 juin.
Si vous hésitez, laissez-vous tenter sans réserve par la Bonnotte, véritable ambassadrice de l’île. Son goût subtil de châtaigne fraîche, relevé d’un peu de beurre demi-sel, simplement cuite à la vapeur ou rissolée, promet une explosion de saveurs.
Un soufflé au poisson réhaussé par la saveur iodée de la salicorne. J'ai accompagné mon soufflé avec des spaghetti assaisonnés d'un pesto à base de roquette.
Voici une recette de salicornes au vinaigre, une alternative originale au cornichon, idéale avec de la charcuterie, une raclette ou dans un sandwich type Long Fish. J’ai choisi d’utiliser du vinaigre de cidre pour sa note fruitée et acidulée, qui sublime parfaitement la salicorne, bien qu’on utilise traditionnellement du vinaigre blanc.
Pour révéler toutes ses saveurs, laissez le bocal reposer au moins six semaines dans un endroit frais et à l’abri de la lumière. En période de fortes chaleurs, mieux vaut le conserver au réfrigérateur pour éviter tout risque de fermentation.
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