Les gnocchis à la romaine, c'est l'Italie dans ce qu'elle a de plus généreux et de plus sincère. Loin des gnocchis de pommes de terre que l'on connaît bien, cette version à la semoule révèle une tout autre personnalité : des disques moelleux, richement parfumés au parmesan et à la muscade, gratinés au four jusqu'à ce que la croûte dorée croustille sous la cuillère. Un plat à la fois humble dans ses origines et remarquablement élégant dans l'assiette, parfait pour un repas d'hiver en famille ou pour épater des convives sans passer des heures en cuisine.
La beauté de ce gratin, c'est aussi sa généreuse adaptabilité. On peut remplacer une partie du parmesan par du pecorino pour une saveur plus affirmée, ou glisser quelques feuilles de sauge frites dans le beurre noisette que l'on verse sur les gnocchis avant d'enfourner. Servis en plat principal avec une salade amère de roquette ou de radicchio pour équilibrer la richesse du gratin, ils font merveille. En accompagnement, ils se glissent naturellement aux côtés d'un veau rôti ou d'une volaille. Sachez également que les disques de semoule crus se préparent très bien la veille et patientent sagement au réfrigérateur, ce qui fait de ce plat une option idéale pour recevoir sans stress.
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La p'tite cuisine de Pauline partage également ces recettes.
Les spaghettis sautés aux cèpes, c'est l'une de ces recettes qui sentent bon les sous-bois et la saison dorée. Loin de la pasta dominicale à la sauce tomate mijotée des heures, ce plat joue la carte de la simplicité généreuse : des cèpes frais saisis à feu vif pour préserver leur texture charnue, relevés d'une persillade franche et aillée, le tout lié par un parmesan qui fond sur les pâtes encore fumantes. C'est le genre de recette que l'on sort au premier dimanche de cueillette, ou dès que le volailler du marché affiche de beaux cèpes bien fermes sur son étal.
Si vous ne trouvez pas de cèpes frais, des cèpes surgelés ou une belle poignée de champignons séchés réhydratés feront très bien l'affaire, avec une saveur peut-être encore plus concentrée et boisée. Vous pouvez aussi marier les cèpes avec d'autres champignons de saison — girolles, trompettes de la mort ou pleurotes — pour composer une poêlée plus complexe et tout aussi gourmande. Côté dégustation, un filet d'huile d'olive à cru au moment du dressage et quelques copeaux de parmesan supplémentaires feront toute la différence. Un verre de Barbera d'Asti ou de Bourgogne blanc posé à côté, et le repas devient un vrai moment.
Il y a des recettes qui prouvent qu'avec peu, on peut faire beaucoup. Ces spaghetti aux tomates, câpres et origan sont de ceux-là : un plat ancré dans la tradition sicilienne, où chaque ingrédient compte et où la générosité de la cuisine du sud se passe volontiers de complications. C'est le genre de recette que l'on sort un soir de semaine quand le placard semble presque vide, et qui pourtant réussit à mettre tout le monde d'accord autour de la table.
Le pecorino râpé, avec son caractère affirmé, est ici chez lui, mais un bon parmesan fera très bien l'affaire si c'est ce que vous avez sous la main. Côté tomates, ne négligez pas la qualité de la conserve, car c'est elle qui fait la sauce : choisissez de petites tomates entières plutôt pelées, et rectifiez l'acidité avec une pincée de sucre si nécessaire. Une poignée d'olives noires glissée en fin de cuisson, quelques piments séchés pour qui aime le piquant, ou encore une anchois fondu dans l'huile avec l'ail sont autant de variations qui renforcent ce plat sans trahir son âme.
Le risotto alla milanese est l'un des plats les plus emblématiques de la cuisine italienne du Nord, né dans les cuisines lombardes et porté par deux ingrédients d'exception : le riz Carnaroli, roi des riz à risotto pour sa tenue et son crémeux incomparables, et le safran, cette épice précieuse qui colore le plat d'un or lumineux et lui confère un parfum envoûtant. C'est un plat qui réchauffe autant qu'il impressionne, aussi bien pour un dîner du quotidien que pour recevoir avec style sans en avoir l'air.
Le choix du bouillon est déterminant pour le résultat final : un fond de volaille maison fera toute la différence dans la profondeur de la sauce. Pour la touche finale, ne lésinez pas sur la mantecatura, ce geste généreux qui consiste à incorporer beurre bien froid et parmesan hors du feu pour obtenir cette onctuosité caractéristique qui fait le risotto. Servi seul en entrée comme le veut la tradition milanaise, il est aussi le compagnon idéal de l'osso-buco ; et si vous souhaitez varier les plaisirs, quelques copeaux de parmesan supplémentaires ou un filet d'huile d'olive de qualité au moment de servir suffiront à l'habiller différemment à chaque fois.
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