Cette soupe au poulet et au maïs s'inspire des soupes chinoises traditionnelles que l'on sirote dans les gargotes de rue de Hongkong ou de Shanghai, avec ce bouillon clair et délicat qui réchauffe autant qu'il réconforte. Le vin de Shaoxing et le gingembre frais lui confèrent une profondeur aromatique subtile, tandis que le maïs apporte une suavité naturelle et un brin de légèreté. C'est une recette sans gluten, rapide à réaliser en semaine, et pourtant suffisamment généreuse pour se sentir comme un vrai soin maison dans un bol.
On peut la décliner à l'infini selon ce que l'on a sous la main : du tofu soyeux à la place du poulet pour une version végétarienne, des champignons shiitakés pour enrichir le bouillon, ou encore un filet d'huile de sésame grillé juste avant de servir pour une touche encore plus enveloppante. L'œuf battu versé en fin de cuisson en un filet régulier forme ces jolis voiles dorés si caractéristiques des soupes asiatiques, un geste simple qui fait toute la différence. La sauce soja, le poivre blanc et la coriandre fraîche déposés à table permettent à chacun d'ajuster l'assaisonnement à son goût, pour un repas à la fois intime et convivial.
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Le tajine de poulet aux olives est un grand classique de la cuisine nord-africaine, chaleureux et généreux, qui transporte immédiatement vers les souks et les épices du Maghreb. Ici, c'est l'ajout de kumquats confits au sel qui fait toute la différence : ces petits agrumes apportent une note à la fois acidulée et douce, légèrement amère, qui joue à merveille avec le ras el hanout et le gingembre. Un plat sans gluten parfait pour un dîner en semaine qui a des airs de fête.
Si vous ne trouvez pas de kumquats confits, un beau citron confit en quartiers fera très bien l'affaire et vous donnera un résultat tout aussi généreux en saveurs. Pour accompagner ce tajine, pensez à la semoule fine travaillée au beurre, mais aussi aux pommes de terre fondantes ou à un simple pain maison pour saucer généreusement. En fin de cuisson, n'hésitez pas à ajuster la quantité d'olives selon leur degré de salé, et à réserver une partie de la coriandre et du persil pour les parsemer à cru juste avant de servir : les herbes fraîches apportent alors un éclat et une vivacité qui réveillent magnifiquement l'ensemble du plat.
À mi-chemin entre la soupe et le risotto, le Risi e Bisi est l'un des plats les plus emblématiques de Venise, traditionnellement servi le 25 avril pour la fête de Saint Marc. Onctueux, parfumé, d'une générosité toute paysanne, il célèbre les petits pois de printemps dans leur moment de grâce, quand les cosses sont encore tendres et gorgées de saveur. C'est un plat qui réconcilie la simplicité des ingrédients et la profondeur du goût, et qui prouve qu'un bouillon bien construit est souvent le vrai secret d'un grand plat.
Ce qui fait toute la différence ici, c'est l'idée maligne d'utiliser les cosses pour confectionner le bouillon de cuisson, rien n'est perdu et tout est transformé en saveur. Pour les amateurs de texture, on peut écraser quelques petits pois en cours de cuisson pour épaissir naturellement le plat, ou au contraire en réserver une poignée, ajoutée crue à la toute fin pour un peu de fraîcheur et de croquant. Le Vialone nano est le riz d'origine pour cette recette, mais un bon Arborio fera très bien l'affaire. Servi dans des assiettes creuses chaudes, généreusement parsemé de parmesan et de persil, ce plat se suffit à lui-même pour un déjeuner printanier du plus bel effet.
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