Le rouget barbet est l'un de ces poissons méditerranéens qui n'ont besoin de presque rien pour séduire. Sa chair fine, délicate et légèrement iodée se prête à merveille à la cuisson en papillote, qui concentre les arômes et préserve tout le moelleux du poisson. Avec quelques dés de courgette fondants et une branche de romarin, c'est tout le soleil du Sud qui s'invite dans l'assiette, pour un dîner léger et plein de fraîcheur.
L'huile de chanvre apporte ici une belle note végétale et originale qui se marie à la perfection avec le caractère du rouget, mais une bonne huile d'olive fruité fera également des merveilles. Pour varier les plaisirs, on peut glisser dans la papillote quelques rondelles de fenouil, des tomates cerises ou un trait de pastis pour accentuer la dimension provençale du plat. Servi avec un riz nature ou des pommes de terre rôties aux herbes, ce rouget en papillote se déguste aussitôt sorti du four, au moment où l'on déchire le papier pour libérer tous les parfums d'un coup.
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Le flétan est l'un de ces grands poissons plats au caractère généreux, à la chair blanche et nacrée qui fond littéralement en bouche lorsqu'elle est préservée avec soin. La papillote est sans doute la plus belle façon de le mettre en valeur : elle retient tous les arômes, garde le moelleux intact et transforme la cuisson en une petite alchimie parfumée. Mariée à une crème au basilic, cette préparation toute simple évoque les déjeuners d'été où l'on prend le temps de cuisiner léger sans renoncer au plaisir.
Le flétan étant un poisson à la saveur délicate, on veillera à ne pas surcharger la papillote d'aromates trop puissants qui masqueraient sa finesse naturelle. Une pointe de zeste de citron, quelques rondelles de tomate cerise ou un filet d'huile d'olive au moment de servir apporteront une belle touche de caractère supplémentaire. On peut aussi remplacer la crème fraîche par du yaourt grec pour une version plus légère, ou glisser quelques filaments de safran dans la crème pour habiller ce plat d'une belle couleur dorée et d'une profondeur aromatique supplémentaire. À table, ce type de papillote se suffit à lui-même accompagné d'un simple riz vapeur ou de légumes cuits à l'étouffée.
Le lieu noir est un poisson trop souvent sous-estimé, alors qu'il offre une chair ferme et généreuse qui se prête merveilleusement aux cuisines du monde. Ici, il s'habille de curry rouge et de lait de coco pour un voyage tout en douceur épicée, où la citronnelle apporte cette note fraîche et parfumée qui fait toute la différence. C'est le genre de plat réconfortant que l'on a envie de cuisiner en semaine, quand on cherche à sortir de la routine sans se compliquer la vie.
Pour accompagner ce plat, un bol de riz basmati ou de riz jasmin est tout indiqué, car il absorbera avec bonheur la sauce crémeuse au curry. Si vous souhaitez jouer sur les variantes, le cabillaud ou le saumon s'accommoderont tout aussi bien de cette marinade épicée, et une poignée de feuilles de coriandre fraîche parsemée au moment de servir rehaussera l'ensemble d'une touche herbacée bienvenue. N'hésitez pas à doser la pâte de curry selon votre sensibilité aux épices, en commençant modérément pour ajuster à votre goût.
Le carrelet est un de ces poissons plats que l'on aime pour sa chair blanche et délicate, et qui se prête merveilleusement à une cuisson douce au four sur un lit d'échalotes et d'herbes aromatiques. Associé à un risotto aux orties, il s'offre une partenaire inattendue et pourtant idéale : l'ortie, cueillie au printemps quand elle est jeune et tendre, apporte une saveur herbacée profonde, presque végétale, qui contraste joliment avec le moelleux du riz et le fondant du poisson. Un plat de saison, sincère et généreux, qui réconcilie la table avec les plantes sauvages.
Pour ceux qui voudraient explorer la cueillette, les jeunes pousses d'orties se récoltent avec des gants en évitant les bords de route, et perdent tout leur pouvoir urticant dès la cuisson. Le risotto gagne en profondeur si le bouillon est maison, de légumes ou de poisson, et le parmesan ajouté en fin de cuisson lui apporte ce liant crémeux si caractéristique. La petite sauce à la crème d'orties qui accompagne le carrelet peut aussi se glisser sur des pâtes fraîches ou napper une truite poêlée : n'hésitez pas à en préparer un peu plus, elle se conserve quelques jours au réfrigérateur.
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