La couronne des Rois provençale, c'est la version ensoleillée et parfumée de la galette des Rois, celle qu'on partage dans le Sud autour du 6 janvier avec autant de fierté que de gourmandise. Briochée, moelleuse, généreusement garnie de fruits confits aux couleurs éclatantes, elle doit tout à l'eau de fleur d'oranger qui lui confère ce parfum envoûtant, signature inimitable de la pâtisserie provençale. Elle incarne à elle seule la joie des fêtes familiales, ce moment suspendu où l'on se passe la couronne pour trouver la fève cachée.
N'hésitez pas à varier les fruits confits selon vos envies ou vos trouvailles au marché : angelique, figues, cerises ou clémentines confites s'invitent volontiers sur la couronne pour en faire un vrai tableau de fête. Une légère dorure au jaune d'œuf et un glaçage au sucre glace rehaussé d'un filet de sirop d'érable lui donneront ce brillant appétissant qui fait saliver avant même la première bouchée. Pensez à la conserver enveloppée dans un linge propre pour préserver tout son moelleux, et à la réchauffer quelques instants au four si elle est préparée la veille.
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La courgette blanche, plus douce et moins aqueuse que sa cousine verte, est la grande vedette de cette tarte qui sent bon la Provence. Avec ses deux fromages fondants, son piment d'Espelette qui réveille tout ça en douceur et ses herbes dorées par le four, c'est le genre de plat qui transforme un déjeuner d'été en vrai moment de bonheur. Elle se glisse aussi bien sur une table du quotidien que sur un buffet estival où tout le monde voudra en reprendre une part.
Pour varier les plaisirs, on peut remplacer la pâte feuilletée par une pâte brisée à l'huile d'olive, plus rustique et encore plus provençale. Les anchois apportent une profondeur salée subtile qui se marie à merveille avec la fraîcheur du chèvre et le crémeux de la mozzarella di bufala, mais les plus délicats peuvent les omettre sans que la tarte y perde trop de caractère. Un filet de crème de balsamique au moment du service, quelques feuilles de basilic frais et un verre de rosé bien frais, et vous avez tout compris.
La focaccia, c'est l'un de ces pains du Sud qui réconfortent autant qu'ils font voyager. Cousine de la pizza mais plus moelleuse, plus épaisse, plus généreuse, elle se prête à mille garnitures et ici elle réunit le meilleur des deux rives de la Méditerranée. Tomates cerises fondantes, romarin frais, olives noires et chèvre râpé : chaque ingrédient évoque les marchés provençaux et les terrasses italiennes à la fois. C'est le genre de plat qu'on pose au centre de la table et qui disparaît en quelques minutes.
La focaccia se savoure tiède à la sortie du four, simplement accompagnée d'un filet d'huile d'olive de qualité, mais elle est tout aussi délicieuse à température ambiante pour un pique-nique ou un apéritif dînatoire. Vous pouvez faire varier les garnitures selon la saison : courgettes fines en rondelles, poivrons rôtis, anchois ou même quelques pétales d'oignon rouge caramélisé. Le secret d'une belle focaccia réside dans la générosité de l'huile d'olive sur le dessus avant d'enfourner, qui lui donne cette croûte dorée et légèrement croustillante si caractéristique. Conservez-la enveloppée dans un torchon propre et réchauffez-la quelques minutes au four le lendemain pour lui redonner tout son moelleux.
Le lapin à la provençale, c'est l'une de ces recettes de terroir qui sentent bon la garrigue et les étés du Sud. Avec ses olives noires, sa tomate gorgée de soleil, son bouquet d'herbes et ses gousses d'ail généreuses, ce plat incarne à merveille la cuisine niçoise dans ce qu'elle a de plus sincère et de plus savoureux. La cuisson à basse température, ici autour de 160°C, est la grande alliée du lapin : elle préserve le moelleux de la chair, souvent menacée par une chaleur trop vive, et laisse les arômes se fondre lentement dans une sauce dorée et parfumée. Un plat de dimanche, de famille, de ceux qui réchauffent autant le cœur que l'assiette.
Côté accompagnement, un riz blanc bien fluant ou de belles pâtes fraîches sauront recueillir la sauce sans la concurrencer, mais une polenta crémeuse ou des pommes de terre rôties à l'huile d'olive feront aussi merveille. Si vous souhaitez varier les plaisirs, les champignons de Paris peuvent céder la place à des cèpes ou des girolles en saison, pour une version plus forestière et parfumée. Pensez à conserver les abattis — foie, cœur et reins — pour les saisir rapidement à la poêle en fin de cuisson avec un filet d'huile d'olive et une pointe d'ail : ils se dégustent en primeur, réservés au cuisinier, ou incorporés à la sauce pour lui donner une profondeur supplémentaire.
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