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Un peu gay dans les coings partage également ces recettes.
Voici donc un nouveau Khoresh, car je suis véritablement fan de ces ragoûts iraniens, déclinables à l'infini. Celui-ci est un classique parmi les classiques, parfumé avec une très grande quantité d'herbes fraîches, des citrons séchés, et comme presque toujours : cardamome, safran et eau de rose.
Chaque printemps ramène cette envie irrésistible d'une recette pleine d'herbes fraîches qui célèbre les feuilles gorgées de chlorophylle du jardin. Un besoin de verdure et de saveurs naturelles après l'hiver.
Les orties du jardin n'étant pas assez nombreuses pour une recette généreuse, quelques jeunes feuilles d'épinard sont venues compléter parfaitement. C'est d'ailleurs la beauté de ce genre de recette : on fait avec les herbes qu'on trouve facilement et qu'on aime, sans se compliquer la vie.
Pour l'accompagnement, une simple portion de mamaliga (cette polenta préparée à la roumaine) et un œuf au plat ont suffi pour créer un lunch léger et printanier absolument parfait. Simple, frais et savoureux, exactement ce qu'il faut quand les beaux jours reviennent.
Mi-gâteau, mi-omelette, ce kuku aux coings est l'une de ces recettes iraniennes qui bousculent doucement nos repères culinaires. Le coing, fruit de l'automne par excellence, y révèle une facette inattendue : adouci par le sucre, réchauffé par la cannelle et la muscade, illuminé par le safran dissous au mortier, il se fond dans une pâte légère aux œufs qui tient autant de la frittata que du fondant. C'est un plat de saison, généreux et parfumé, parfait pour ces repas du dimanche où l'on a envie de sortir des sentiers battus sans pour autant passer des heures en cuisine.
Le safran, travaillé avec un peu de sucre au mortier, est la clé de voûte aromatique de ce plat : ne faites pas l'économie de cette étape, elle libère toute la puissance du précieux pistil. Pour aller plus loin, vous pouvez accompagner ce gâteau-omelette d'une cuillerée de yaourt nature légèrement salé ou d'un filet de miel pour renforcer le contraste sucré-acidulé. Une pincée de cardamome en remplacement de la muscade apportera une touche encore plus persane. Servi tiède, découpé en parts généreuses à table, il se suffit à lui-même en entrée ou en plat léger du soir.
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