Mi-gâteau, mi-omelette, ce kuku aux coings est l'une de ces recettes iraniennes qui bousculent doucement nos repères culinaires. Le coing, fruit de l'automne par excellence, y révèle une facette inattendue : adouci par le sucre, réchauffé par la cannelle et la muscade, illuminé par le safran dissous au mortier, il se fond dans une pâte légère aux œufs qui tient autant de la frittata que du fondant. C'est un plat de saison, généreux et parfumé, parfait pour ces repas du dimanche où l'on a envie de sortir des sentiers battus sans pour autant passer des heures en cuisine.
Le safran, travaillé avec un peu de sucre au mortier, est la clé de voûte aromatique de ce plat : ne faites pas l'économie de cette étape, elle libère toute la puissance du précieux pistil. Pour aller plus loin, vous pouvez accompagner ce gâteau-omelette d'une cuillerée de yaourt nature légèrement salé ou d'un filet de miel pour renforcer le contraste sucré-acidulé. Une pincée de cardamome en remplacement de la muscade apportera une touche encore plus persane. Servi tiède, découpé en parts généreuses à table, il se suffit à lui-même en entrée ou en plat léger du soir.
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Le khoresh est l'âme de la cuisine iranienne, ce ragoût mijoté avec patience qui réconcilie les contraires dans une seule cocotte. Celui-ci, parfumé au safran dilué dans l'eau de rose, à la cannelle et à la cardamome, tire toute sa singularité des baies d'épine-vinette séchées — le zereshk — petites perles rubis au goût acidulé qui font la signature des grandes tables persanes. C'est un plat de générosité et de caractère, aussi beau à regarder qu'envoûtant à sentir mijoter, parfait pour un repas d'hiver ou un dîner qui sort des sentiers battus.
Les amandes et pistaches effilées dorées à la poêle apportent ce croquant final qui contraste délicieusement avec le moelleux du poulet, et la mélasse de raisin adoucit juste ce qu'il faut l'acidité des baies. Si vous ne trouvez pas de zereshk dans une épicerie moyen-orientale ou iranienne, des cranberries séchées non sucrées peuvent dépanner, même si le caractère du plat en sera légèrement différent. Servez ce khoresh sur un riz iranien au tahdig croustillant pour une expérience complète, ou simplement sur du riz basmati parfumé à la cardamome — il n'en sera pas moins savoureux.
Ces boulettes de poulet s'inscrivent dans la grande tradition culinaire iranienne, où les viandes se marient volontiers aux fruits, aux noix et aux épices douces pour créer des saveurs à la fois profondes et délicatement parfumées. Généreuses en pistaches et laquées à la mélasse de grenade, elles sont parfaites pour surprendre vos convives lors d'un dîner aux allures de festin oriental, ou pour apporter un peu de poésie à un repas du quotidien.
L'advieh, ce mélange d'épices emblématique de la Perse avec ses notes de cannelle, cardamome et pétales de rose, peut facilement se composer soi-même selon ses envies et gagner en intensité si on le prépare maison. La mélasse de grenade, que l'on trouve aujourd'hui dans la plupart des épiceries orientales, peut être remplacée par un mélange de jus de grenade réduit et d'un trait de citron pour une touche d'acidité similaire. Pour la dégustation, servez ces boulettes bien chaudes sur un lit de riz persan au safran, garnies de graines de grenade fraîche et de pistaches concassées pour le croquant, ou en mezze avec une sauce au yaourt et à la menthe.
Vous êtes tenté par une recette d'advocaat au miel, safran et amande amère ? Testez cette recette de miel et, si elle vous plaît, n'oubliez pas de féliciter son auteur par un coup de coeur. Partager votre appréciation avec notre communauté fait toujours plaisir.
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