Il y a quelque chose d'inattendu et de délicieusement audacieux dans cette cocotte qui marie la lotte, reine des poissons fermes et charnus, avec la Fourme d'Ambert, joyau fromager du Puy-de-Dôme. C'est un plat d'automne dans l'âme, généreux et réconfortant, qui n'a pas peur des contrastes et assume pleinement son caractère. Les jeunes pousses d'épinards apportent leur fraîcheur herbacée, les champignons de Paris leur rondeur terreuse, et le tout se fond dans une sauce crémée que le fromage bleu vient envelopper d'une touche puissante et fondante.
Pour que la lotte donne le meilleur d'elle-même, veillez à ne pas la surcuire : quelques minutes suffisent pour que les médaillons restent nacrés et moelleux au cœur. La Fourme d'Ambert peut être dosée selon votre goût, plus discrète pour ceux qui découvrent les mariages poisson-fromage, plus généreuse pour les amateurs de caractère. Des pâtes fraîches aux œufs accompagnent à merveille ce plat, mais des tagliatelles à la farine de châtaigne prolongeraient encore davantage le voyage en terres auvergnates. Un verre de Saint-Pourçain blanc ou un Viognier de caractère complétera la dégustation avec beaucoup d'élégance.
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Quand les noix tombent des arbres et que les vignes rougissent, c'est le signal pour composer cette salade généreuse qui sent bon les sous-bois et les marchés de saison. Le magret de canard fumé y apporte son caractère, le bleu d'Auvergne sa puissance crémeuse, la poire sa fraîcheur croquante et les raisins muscats leur douceur sucrée, le tout réuni dans un équilibre gourmand qui fait de cette assiette un repas à part entière. C'est le genre de salade qu'on sert avec fierté un dimanche midi d'octobre, quand il fait encore assez doux pour manger léger mais qu'on a envie de se faire plaisir.
La vinaigrette au miel, au vinaigre de cidre et à l'huile de noix est l'âme de ce plat, elle tient tout ensemble et mérite qu'on la goûte et qu'on l'ajuste à son palate. Si vous ne trouvez pas de bleu d'Auvergne, la Fourme d'Ambert ou le Roquefort feront merveille, et pour encore plus de gourmandise, on peut ajouter quelques copeaux de foie gras poêlé à la place des tranches froides. Les croûtons frottés à l'ail sont indispensables pour apporter du croustillant, et on n'hésitera pas à les préparer en grande quantité car tout le monde se resservira.
La joue de lotte est l'un de ces trésors discrets que les cuisiniers avertis s'arrachent : un morceau généreux, d'une tendreté incomparable, qui se prête merveilleusement aux préparations parfumées. Plongée dans un bouillon onctueux au lait de coco, relevé de curry, de citronnelle et de gingembre frais, elle embarque vers des saveurs d'Asie du Sud-Est avec une facilité déconcertante. Le chou pak choï apporte fraîcheur et croquant, tandis que la coriandre et le jus de citron viennent illuminer l'ensemble en toute fin de recette.
Si vous ne trouvez pas de joues de lotte chez votre poissonnier, sachez que des médaillons de lotte, des pavés de cabillaud ou même des filets de lieu noir s'adapteront très bien à cette sauce généreuse. Pour les amateurs de sensations plus intenses, n'hésitez pas à forcer légèrement sur le piment ou à ajouter une deuxième cuillère de curry. Le riz basmati parfumé aux épices est l'accompagnement idéal pour recueillir chaque goutte de la sauce, mais des nouilles de riz ou un pain naan feront tout autant l'affaire pour un dîner improvisé aux allures de voyage.
J'aime les joues de lottes, c'est un morceau de choix, fondant et facile à cuisiner. J'ai choisi une recette entre terre et mer associant de délicieuse joues de lottes avec un croustillant de pommes de terre et patate douce sans oublier un pistou niçois évidemment.
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