Ces gnocchi au pain rassis sont une belle leçon de cuisine populaire italienne, celle qui ne jette rien et transforme les restes en plat généreux. Moelleux, parfumés au persil et relevés par quelques lardons de pancetta et une bonne poignée de parmesan, ils ont ce charme un peu bourru des recettes de grand-mère qui tiennent chaud au corps et à l'âme. C'est le genre de plat qui réconcilie avec le quotidien, parfait un soir de semaine quand le réfrigérateur semble vide et que l'envie de bien manger est pourtant bien là.
Pour les accompagner, deux directions s'offrent à vous : une crème de potimarron douce et veloutée qui leur apporte une touche automnale très réconfortante, ou un simple beurre de sauge noisette dont le parfum enveloppant suffit à tout sublimer. Côté texture, tout repose sur la qualité du pain choisi : un bon pain de campagne à mie dense absorbera le lait idéalement et donnera des gnocchi qui se tiennent à la cuisson. Si la pâte vous semble trop collante, n'hésitez pas à ajouter un voile de farine supplémentaire, et travaillez-la délicatement pour ne pas la rendre élastique.
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La recette que je vous propose aujourd'hui est une illusion des papilles... Vous connaissez sans aucun doute les pâtes aux palourdes, grand classiques du sud de l'Italie. Mais ici... point de vongole, zéro palourdes, aucun produit de la mer ! Pourquoi ? Parce qu'elles se sont échappées ("fujute" en dialecte de Naples). Ce plat est donc un plat de spaghetti d'où les palourdes se sont enfuies.
Un des délicieux classiques de la cuisine sarde. Composée de tomates, de basilic, de pecorino et de pain carasau (ce pain sarde tout fin et craquant auquel j'avais consacré un article il y a quelques années), le tout est surmonté d'un œuf poché et servi dans la foulée. C'est un plat campagnard, très essentiel dans sa composition et sa préparation puisque le bouillon sert à cuire l’œuf puis à imbiber les feuilles de pain.
Quelque part entre le pain et la galette, les focaccine à la ricotta sont une spécialité sarde qui transforme des ingrédients du quotidien en quelque chose de vraiment gourmand. La ricotta — de brebis si possible — apporte à la pâte un moelleux étonnant et une douceur lactée qui font toute la différence. Parfaites pour accompagner un apéritif improvisé, garnir un plateau de charcuteries ou simplement se faire plaisir un dimanche matin, elles ont ce charme rustique et sincère des recettes de boulange que l'on refait encore et encore.
Pour varier les plaisirs, rien ne vous empêche de parfumer la pâte avec quelques herbes fraîches — romarin, thym ou origan — ou d'incorporer un peu de parmesan râpé pour relever l'ensemble. À la sortie du four, un filet d'huile d'olive de qualité suffit à sublimer leur surface dorée. Elles se dégustent tièdes, nature ou garnies de quelques tranches de jambon, d'un peu de tapenade ou d'une bonne cuillerée de ricotta salée. Conservez-les enveloppées dans un linge propre et réchauffez-les brièvement au four pour retrouver tout leur moelleux le lendemain.
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