La zuppa di farro, c'est l'une de ces soupes italiennes qui traversent les siècles sans prendre une ride. Née dans la cuisine populaire romaine, elle tire sa richesse d'un mariage rustique et généreux entre le petit épeautre, céréale ancienne au goût profondément noisette, et des produits charcutiers savamment dorés comme le guanciale et la saucisse. Parfumée au romarin et relevée d'une pointe de piment, elle s'impose naturellement comme un plat unique réconfortant, parfait pour les soirs d'hiver où l'on a envie de manger lentement et bien.
Ne lésinez pas sur la qualité de la saucisse et du guanciale, car ce sont eux qui construisent toute la profondeur du bouillon. Un bon pecorino romano râpé généreux au moment de servir fait toute la différence, mais un grana padano conviendra aussi très bien. Si vous souhaitez une version plus légère, la poitrine séchée peut être utilisée en quantité réduite, et quelques légumes de saison comme le céleri ou la carotte viendront arrondir le tout avec douceur. Pensez à bien préparer votre épeautre la veille pour qu'il gonfle et s'attendrisse à la cuisson, et servez cette soupe bien chaude avec un filet d'huile d'olive crue versé au dernier moment.
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Un des délicieux classiques de la cuisine sarde. Composée de tomates, de basilic, de pecorino et de pain carasau (ce pain sarde tout fin et craquant auquel j'avais consacré un article il y a quelques années), le tout est surmonté d'un œuf poché et servi dans la foulée. C'est un plat campagnard, très essentiel dans sa composition et sa préparation puisque le bouillon sert à cuire l’œuf puis à imbiber les feuilles de pain.
Grand classique de la cuisine romaine et du Latium en général, la pasta cacio e pepe porte en son nom sa recette : des pâtes, du fromage et du poivre. Vous admettrez que l'on peu difficilement faire plus simple niveau ingrédient ! La touche sarde est donnée par le pecorino.
Il y a dans cette recette toute la générosité de la cuisine méditerranéenne : des aubergines fondantes, des tomates cerises acidulées et parfumées, de l'ail, de l'huile d'olive et ces herbes aromatiques qui sentent bon les étés italiens. Les aubergines à la sarde sont un plat végétalien d'une honnêteté désarmante, parfait pour célébrer les légumes du marché à leur meilleur, quand l'été bat son plein et que les tomates pachino débordent de saveur.
Pour aller encore plus loin dans le goût, n'hésitez pas à glisser quelques câpres ou des olives noires en fin de cuisson, deux ingrédients typiques de la cuisine sarde qui apporteront une belle profondeur. Ce plat se sert aussi bien chaud en accompagnement d'une viande grillée ou d'un poisson au four, que tiède ou à température ambiante en entrée, arrosé d'un généreux filet d'huile d'olive et parsemé d'herbes fraîches au dernier moment. Préparé la veille, il n'en sera que meilleur.
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