Le foie gras poêlé sur risotto aux myrtes, c'est l'audace d'une cuisine qui sait marier deux univers que tout semble opposer : la générosité terreuse et lactée d'un risotto à l'italienne et le parfum sauvage, légèrement camphré, de la myrte corse. Quelques éclats d'huile de truffe viennent nouer cette alliance avec une élégance discrète, transformant l'assiette en un voyage sensoriel entre continent et île. C'est un plat de fête dans l'âme, taillé pour les grandes tablées de fin d'année ou les dîners où l'on veut impressionner sans paraître avoir essayé.
La confiture de myrte glissée dans la composition joue un rôle décisif : elle apporte ce contrepoint légèrement sucré et fruité qui équilibre la puissance du foie gras et rappelle les chutneys que l'on sert traditionnellement avec les terrines. Si vous ne trouvez pas de baies de myrte fraîches, les baies séchées réduites en poudre fine au pilon suffisent à parfumer généreusement le riz. Pour sublimer le risotto, ne lésinez pas sur le parmesan et finissez le mantecato hors du feu avec le beurre bien froid pour obtenir cette onctuosité crémeuse qui fera chavirer les convives avant même que le foie gras n'arrive dans l'assiette.
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Le risotto aux pétoncles et au vin de Corse, c'est une invitation à ralentir le temps autour d'un plat qui sent bon le soleil méditerranéen. Les jeunes pousses de poireau apportent une douceur printanière qui contraste à merveille avec la délicatesse iodée des pétoncles, tandis que le vin blanc corse vient signer l'ensemble d'une touche ensoleillée et légèrement minérale. C'est le genre de plat que l'on choisit un soir de semaine pour se faire du bien, ou que l'on pose fièrement au centre de la table un dimanche entre amis.
Le pistou stiré en toute fin apporte une fraîcheur herbacée qui réveille l'ensemble sans alourdir la mantecatura au mascarpone et au parmesan. Si vous ne trouvez pas de pétoncles, des noix de Saint-Jacques en dés ou des coques décoquillées feront une belle alternative, en veillant toujours à ne pas surcuire les coquillages pour préserver leur moelleux. Le corail des pétoncles, souvent négligé, mérite lui aussi sa place dans l'assiette pour sa couleur vive et son goût franc, alors n'hésitez pas à le conserver.
Il y a dans ce risotto quelque chose de profondément généreux et réconfortant, cette façon qu'ont les bolets séchés de parfumer le riz dès les premières minutes de cuisson, comme si la forêt entière s'invitait dans la sauteuse. Le boudin blanc apporte sa rondeur et son moelleux caractéristiques, et les éclats de truffe noire du Périgord viennent couronner l'ensemble d'un luxe discret et terrien. C'est un plat de saison par excellence, taillé pour les grandes tablées d'automne et d'hiver, quand on a envie de recevoir avec générosité sans passer des heures en cuisine.
Pour aller encore plus loin dans le parfum, n'hésitez pas à réhydrater les bolets dans un peu d'eau tiède et à incorporer cette eau de trempage filtrée directement dans le bouillon de volaille, elle est d'une richesse aromatique incomparable. Si vous trouvez des boudins blancs truffés chez votre charcutier, ils remplaceront avantageusement les pelures de truffe et l'huile aromatisée. En fin de cuisson, un filet d'huile à la truffe et une mantecatura généreuse au beurre froid suffiront à transformer ce risotto en quelque chose d'absolument inoubliable.
Il y a des associations qui semblent une évidence dès qu'on les imagine : les bolets et la truffe noire du Périgord se retrouvent ici dans un risotto crémeux, escortés d'un boudin blanc fondant qui apporte rondeur et gourmandise. C'est un plat de saison dans toute sa splendeur, taillé pour les grandes tablées d'automne ou les dîners un peu fous où l'on a envie de faire honneur à ses convives sans se compliquer la vie. Le mariage entre la puissance terreuse des champignons séchés, la noblesse de la Melanosporum et la douceur du boudin blanc est d'une générosité rare.
Pour aller encore plus loin dans le plaisir, n'hésitez pas à opter directement pour des boudins blancs truffés si vous en trouvez de qualité chez un bon charcutier, la superposition des saveurs n'en sera que plus intense. Le filet d'huile aromatisée à la truffe ajouté au moment de dresser fait toute la différence, il réveille l'ensemble et parfume l'assiette avec élégance. Quelques copeaux de parmesan posés à la dernière seconde, un tour de moulin à poivre, et ce risotto devient un plat qu'on n'oublie pas.
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