Le cotechino est l'une des plus nobles charcuteries de la plaine padane, généreuse et fondante, que l'on dresse traditionnellement sur un lit de lentilles pour célébrer le Nouvel An en Italie. Ce mariage gourmand entre la saucisse de Modène et les légumineuses dépasse largement la simple tradition : il incarne ce réconfort profond que seule la cuisine italienne sait offrir, à la fois rustique dans ses racines et élégant dans ses saveurs. L'huile à la truffe vient ici signer le plat d'une touche luxueuse qui transforme un classique populaire en une entrée digne des plus belles tablées d'hiver.
Si vous ne trouvez pas de cotechino, une belle saucisse de Lyon fera une substitution honnête et savoureuse. Les lentilles vertes du Puy ou les lentilles beluga, plus fermes à la cuisson, sont à privilégier pour qu'elles gardent leur tenue dans l'assiette. N'hésitez pas à ajouter quelques pommes de terre cuites à l'eau pour compléter le plat et absorber les jus parfumés, et à terminer avec un filet généreux d'huile truffée juste au moment de servir, car c'est à froid qu'elle livre le meilleur d'elle-même. Une touche de ciboulette ciselée apportera la fraîcheur qui équilibre la richesse de l'ensemble.
Voir la recetteCette vidéo s'affichera dans une nouvelle fenêtre.
Cette musique est parfaite pour préparer ou déguster cette recette !
Chef Simon dans votre boite mail !
Recevez gratuitement recettes, tutos, infos produits, accords vins, etc.
cuisine en folie partage également ces recettes.
Il y a des plats qui sentent bon dès qu'on allume le four, et celui-ci en fait clairement partie. Les saucisses de Toulouse, généreuses et parfumées, se marient ici avec des légumes rôtis aux couleurs du Midi — pommes de terre dorées, carottes fondantes, poivrons confits — le tout relevé d'un pistou niçois maison qui apporte une fraîcheur inattendue et un parfum de basilic qui embaume toute la cuisine. Un plat du dimanche convivial, taillé pour les grandes tablées et les appétits solides, qui réconcilie sans effort la tradition toulousaine et l'âme méditerranéenne.
Pour que les légumes caramélisent bien sans rester mous, pensez à les étaler en couche généreuse sans les superposer, et à les retourner à mi-cuisson pour qu'ils dorent uniformément. Le pistou niçois, contrairement à un pesto, est réalisé sans fromage ni pignons : il se glisse en fin de cuisson sur le plat encore chaud pour qu'il reste vif et herbacé, sans cuire. Vous pouvez remplacer le poivron vert par un poivron rouge ou jaune pour une note plus douce, et ajouter quelques tomates cerises en fin de rôtissage si la saison s'y prête. Un verre de rosé de Provence ou un rouge du Languedoc suffit à compléter le tableau.
Il y a des recettes qui réchauffent autant l'âme que le corps, et ce mijoté de lentilles aux saucisses Perrugina en fait clairement partie. Ces saucisses italiennes parfumées aux épices apportent un caractère bien trempé à un plat de cocotte déjà riche en saveurs, entre le fondant des lentilles blondes, la douceur de la carotte et le vin rouge qui lie tout ensemble. La touche feuilletée par-dessus transforme ce qui aurait pu rester un honnête plat de semaine en quelque chose d'un peu festif, presque bluffant à sortir du four.
Les lentilles blondes sont ici un excellent choix car elles tiennent bien à la cuisson sans virer en purée, mais des lentilles vertes du Puy fonctionneront tout aussi bien pour ceux qui préfèrent un goût plus minéral et marqué. Pour dorer le feuilleté à la perfection, veillez à bien badigeonner le jaune d'œuf sans en faire couler sur les bords de la cocotte, ce qui l'empêcherait de gonfler joliment. Ce plat se réchauffe très bien le lendemain, les saveurs n'en seront que plus fondues et généreuses, et un bon verre du même vin rouge utilisé en cuisine sera son meilleur compagnon à table.
Ce plat est une belle invitation au confort hivernal, où la rondeur des lentilles vertes du Puy rencontre la douceur fondante des lentilles corail dans un bouillon subtilement épicé. La saucisse de Morteau, fumée et charnue, vient ancrer l'ensemble dans une tradition franc-comtoise bien réconfortante, tandis que le curry et le curcuma apportent ce petit frisson d'ailleurs qui change tout. C'est le genre de recette qui embaume la cuisine dès le début de la cuisson et qui rassemble tout le monde autour de la table sans effort.
Pour varier les plaisirs, la saucisse de Morteau peut céder sa place à du knack fumé, à de la saucisse de Montbéliard ou même à des lardons fumés pour une version plus légère à partager en semaine. Les lentilles corail ayant tendance à se défaire à la cuisson, elles vont naturellement épaissir le bouillon et lui donner une texture veloutée très agréable, presque crémeuse. Ce plat se réchauffe remarquablement bien le lendemain, les saveurs n'en seront que plus développées, et il supporte très bien la congélation en portions généreuses.
ChefSimon.com 2026. Tous droits réservés. v4.2