Ce risotto à l'encre de seiche est un plat qui impressionne autant par sa couleur que par ses saveurs, avec cette teinte noire et intense qui transforme le riz en quelque chose de presque mystérieux. C'est une recette qui puise dans les traditions méditerranéennes, entre influences niçoises et italiennes, parfaite pour sublimer un dîner d'été ou surprendre des convives lors d'un repas de fête. Les beignets de fleurs de courgettes, dorés et légers, viennent apporter leur touche provençale et ensoleillée, contrastant délicieusement avec le crémeux profond du risotto.
Pour les beignets, n'hésitez pas à varier selon votre marché : les fleurs de courgettes sont l'option la plus élégante et la plus authentique, mais des rondelles de courgettes bien fermes fonctionnent tout aussi bien et offrent un résultat généreux et croquant. La pâte à beignet gagne beaucoup à reposer, alors préparez-la à l'avance pour lui laisser le temps de développer son moelleux. Pour le risotto, choisissez un riz spécial comme l'Arborio ou le Carnaroli, qui absorbera progressivement le bouillon pour une texture parfaitement crémeuse, et n'oubliez pas d'incorporer le beurre et le parmesan hors du feu pour un mantecatura digne des meilleures tables italiennes.
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Les fiori di zucca fritti sont l'un des symboles de la street food romaine, ces petits beignets que l'on déguste debout, brûlants, dans les ruelles du Campo de' Fiori. La fleur de courgette mâle, éphémère cadeau du potager de printemps et d'été, n'attend pas : elle se cueille tôt le matin et se cuisine dans la foulée, quand ses pétales orangés sont encore bien ouverts et gorgés de fraîcheur. Farcie d'un cœur de mozzarella di bufala crémeuse et d'un filet d'anchois salé, elle devient à la fois généreuse et délicate, un mariage de saveurs que la Méditerranée sait si bien orchestrer.
Pour varier la farce, vous pouvez remplacer les anchois par un filet de tapenade, glisser un peu de ricotta aux herbes à la place de la mozzarella, ou parfumer l'ensemble d'un zeste de citron et de quelques feuilles de menthe fraîche pour une touche plus niçoise. La panure à l'anglaise, farine, œuf, chapelure, garantit une croûte bien dorée et craquante, mais une pâte à beignet légère à la bière fera aussi des merveilles si vous préférez un résultat plus aérien. Dans tous les cas, servez-les sans attendre, posés sur un papier absorbant et simplement salés d'une pincée de fleur de sel : c'est là que réside tout le plaisir.
La fleur de courgette est l'un de ces cadeaux éphémères que le jardin offre quelques semaines par an, et il serait dommage de ne pas en profiter. Enrobées d'une pâte à tempura à la farine de riz et à l'eau gazeuse glacée, rehaussée d'une touche d'algue nori qui apporte une profondeur marine inattendue, ces fleurs croustillantes se parent d'une garniture crémeuse inspirée de la cuisine niçoise. La quenelle de ricotta citronnée, parsemée d'olives taggiasche, d'aneth et de basilic, en fait une entrée estivale aussi généreuse que raffinée, parfaite pour un déjeuner en terrasse ou un dîner entre amis.
La réussite de la pâte à tempura tient à un seul secret : tout doit rester très froid jusqu'au moment de plonger les fleurs dans l'huile bien chaude, pour garantir ce contraste saisissant entre le croustillant de l'enveloppe et le fondant de la fleur. Pour varier les plaisirs, la ricotta peut être substituée par de la brousse fraîche ou du fromage de chèvre crémeux, et quelques pétales de tomates séchées peuvent rejoindre la garniture. La petite salade d'accompagnement, avec ses tomates de Sicile, ses radis croquants, son fenouil émincé finement et ses artichauts, se dresse en contrepoint acidulé grâce au vinaigre balsamique, et rappelle qu'en cuisine niçoise, rien n'est jamais superflu.
La barbe des moines, ce légume discret aux allures de filaments sauvages, mérite bien qu'on lui consacre une belle quiche de saison. Cousine de l'agretti italien, elle pousse au printemps et disparaît presque aussi vite qu'elle arrive, ce qui en fait un ingrédient précieux à saisir sans hésiter. Associée aux fleurs de courgettes, au chèvre frais cendré et à l'origan, elle compose ici une tarte salée au caractère affirmé, quelque part entre la cuisine niçoise et les saveurs transalpines, parfaite pour un déjeuner printanier en terrasse ou une entrée qui sort vraiment de l'ordinaire.
Si vous ne trouvez pas de barbe des moines chez votre maraîcher, des pousses d'épinards ou du pourpier feront une très honnête substitution, même si le petit goût iodé et légèrement acidulé de l'agretti est difficile à égaler. Pour la garniture, le fromage blanc apporte une légèreté bienvenue, mais une cuillère généreuse de crème fraîche épaisse lui donnera davantage de rondeur si vous aimez les quiches bien fondantes. Pensez à servir cette quiche tiède plutôt que chaude pour mieux profiter des arômes du chèvre et de l'origan, accompagnée d'une salade de roquette assaisonnée d'huile d'olive et d'un filet de citron.
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