Des idées de recettes de chorba et soupe pour vos menus de fêtes ou du quotidien.
La chorba est une soupe traditionnelle que l'on rencontre dans le nord de l'Afrique. Généralement préparée à l'occasion du Ramadan, elle se compose d'un bouillon de viande de mouton ou d'agneau, de légumes, de pois chiches , de vermicelles et d'herbes aromatiques telles la coriandre et la menthe.
Le bouillon est très parfumé avec ses épices, comme le Ras el Hanout, le curcuma, le piment.
Cette chorba algérienne réunit de savoureuses petites boulettes de viande hachée assaisonnées de cannelle et de coriandre, des légumes en morceaux et des pois chiches dans un bouillon tomaté riche et parfumé, relevé de menthe poivrée et de céleri. L'astuce maison : les tomates sont cuites à la vapeur dans le couscoussier placé sur la marmite puis passées au mixeur avant d'être incorporées, ce qui donne au bouillon une onctuosité et une profondeur de goût incomparables.
Les langues d'oiseaux (ou des vermicelles) ajoutées en fin de cuisson apportent du corps à cette soupe complète qui se termine par un filet de citron frais et de la coriandre ciselée. Incontournable des tables du Ramadan mais tout aussi bienvenue les soirs d'hiver, cette chorba se décline à l'infini avec du poulet, de la viande d'agneau ou simplement des boulettes. Et elle fait partie de ces recettes familiales transmises de mère en fille que l'on ne se lasse jamais de retrouver.
Cette soupe traditionnelle tunisienne marie de tendres boulettes de viande hachée épicées à la cannelle et au paprika avec de la tchicha — semoule d'orge — qui épaissit le bouillon en une texture veloutée et réconfortante. Tomates moulinées, carottes en petits dés, pois chiches, persil, coriandre, céleri, curcuma et carvi composent un fond riche et parfumé où les boulettes viennent cuire doucement avant l'ajout de la semoule en fin de cuisson.
Pilier des tables du Ramadan en Tunisie, cette chorba se prépare simplement en laissant mijoter les légumes et les épices dans la marmite avant d'y glisser les boulettes puis la tchicha, le tout en moins d'une heure. Servie avec du pain maison, des bricks croustillants ou des maâkouda, elle ouvre le ftour en beauté et se décline au fil des jours aux côtés d'autres soupes traditionnelles pour varier les plaisirs tout au long du mois sacré.
Inspirée de la chorba hajala (soupe de la veuve) de Samar, cette version sans viande mise tout sur les légumes et les épices : carottes, pommes de terre, courgettes et céleri en brunoise mijotent avec des tomates concassées, du curcuma, du cumin et de la coriandre en poudre, rejoints par des pois chiches en bocal et de petites pâtes orzetto qui épaississent le bouillon en une soupe-repas généreuse et réconfortante, parfumée de coriandre fraîche et de menthe ciselée.
Idéale pour un lundi sans viande ou tout simplement par temps frisquet, cette chorba végétalienne prouve qu'on peut se régaler sans protéines animales grâce à la richesse des pois chiches et au festival d'épices qui relève chaque cuillerée. A servir bien chaude avec un filet de citron frais et un bon pain oriental à la semoule pour un repas complet en toute simplicité.
Cette soupe traditionnelle algérienne associe de la viande d'agneau (ou de poulet pour une version plus légère) à du frik (du blé vert concassé) dans un bouillon riche en saveurs où se mêlent tomates, carotte, courgette, pois chiches, coriandre fraîche, céleri, cannelle et ras el hanout. L'ensemble mijote doucement jusqu'à ce que le frik épaississe la soupe et lui donne cette texture veloutée si caractéristique, avant d'être parfumé d'une branche de menthe fraîche au moment du repos.
Légère et digeste malgré ses parfums intenses, la chorba frik est l'incontournable des tables du Ramadan en Algérie et en Tunisie, servie avec du pain maison, des boureks croustillants ou des maâkouda dorées. Prête en 50 minutes à peine, elle réconforte dès la première cuillerée et se décline facilement avec du bœuf ou de la volaille selon les envies et le budget.
La Chorba est bien plus qu'une simple soupe, c'est un symbole culinaire profondément ancré dans la culture nord-africaine. Cette soupe aux vermicelles traditionnelle, importée par les Turcs en Algérie, occupe une place d'honneur particulièrement pendant le Ramadan, où elle rompt le jeûne avec chaleur et réconfort depuis des générations.
Son nom voyage avec elle selon les pays : Chorba au Maroc et en Algérie, Shorba en Tunisie. Mais quelle que soit son appellation, cette soupe généreuse et parfumée raconte toujours la même histoire, celle d'une cuisine familiale authentique transmise avec amour.
Servie avec du pain frais comme le Msemen moelleux, des olives généreuses ou des quartiers de citron acidulés, la Chorba se transforme en véritable festin humble et sincère. Ces accompagnements simples subliment la soupe et invitent au partage autour de la table.
Voici la recette authentique d'une chorba algérienne au poulet et vermicelles savoureuse, parfumée et légère. Je prépare cette recette assez souvent, même en dehors du mois de Ramadan, car elle est facile et rapide à réaliser. On n'a pas besoin de mouliner les légumes, on cuit le tout dans une marmite et on ajoute les vermicelles en fin de cuisson ! C'est une version plus économique de la chorba qui se prépare traditionnellement avec de l’agneau ou du veau.
Voici une recette de chorba aux vermicelles ou plus simplement une soupe aux vermicelles comme en Algérie. Elle peut s’accompagner de toutes sortes de boureks (ou bricks), ou simplement de pain.
Elle fait partie de la famille des chorba du ramadan, parce qu’elle est très populaire durant ce mois.
Inédit ! Une hrira blanche ou soupe blanche seldjoukide au leben (lait fermenté) et aux boulettes, pour le ramadan. Une recette tirée de mes récits d'histoires sur l'épopée ottomane, accompagnée de pain seldjoukide : c'est un régal ! Cette recette est facile et rapide à réaliser. Il ne faut pas se fier aux apparences, cette soupe traditionnelle turcique est délicieuse, très veloutée et réconfortante.
Les Seldjoukides, Seljoukides ou Saljûqides sont les membres d'une tribu turcique qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur l'Iran, puis sur un vaste domaine comprenant l'Irak actuel et l'Anatolie orientale entre le milieu du XI e siècle et la fin du XIII e siècle.
J’ai voulu partager avec vous quelques petites choses que l’on peut trouver sur une table pendant le ramadan à la rupture du jeûne. Parmi les plats salés figure la viande d'agneau cuisinée sous forme de chorba que j'ai cuisiné ici avec des pâtes appelées langues d’oiseaux.
C’est un temps à dégainer une chorba. Une soupe rassasiante et qui se déguste bien chaude avec un morceau de pain. On peut la confectionner avec ce que l’on dispose, poulet, viande de bœuf ou d’agneau. Elle peut aussi être sans viande remplacée avantageusement par les pois chiches. Voici donc une recette de chorba pour se réchauffer...rapide, facile, économique.
Voici la recette d'une soupe de boulettes aux langues d'oiseaux (lssen el asfour), aux pommes de terre et au piment. Cela changera de la chorba frick pendant ramadan. Très savoureuse et réconfortante, c'est un plat complet qui se suffit à lui même.
Le hssou ou hsou typique de Annaba est une soupe à base semoule, ail en quantité et piment oiseau ou d'Espelette, aux tomates fraîches à l'ancienne et menthe séchée, sans viande et sans épices ni herbes, c'est une spécialité typique du terroir bônois, d'origine ottomane, soupe éclair des jours de grand froid et des temps de disette et de guerre. Réalisée par nos aïeules turques ottomanes (Oguz-seldjoukide), elle peut être sans tomate et la manière de l'accommoder est particulière, absolument délicieuse et réconfortante, recette accessible pour toutes les bourses.
Chorba frick, plus exactement jéri bel frick, une spécialité de Annaba. Recette inédite , jamais révélée sur le web si google ne m'a pas menti à ce jour. Jéri bel frick à l'origine et non chorba est une soupe de fêtes, le jari frik et jari bel korssa, ( pâtes fraîches maison ) sont les chorbas phare de la cuisine du terroir bônois .oui, oui, si on m'avait dit un jour de 2007 où j'avais publié cette soupe au frick traditionnelle bônoise qu'elle allait dépassait les frontières , je ne l'aurais jamais cru, moi qui dans mon petit coin de paradis avait décidé un jour de dépoussiérer le terroir bônois, méconnu en ce temps là, ce terroir typique , riche , tombé dans les oubliettes, descendante d'une grande famille bônoise pure souche, tellement fière de notre passé et de notre culture diverse, simple parfois, si riche et raffinée souvent, j'ai toujours relaté mon vécu, mes souvenirs , ma cuisine est authentique et n'étant plus une jeunette c'est que j'en ai à revendre.
C'est une soupe typique bônoise que l'on réalise avec des étourneaux très appréciée et recherchée par les anciens bônois pour sa saveur inégalable, les étourneaux ou zarzour, des petits oiseaux noirs, plutôt bleu nuit brillant, sont chassés dès leur arrivée en Algérie pendant leur migration en hiver, ils sont très nuisibles pour nos oliviers et arbres à petits fruits
Jéri- jari b douaïda, chorba ou soupe traditionnelle bônoise à l'agneau et cheveux d'anges ou des vermicelles fins et menthe séchée. Cet ajout de menthe séchée dans les jari bônois est une spécificité pure bônoise qui a fait le tour du web. Cette soupe traditionnelle sera la bienvenue à la rupture du jeûne pendant ramadan, elle fut plus utilisée au quotidien avec celle des langues d'oiseaux contrairement à ce que que l'on pourrait croire.
Le blé vert torréfié et concassé ( frick ) fut utilisé uniquement pour les cérémonies dans le terroir bônois où cette chorba frick est originaire de fait pour ce qu'il demande comme travail pour le préparer et le stocker car tout ce faisait maison, à présent le blé vert (frick) est à toutes les sauces du fait de sa disponibilité sur les étals, mais il est bien loin d'égaler celui que l'on fait maison.
On choisit les cheveux d'anges pour les chorbas et non les vermicelles qui sont plus gros et en cuisant, ils prennent encore du volume ce qui n'est pas apprécié dans le jari traditionnel.
Le jéri bônois ne contient aucun légume ni d'autres épices que du poivre et du sel, trop d'épices tue les saveurs apportées par les ingrédients puis l'agneau se suffit à lui même pour apporter du goût aux plats.
Jéri- jari tchich ou chorba à l'orge à l'agneau, soupe traditionnelle de l'est algérien et de la Tunisie, l'orge est préparé de la même façon que le frick , l'orge est torréfié et concassé, avec lequel on épaissit les soupes, très sain et très apprécié par nos aïeux particulièrement et qu'ils accompagnent de galettes à l'orge pur ( raghda ) ou de l'orge mélangé à de la semoule de blé dur.
Ce n'est pas de la semoule d'orge avec laquelle on réalise du pain.
A l'origine c'est une soupe repas, plat unique des plus savoureux qui fut déclinée en entrée chaude ces dernières années.
L'orge et le boulghour sont d' anciens épaississants de soupe ou jari bônois préparés en hiver .
Ils sont aussi utilisés en accompagnement ou plat principal car plus économiques, introduits par les ottomans, étant des sous produits pour les jours de disette en temps de guerre et de restriction alimentaire, puis délaissés après l'introduction du riz dans nos mœurs racontait maman, beaucoup de travail en découlait lorsque les vieilles familles faisaient leurs provisions pour l'année, rien n'est acheté dans le commerce pour la simple raison qu'il n'y en avait pas, tout était fait maison jadis.
Jari ou jéri: chorba
Tchich: orge concassé
Le jéri frick bônois, entrée chaude traditionnelle aux langues d'oiseaux et poulet. Le jari ou chorba bônoise est à base de d'agneau traditionnellement, pois chiches, tomate fraîche ou en conserve, sel/ poivre pour épices et menthe séchée en poudre qui reste une exclusivité de la cuisine bônoise... Ce jari est une soupe du quotidien ou pour ramadan pour changer du jéri frick ( blé vert torréfié et concassé )!!! J'ai utilisé pour ce jari des petits pilons de poulet .
Hrira ou harira mermez*, soupe ancestrale traditionnelle de l'ancienne cuisine bônoise que je remonte de mon ancien blog pour ramadan, حريرة مرمز, soupe à la semoule d'orge vert, viande et légumes, héritage andalous répandu à tout le Maghreb par nos ancêtres maures andalous et ottomans qui ont aussi véhiculé la cuisine du monde, ils ont apporté leur cuisine et leurs us et coutumes et les ont répandu sur tout le territoire algérien où chaque région et chaque famille possède sa propre recette selon les origines et les alliances de chacun.. Autrefois, nos aïeules utilisaient le levain pour épaissir les soupes, il était élevé et entretenu régulièrement chaque soir, le levain apporte une belle saveur de fermentation dans les soupes.
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