Voir les recettes de gibier du Chef
Voir les recettes de cuisine française du Chef
Des idées de recettes de gibier et cuisine française pour vos menus de fêtes ou du quotidien.
J'avais préparé cette recette pour la première fois un jour de Noël où j'avais invité mes beaux parents. Contrairement à ma belle-mère qui aimait goûter tout ce qu'elle ne connaissait pas - on l'appelait d'ailleurs "Madame Goûtette" - mon beau-père était plutôt un peu conservateur et n'aimait pas trop qu'on s'éloigne des plats traditionnels tels que sa mère avait l'habitude de préparer. Quand ma belle mère avait préparé par exemple un poulet il avait eu la maladresse de le comparer à celui de sa mère et d'en faire la remarque. Vous imaginez bien que cela ne plaisait pas trop à ma belle-mère, qui était une très bonne cuisinière.
Donc quand je leur ai servi ce sanglier en sauce aigre douce je n'ai surtout pas dit d'avance quels étaient les ingrédients utilisés pour ne pas effrayer mon beau-père. Quand tout le monde était servi je l'ai observé discrètement pour voir si je pouvais apercevoir un soupçon de grimace. Bien au contraire, à ma grande surprise il s'est servi une deuxième fois en me faisait des éloges sur ce sanglier succulent ! Alors j'ai pu lui annoncer que la sauce contenait du cacao, des pruneaux, des raisins secs et de l'orange confite.
Nous devons les petits pois au sieur Audiger qui les rapporta de Gênes. Le Roy Louis XIV s’en rend malade contre les bons conseils de son médecin Fagon. On rapporte même que Jules Hardouin Mansart en mourut d’une indigestion ce qui amuse le Roy dont l’estomac contrarié l’en privait. En 1828, le gastronome et auteur Grimod de la Reynière écrit dans Le Gastronome français ou l’art de bien vivre que "Les petits pois sont sans contredit le meilleur de tous les légumes qui se mangent à Paris". Ils portent autrefois le nom de pois verts et presque tous les ouvrages de l’époque les mentionnent de De Lune à François en passant par Massialot.
C’est ce même officier de bouche et auteur du Nouveau cuisinier royal et bourgeois. François Massialot (1660-1733) livre une recette de bisque de pigeonneau aux petits pois, nous nous sommes inspirés de sa recette.
Un pithiviers est un terme culinaire définissant deux préparations probablement originaires de la ville du même nom dans le Loiret. Une préparation de pâte feuilletée sucrée à laquelle on ajoute une frangipane et qui est dégustée à l’occasion de l’épiphanie et une petite tourte de gibier à plume. Son origine pourrait remonter au XVIIe siècle.
Aujourd’hui la version sucrée est plus communément appelée galette des Rois, le terme est ainsi plutôt employé pour le petit pâté chaud de gibier. Ces derniers contiennent presque toujours du foie gras et peuvent être de colvert, de perdreau, de caille ou encore de pigeonneau et de palombe. La recette reste identique et peut être adaptée, il faudra cependant modifier le temps de cuisson en fonction des viandes.
La recette dite "à la Montmorency" est celle d’une canette ou d’un pigeon accompagné d’une sauce aux cerises. Nous avons adapté cette recette et opté pour une jeune cane mi-sauvage au goût plus prononcé. Utilisez un emporte pièce en forme de demi-lune pour disposer la poudre de pistache.
L’association du chou, du foie gras et de la poule faisane est délicieuse, en saison ce plat peut être largement enrichi de truffes noires. Celles-ci seront pelées et émincées afin d’agrémenter la chartreuse alors que les brisures iront rejoindre la sauce au dernier moment. On peut également ajouter un peu de jus de truffe lors du montage ainsi que dans la sauce.
Voici ma version de la recette de sauce grand veneur. Un grand classique de la cuisine française pour accompagner le gibier. J’apprécie moyennement les viandes marinées dans le vin mais la sauce servie à côté est un régal. Elle a accompagné une gigue de chevreuil pour notre repas de noël.
Cette préparation à base de filet de lièvre était autrefois réservée au traitement des jeunes levrauts dont la chair était piquée de lard. Les méthodes de cuisson ayant évolué, on peut préparer des harestecks avec des lièvres plus âgés tels que les capucins.
Nous devons le fameux Oreiller de la Belle Aurore à Brillat-Savarin, dont le neveu Lucien Tendret a livré une description précise dans un ouvrage consacré aux plaisirs de la table. Plat mythique de la gastronomie française, il reste une véritable pièce d’apparat.
Ici, nous en proposons une version allégée, en laissant de côté gibiers à poils et poulardes pour nous concentrer sur les seuls gibiers à plumes. Une adaptation plus rapide à exécuter, certes, mais qui n’en demeure pas moins exigeante dans sa réalisation.
Le lièvre à la royale est souvent décrit comme un monument de la gastronomie française. On relate sans cesse la même légende ; celle du vieux Louis XIV, de la perte précoce de ses dents et de ses cuisiniers ingénieux qui inventèrent ce plat royal et mythique.
Il faut dire qu’en France lorsqu’il est question de monarchie on pense irrémédiablement à Louis XIV, comme si l’avant et l’après n’avaient pas tout à fait existé. Les articles sur le sujet viennent conclure en parlant d’une prétendue lutte entre la version de Marie- Antoine Carême et celle de Aristide Couteaux (un sénateur semble-t-il plus connu pour sa gourmandise que pour la politique qu’il menait. Mais n’est-ce pas là le propre des sénateurs ?). Il est de bon ton, aujourd’hui de prétendre préférer l’une à l’autre. Les techniciens vantent Carême, les puristes du produit et du goût s’acharnent à défendre Couteaux. Rappelons aux profanes que ni l’un ni l’autre ne sont contemporains du vieux Louis.
François Pierre de la Varenne et son ouvrage le Cuisinier François ou Pierre de Lune, cuisiniers du Grand Siècle ne font nulle mention de pareille recette. Chez eux les levreaux sont bardés et bien rôtis comme il était d’usage de le faire à la cour de France. Louis les mangeait-il peut-être au pot plutôt qu’à la broche, bien noirs et bien confits mais alors pourquoi parler de lièvre à la royale plutôt que simplement de civet, une recette déjà bien connue ?
Nous avons l’habitude de consommer du chevreuil ou du brocard (un jeune animal) en automne, pleine période de chasse. Cependant l’animal se chasse aussi au printemps dans certaines régions de France, sa population étant devenue parfois trop abondante. Sa saveur est différente à ce moment de l’année, l’âge bien sur mais l’alimentation lui procure un goût différent, plus léger. La finesse de sa chair s’accorde admirablement avec des petits pois. Ceux du Plateau de Clamart étaient autrefois très prisés des Parisiens et du Roy. Une garniture de pois verts prendra alors l’appellation de leur lieu de production initial, à la Clamart. Durant des siècles, seuls les maraîchers de Clamart approvisionnaient en légumes verts les Halles de Paris.
Salmis de sarcelle aux blettes et aux anchois, jus aux olives taggiasche, navets noirs de Pardailhan. Foulques, sarcelles, râles et colverts s’accommodent aux olives depuis la nuit des temps. Ces oiseaux de marais sont appelés « sauvagine » et leur goût se rapproche de leurs cousins d’élevage mais possèdent néanmoins un parfum rappelant légèrement leur lieu d’origine. Pierre de Lune, cuisinier du Duc de Rohan encourageait ses lecteurs à apprêter le colvert avec des anchois pour en relever la saveur. Le filet d’anchois, héritier vulgaire de la colatura ou du garum s’utilise en condiment depuis fort longtemps. On s’en sert également pour parfumer la viande de taureau en Camargue.
On peut remplacer les navets de Pardailhan une variété rare et ancienne par d’autres navets et la sarcelle par du colvert.
La bécasse est un oiseau noble et rare qui fut prisé de tous temps par les plus fins gourmets qu’aient compté l’occident. Sa chasse est fascinante et sa dégustation demeure un moment unique dont on se souvient toute sa vie. Pour la bécasse on utilise sa plus belle vaisselle et on boit son meilleur vin. Les candélabres de bronze s’imposent, tout comme l’écoute du Ballet royal de la nuit. N’étant pas chasseurs nous avons eu la chance de recevoir cette splendide mordorée en cadeau de la part d’une âme charitable. L’oiseau au long bec se cuisine sans artifices et on se passe volontiers de garniture. La bécasse déguste dans le recueillement et il faut pour la cuisiner employer ce que l’on possède de plus fin. Ayez un beurre très frais de grande qualité. Du très bon pain, de bons alcools, il est hors de question de négliger la moindre étape de sa préparation.
Du gibier avec une délicieuse sauce de la cuisine française.
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